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vement alternatif et continuel les fatigue et lesdétruit; l’eau emporte avec.elle , toutes les foisqu’elle s’évaporo , quelques - unes des parties lesmoin6 fixes du bois, et une partie de la substancegélatineuse qui contribuait à sa fermeté ; si les boisilottés se fendent et.se tourmentent moins que lesautres, c’est par la même raison qui fait que les boistendres et de mauvaise qualité sont moins sujets àse fendre et à se tourmenter que les bois forts; lesbois que l’on met dans l’eau doucepefrdent, lorsqu’onles fait sécher , plus de leur poids que ceux qu’onfait sécher à couvertp ils perdent d’autant plus,qu’ilsétaieniplus secs quand on lésa mis dans l’eau;i3°. qunlesbois qui restent submergés se réduisentpeu-à-peu à rien lorsqu’ils sont exposés au coursde l’eau, parce.que,ce fluide les use imperceptible-ment,et que leur surface se détruit par les insectes;i4°. que les bois d’excellente qualité subsistent fortlong-temps dansas positions Içs plus défavorables àleur durée, et que bien que. les, membres des vais-seaux qui sont placés.dans çes positions doiventpourrir promptement, il*en. est qui, étant de boisde Provence , ont,été trouvés fort sains après 5o ansde construction; i-5°. que le bois pourri endom-mage celui qui est dams son voisinage, et que commec’est une espèce de levain qifl excite la fermenta-tion , il faut y remédier en retranchant ce mauvaisboislepjus tôt possible ;r 6°. que les boisqu’on laissesécher doucemçnt sous des hangars, ainsi qu’onvient de le dire, se,conservent bien , parce que lapartie phlegroatique de la sève se dissipe dans l’air;que la portion gélatineuse, qui est plus fixe, demeuredans les.pores et entretient la liaison des fibres lig-neuses : ces bois s’éclatent moins que ceux qq’onlaisse au grand, air; néanmoins, quand ils sont debonne qualité, ils se fendent plus que ceux qu’ona tenus quelque .temps dans l’eau-. Tels sont les ré-sultats des expériences de Duhamel. Cet auteur ,après avoir rapporté les détails de ses nombreusesexpériences, examine, dans autant d'articles sépa-rés, les avantages et les,inconvénier.s qu’ily a , i u . àtenir les bois à l’air dans les chantiers et les arse-naux de la marine; a°- à lés tenir sous des hangars;3°. à les mettre flans l’eau flouce , ou dans celle demer. Voici unbtrefeKtrait.de ses observations.
I § î rr> . JDés, bols conservés en piles à l’air.
Les bois, qu’on tient à l’air, étantexposésau ventetau soleil, se dessèchent tris-promptepient ; mais aussiils se gercent, se fendent, s’éclatent et se tourmen-tent si prodigieusement quand ils sont de la meil-leure qualité , qu’Hs deviennent quelquefois hors deservice. Ce n’est pas là le seul inconvénient : lors-qu’ils sonten partie desséchés, ils sont mouillés parla pluie, qui les pénètre; de.plus; ils aspirent très-puissamment l’hunUditéde l’jflr, et rç ( plus.fQrie,rairson celle des brouillards ,, des posées, gtidesi exhalai-sons qui s’élèvent de la terne. Cette humidité étran-gère est très-promptement emportée, par le vent etle soleil ; mais il résulte dexes alternatives de séche-resse et d’humidité un jeu continuel dans les fibres'ligneuses, quisont tantôt gonflées, tantôt resserrées,Ce jeu fatigue les; fibres et use le bois ; et la tensiondes fibres augmente beaucoup quand il survient une
forte.gelée et que les bois sont pénétrés d’eau. Cen’est pas tout : l’eau étrangère dissout et emporteavec elle une. portion de la substance ligneuse, cequi réduit les bais à un état d’aridité qui leur estpréjudiciable; enfin , l’eau des pluies, entrant dansles fentes qui se sont ouvertes, y séjourne, s’imbibedans le bois et y porte la corruption. Tous ces acci-dens sont beaucoup plus à craindre pour les boisgras, poreux et dépourvus de substance gélatineuse,que pour les bpis durs, fort serrés et remplis desubstance muqueuse. Pour remédier auiant que pos-sible à ces inconvéniens, Duhamel propose de paverà chaux et à ciment l’endroit où l’on doit formerles piles, et de lui donner beaucoup de pente pourque l’eau n’y séjourne pas; ensuite, il faut mettresur ce pavé des chantiers fort élevés, afin que lesbois soient desséchés par l’air, qui passera librementpar-dessous, et faire en sorte qu’il y ait du jour en-tre toutes les pièces. Le premier lit étant fait, onmet dessus des cales de bois de 4 à 5- pouces d’é-paisseur, sur lesquelles on forme le second lit; ceque l’on continue toujours de même jusqu’à unecertaine hauteur ; et pour empêcher que les bois nesoient endommagés par le 'grand haie et les pluies,on fait en sorte que l’un des côtés soit plus élevé quel’autre, pour former.dessus un toit avec de mau-vaises planches. L’auteur rapporte ensuite la ma-nière d’empiler les bois pratiquée àRochefort, pniscelle en usage pour les chevrons et les planches , etpour les bois tors, les genoux , les varangues, etc. ,V. son Traité du transport des bois , p. 5,39 , et lemot Pourriture.
§ 2 . — Des bois conservés sous les hangars.
Les bois sont beaucoup plus à couvert des injuresde l’air sous des hangars, que sous les appentis donton vient de parler; cependant on a vu des bois s’ypourrir ou s’y fendre prodigieusement. Les expé-riences de Duhamel ont prouvé que les bois d’ex-cellente qualité se fendent beaucoup plus que lesautres, et que tous les bois qu’on expose à unprompt dessèchement se fendent plus que ceux dontla dissipation de la sève se fait lentement. C’estpourcette raison que les bois qu’on met sous des hangarsfort aérés en Provence , où la plupart des bois sontde très-bonne qualité et où l’air est très-sec, se fen-dent énormément : c’est donc le cas où il faut dé-fendre les bois d’un trop grand hàle.
Il n’en est pas de même des bois tendres et qu’ona à conserver dans des provinces- pins septentrio-nales.Ces boisétant moinssujetsàse fendre et l’air,plus humide, no précipitant pas autant leur dessè-chement, il est bon qu’ils soient plus exposés àl’air;sans quoi, ilss’échaufferaientet sepoürriraient.
En général, il faut éviter de te ni v, les bois ;■ sur-tout ceux qui ont encore leur sève, dans un lieutrop renfermé, et il ne'fiiuE-pàsMes enfasser iinmé-diatement les uns.sur les antres, q
Quand on fait des hangars, il faut éviter, sur-itoutdans les pays chauds, de les faire trop ouverts detous les côtés; les bois s’y fendraient plus qu’en plqinair; mais en même temps il faut donner unq issueaux vapeurs humides que renferment les endroits oùl’on placç beaucoup dq bols, . 1 .