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Tome second.
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s’inclinent vers la terre. En effet, plus la directiond’un arbre s’éloigne de la ligne verticale , moins’cette branche prend de nourriture, et'plus elle estgrêle. Les arbres'à rameaux pendans en offrent lapreuve ; cependant la ligne horizontale permet encoreun grossissement assez considérable, ainsi qu’on levoit par les branches latérales des arbres isolés. Cetteligne horizontale est principalement celle que l’ondoit faire suivre aux branches qu’on destine à for-mer des courbes , et on y parviendra tortteS les foisqu’on supprimera , par la taille , les jets qui ven-dront disputer la sève aux branches qui aurontcette direction.

On prétend que c’est par des moyens analogues àCeux que nous proposons , que le gouvernement deVenise parvint à créer dans ses forêts toutes les res-sources dont il avait besoin pour sa marine.

Nous ne parlons point ici des moyens naturels defavoriser la formation des bois de marine dans lestorêts, nous nous sommes suffisamrhent étendus surces moyens dans nos articles concernant Aména-gement et Y'Exploitation.

Quant à la manière d’abattre les arbres qui' pré-sentent des formes utiles à la marine , elle est indi-quée dans les instructions précédentes et dans leTraité de l’exploitation par Duhamel.

Titre III. — De F écorcementdes arbres à abattre ,proposé comme moyen d*augmenter la forte et ladurée des bois.

L’écorcement des arbres sur pied a été proposépar plusieurs auteurs anciens et modernes commemoyen d’augmenter la force et la durée des bois , etde faire contracter à l’aubier la dureté du bois del’intérieur de l’arbre. Cette opération , fortementrecommandée par Buffon et autres savans d’ungrand mérite, a été critiquée par d’autres auteurs,qui ont, appuyé leur opinion sur des expériences etsur des faits positifs.

Comme nous avons traité de cette matière avecbeaucoup de dé.tail au mot Ecorcement, nous ren-voyons à cet articfe,

TrTRE IY. — De Ih saison dans laquelle on doitabattre les arbres' destinés aux constructions.

Il ne suffit pas de choisir l’espèce de bois qui con-vient le mieux ait (Service qu’on en attend; il faut,encore-le. couper dans le moment indiqué par la na-turel. Notre traitpns cwt objet avec détail dans les ar-tieiêS Aménagement,, Ecorcement , Exploita lion e tPo&frituret Ym ces motsj Nous y établissons, d’n prèsde*4à*tp.posàtllp et deaobservatious concluantes, queles J&oiàittbatius hors.sève doivent être de (meilleure'conservation,quelles,bois abattus en temps de sèive.

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posé de la délayer dans de l’eau douce ou dans de l’eausalée. Cette proposition a été combattue par ceuxqui prétèndaient que le meilleur moyen de conser-ver les bois était de les faire dessécher à l’air. Du-hamel a soumis tous ces procédés à des expériencesnombreuses. V. ses Traités de l’exploitation et dela conservation des bois. Il pose en principe que lasève est une substance composée de parties rési-neuses, muqueuseS , mucilagineuses ou gommeuses,étendues dans beaucoup de phlegme ; qée si cephlegmé est abondant, ta sève tend à la fermentationet ensuite à la putréfaction ; mais qüe si l’humdité aété en grande partie dissipée, les substances moinsvolatiles s’épaississent et fleviennenfun baume con-servateur, qui empêche les fibres ligneuses de secorrompre , ou Une espèce de collé, qui les fortifieet lés Unit les unes aux autrès. Cet auteur examineles questions les plus importantes de la conservationdes bois et de leur durée dans les constructions.Nous nous bornerons à rapporter les résultats deses expériences et les conséquentes qu’il a cru de-voir en tirer. 11 a constaté, i & . qu’il y a quelqueavantage à ne pas laisser lorig-temfw les bois dansleur écorce ; 2 °. qu’il vaut mieui tenir lés bois sousdes hangars qu’exposés aux injures de l’air ; 3°. qu’iln’est point avantageux de les tenir dans un lieu hu-mide ; 4 °. qu’il est à propos de mettre les bois quisont sujets à être piqués des vérs, passer qnelfptetemps dauS l’eau aussitôt qu’ils sont ûlittttus'j at-tendu qu’il vaut mieux perdré Un peu de la force deces bois , que de les exposer à être piqués des vers;5°. qu’il est important de n’eiripioyer que des boissecsdansla construction des vaisseaux; maisqu’il estdifficile dé préciser lé moment Où Ce dessèchementest complfet, puisque, outre la grosseur de la pièce,il faut considérer l’espëcé d’arbre ; son âge, l'époqueoù il a été coupé, le climat', lé térrain, etc. ; 6 P . quecependant les bois trbp desséchés né peuvent faireun bon service dans les éonSttuClions, parte' qu’ilsrompent aisément et se poùriSèent promptemehtquand on les expose à l’humidité'; y", que les en-duits résineux sont très-propres à'préserverlés'liôissecs des injures de l’air ; mais tjn’ils jieùvent ‘préci-piter l’altération de ceùit ipil stÿnt'fchalgés d’httini-dité; 8 °. que la coiitbure'àrtificléltè ll qu , ’cin 'Jointeaux bois verts diminue leur force, parce qu’il setrouve alors une tension inégale dans leurs fibres ;9 ". que quand plusieurs pièces dé bois tért kont si

■t jij 'ur.o-

ÿ’ i .^- 1 r,\D c q j laçon&efcation tfosMois.

On a beaucoup écrit sur les moyens de 'fo’nsdrVèrlêV’bdi^ ehSiff lésCausCs de leur corruption. “La‘ sèvea êfé régarfiéy par qùelqties personnel cdtmnfe' hcause 1 'dé ta'jjcmTfiture des bois, et pat d’autrescbnrme contribuant' à leur conservation. Lefc unsont dit qu’il fadïaût l’exclu te absolument’, d’autresqu’il fallait la laifsser subsistel^en partie". Oh a pro-

près l’une de' i’autèfe qu’elles Se' touchent , ellespourrissent plus proitijitemént qué quand elleS'Sontrenfermées entre dtespierrës , 1 dêâbriquesj etc , parceque la’sève dès pièdes'vOîèihéüTormeunéplus grandesomme d’humidité j ib°. qué lâfibtrètituhd déi'bWisfait d’âutarit plils de prOgèéS' qu’ils dintplScés dansun lied çHaûll et burhidè ; r i m . (jUe les bcflsaofeén-trairé'’qui Sortt toujours dans* l’éau ou renfermésdans dé’là’jilàisë'ou ! 3 fl‘Sablé héthidè nè pourrissêntjamais , dé quelqùe rfirafrlé qtl’ils Inire 111, parce'quel’eâii’se mêlé avec îa'Sètéét remplit W)lis lése'Spaèes,qoi, dans‘l'oèdré'rratürei , êléfièht remplis d'air;i2 q . qu’il n’en éfet paS de inëmé lié èenx qui sontexposés tantôt à- l’humidité ét tantôt au séfc, parceque les fibres ligrieuSes, qifr[fiit'étè l: téndires parl’èatf", 4ont ensuite rèsserréés 1 par lé sec ; cé mon-