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Tome second.
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ront l’inclinaison donnée à la tige , et l’empêche-ront d'Vffaèer l’ahglè qu’elle forme avec sa nouvelleHme. Oel?td‘11ctîôn' , sVxetaéra jusqu’à ce que la tigeert la einte'sdftedtenl: durcîës au point de ne pouvoirplus pérdref la forme qn’elles auront une fois con-traetée. Pendant ce temps, les petites branches la-térales, qui, dans le principe, n’avaient été que rac-c<Mircies' f hë’A'égéteront que fort peu, et cesserontde'croître à rté’stire qn’elles seront entourées par lesfortesYclTrchei ligneuses de la tige principale.

Il* ést entendu que nous ne parions ici que deséburbés à angle obtus; car pour en obtenir à angledrofPpar'cé procédé, il faudrait coucher absolumentles tiges'sur la terre, ce qui ne serait pas d’un suc-cès facile, sur-tout si le terrain présentait une sur-face plane. On ne pourrait se promettre un peu desuccès qu’atltant qtl’on planterait dans un terrainen pente sur le revers d’une montagne ( fig- io)tdants»ce cas, H serait possible d’obtenir non-seule-ment das angles droits, mais encore des anglesaigus. Cette plantation inclinée sur lps pentes amême des avantagé^ Sur les plantations verticalesordinaires : touteis les racines se trouvent placéesdans la bonne couché de terre végétale, qui ne setrouve guère qu’à la surface du sol ; au lieu que pourimplantations verticales, qui se font sur ces terrains,on est obligé de faire des trous beaucoup plus pro-fond^ et qu’&lors là moitié des racines placées ducôté de la montnghe se trouve au-dessous de la terrevégélaleet'sôrrt'eht sur le tuf; ce qui fait que l’arbrene trouvant pas’ la nourriture nécessaire pour lefaire bien réussir, croît peu et se rabougrit. Enfincette méthode présente encore un autre avantage ,c’est que les plants inclinés se trouvent plus à l’abrides vents, du moins d’un côté. Je donnerai plusbas quelques règles générales à ce sujet ; mais je veuxauparavant indiquer un autre procédé pour formerdes courbes à angle aigu d’une manière différente decelle qu r emploÎ8 la nature, d’un effet plus prompt,et dont l’appliéation présente aussi plusieurs avan-tages éctmomimtèS, aur-tout pour accélérer l’éduca-tion des arbres fruitiers.

On greffe ensemble deux jeunes tiges voisines ( PLX. Vfi'g. 11 ,a,b,c). Four cela, on coupe en biseaula tête de l’arbre qiti se trbuve incliné vers l’autre.L’amputâtion w fitit db bas en haut; ensuite on faitsur l’autre, avec un instrument bien tranchant, uneentaille deMa rtiénie étendué , et jusqu’à la substancedestinée à s«? convertir en aubier. Alors on approcheles deux arbre*, qn’on réunit par leurs entailles, etqu’on ligature solidement ( 1 ); ils croissent promp-tement, et se soudent 'dès la première année de ma-nière à pouvoir enlever la ligature. Ces deux arbresa;«si greffés' ctolsseht ensemble; leurs nouvelles

. y ^ Il s’agit d'une espèce de greffe par approche^ Veici.1»manière de l’opérer : on coupe la tête à l'un des deux ar-bres, n«tn à angle droit , mais en biseau. On fait une en-taille au tronc <tc l'outre et en sens contraire à celle du pre-mier, et «le manière «rue, les «leux arbres réunis, il ne resteni vide ni éminence. On tés ligature et on recouvre les plaiesavec de l’ongnrnt de Saint-Fiacre (un mélange d’argile et«le bouse de vache J. L'esScntiel «le cette opération estrie faire coïncider exactement les écorces ensemble par ,ousJes points de contact.

Tome II.

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l couches ligneuses consolident leur réunion chaqueannée, et forment une courbe composée de deux[ tiges, qui eat absolument semblable à celle forméede deux branches, et qui a l’avantage de pouvoir[être obtenue ça bien moins de temps. La tige qui n’apoint été. amputée reçoit la nourriture fournie parses propres-racines et par celles de l’autre, et produit,à. elle seule, autant de bois qu’en eussent produit lesdeux arbres., .s’ils fussent demeurés séparés ,(i).Comme la production en bois d’un arbre dépendde la masse plus ou moins considérable de ses ra-cines, il en résulte que ce doublement, d’accrois-sement ordinaire .pourrait encore être augmenté «jebeaucoup, en multipliant davantage les organesnaturels de la nutrition ( 2 ). Ce moyeu, par exem-ple , peut, en 10 ans, produire un arbre qui, à enjuger par la circonf« ; rence, aura l’air d’en avoir 3o{fig. 1 1 , d). La justesse de cette observation, quiest facile à démontrer par là théorie, est déjà prou-vée en partie par des expériences; je pourrais enrapporter plusieurs, s’il était nécepsajge : l’exécu-tion de ce procédé est très-simple, et n’est sujette àaucune difficulté. Un. ouvrier un peu exqfcé[peutfaire plusieurs soixantaines de greffes en un jptir,sans qu’il s’en trouve à peine quelques-unes «1emauvaises.

Si l’on voulait donner plus'de développement âcette méthode, on trouverait peut-être d’autre^avantages pour la fivrmatjon des autres espèces dèbois courbes; niais je les passe sons silence, paréeque celte méthode paraîtra peut-être un peu tropartificielle. Je n’ai voulu éinettre cette idée «ni’enpassant. 11 sera possible qu’elle paraisse assez digitfed’attention, pour donner lieu à un travail exact et àdes expériences décisives.

Résumé de P instruction précédente.

Avant tout, je suppose que l’on connaisse bjghl’art des plantations, si important pour les faireréussir. Il ne sera donc question ici que dçs règlesparticulières concernant la plantation inclinée.

i°. Par la transplantation des jeunes liges plusieursfois répétée dans la pépinière, ces plants ont djljac-quérir une quantité considérable de chevelu et deracines latérales ; ils sont donc en eVat de s’affçrmirpromptement dans le lieu dé leur destination sqnsavoir besoin de beaucoup d’abris. Cependant quel-

(1) Cette assertion n’est certainement pas fondée, car lesarbres ne tirent pâS seulement Tëîir mJïïr'rîTure dé Iéürs*fa-cines ; les feuilles sout encore pour eux «valant «t’oijgqneR quiaspirent dans l'atmosphère des substances, qutfdiv-ep. «Ellene léserait pus même sans ce f»it,içar quelle %U|Ç ^oitla.eptu-riture qu’on donne à un ûIre vivant, son.accroissement nesera jamais, toute chose égale d'ailleurs , double de-celuiqui ne recevrait que moitiéitle liouqâtqre,.® oette .moitiépeut Je sustenter. Il résulterait «lu. çalçul «te l’auteur,qu’un arbre à qui on doniieruil.gpptqe VpuaftM, c'est-à-direauquel on grefferait par approche quatre tiges, aimait ujnacroissance quintuple «l’un arbre seul^ et ainsi de «pite; tequ’il serait absurde de supposer. ' ' .

(a) Nul «toute qu’on ne puisse augmenter l'Scfcïolssrrncp:d’un arbre par ces moyens : on en'vnît «tes bxemplès aii Jnr«tin dés Platues, à Paris ; mais «re« nb sera pas fié s la p.o-p’ortion supposée par l'aliteur, qni se trompe «l’aillcd'is enreperdant les racines comme les Seuls organes de là nu.Itntfon. ’ ” - .

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