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Tome second.
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D’abord, on doit intercepter, autant que possible,les exhalaisons de la terre , en faisant une aire deglaise bien battue, et par-dessus un bon pavé à chauxet à ciment; ensuite on forme une grande halle, dontla charpente doit être soutenue par des arcades depierre de taille ou des poteaux de peu d’élévation.Cette halle sera terminée aux deux bouts par deuxgrands pignons, qui auront, ohacun, deux grandesportes, et au-dessus une grande fenêtre. On fera unplancher à jour pour donner issue à la vapeur, et onrecouvrira cette halle d’un grand toit, qui s’étendrajusqu’à4ou 5 pieds au-dessus du terrain, pour met-tre les bois entièrement à l’abri du soleil et du vent,et aux baies des portes et fenêtres du pignon, il yaura des ventaux et contre-vents, qu’on fermera lors-que les circonstances l’exigeront; enfin, on fera auhaut du toit des lucarnes, ou, encore mieux, des es-pèces de tuyaux pour former des ventouses. V. leplan de cette construction dans le Traité du trans-port et de la conservation des bois , par Duhamel.Comme les grands approvisionnemensde bois qu’onfait dans les ponts ne permettent pas de tout mettresous des hangars, onn’y place que les pièces les plusprécieuses.

§ 3. — Des bois conservés sous Veau .

Les inconvéniens de tenir les bois à l’air et l’im-possibilité de les conserver tous sous des hangars ,ont engagé k les mettre dans l’eau. Duhamel, vou-lant constater l’utilité de cette méthode, a fait ungrand nombre d’expériences, desquelles il résulte :

i». Qu’il faut beaucoup de temps pour que les boissoient rassasiés d’eau ;

2 °. Que l’eau douce s’insinue plus promptementdans les bois que l’eau de mer ;

3°. Qu’un morceau de bois rassasié d’eau de merse charge encore d’eau douce quand on le plongedans ce fluide ;

4°. Que ces eaux étrangères se dissipent assezpromptement quand on a exposé au hàle le bois quien est pénétré ;

5°. Que l’eau dissout les parties les plus diyiplu-bles de, la sève, et qu’elle en emporte une partielorsqu’elle se dissipe ;

6°- Que les bois pénétrés d’eau de mer ne se des-sèchent, ppint parfaitement, et qu’ils se chargentbeaucoup de l’humidité de l’air;

y 0 . Que las bois parfaitement secs font l’hygro-mètre , augmentant ou diminuant de poids suivantque. ,1’air.est sec ou humide;

$î1Quô las boia rassasiés d’eau font aussi l’hygro-nsètrq^rSHvyaiit l’état dn l’atmosphère lors mêmequ’on les tient sous l’eau ; "

> 9. les. bois qm Ont été flottés perdent plusd* leur poids,«Kv,s« desséchant que ceux qui ne l’ontppifq^étépçt qu’ils en perdent plus quand ils ont étéplongés,una.^tu, courante, que lorsqu’ils ontété mis dan^ ¥b a eau qlofmante , et quand ils.ontét4;taqtbt dans l’eauiet tantôt au sec ;

io°. Que les bois tendres et de médiocre qualitésont beaucoup plus altérés par l’eau, que les boisd’une excelle#® qtMkhté, et que les bois blancs sontde.wèmp piu^.altérée,par l’eau que les bais durs,commele ,cb4qe , etc. ;

u°. Que les bois de chêne de médiocre qualitésont beaucoup moins sujets à se fendre en séchant,quand ils ont été long-temps flottés, que quand ilsn’ont point été dans l’eau ; ce qui vient de l’altéra-tion qu’ils ont soufferte : car les bois se fendentd’autant moins qu’ils sont plus tendres, et le boispourri ne se fend point;

12 °. Que les bois d’excellente qualité se fendentlen séchant, quoiqu’ils soient long-temps restés dansl’eau ;

i3°. Que les bois, même les bois blancs , ne s’al-itèrent point tant qu’ils restent dans l’eau ou dansla terre humide , pourvu qu’ils ne soient point ex-posés au frottement de l’eau , qui les use peu-à-pfeucomme ferait un corps dur;

i4°. Que l’introduction de l’eau dans le bois faitrefermer les fentes ; mais que la solution de conti-nuité subsiste , en sorte que les fentes, les roulures,les cadranures , les gelivures reparaissent quand lebois est desséché ;

i5°. Que l’eau empêche les progfès'de la carie ,et préserve de pourriture le bois du çoeur qui éfet enretour ; mais qu’elle ne remédie point au maT qui semanifeste quand les bois tirés de l’eau sont des-séchés ;

i6°. Que les bois qui ont passé quelque tempsdans l’eau sont beaucoup moins suje^ à être piquésdes vers que ceux conservés à l’air, et que , commel’eau est fort long-temps à pénétref la substance dubois, celui-ci sera peu altéré par un flottage de 3 ou4 mois , et on aura alors l’avantage de moins crain-dre les vers.

De ces résultats, Duhamel conclut, qu’onpeut faire flotter les bois nouvellement abattus, uni-quement pour empêcher qu’ils ne soient piqués desvers, et que comme 3 ou4 mois suffisent pour cela,leur qualité n’en sera point diminuée, sur-toutsi onles met dans une eau dormante, et si oo fait en sortequ’ils ne flottent point à la surface de L’eau; a», quele moyen le plus sûr de conserver les bois est de lestenir sous des hangars, avec les précautions qu’il aindiquées; 3°. que bien que l’eau ne remédie pointaux vices dont les bois sont affectés et jib fasse qu’enarrêter les progrès, il est cependant plus avanta-geux de tenir les bois dans l’eau., que de les laisserexposés aux injures de L’air sans prendre aucune pré-caution ; mais que si on se détermine à les mettredans l’eau, il faut faire en sorte qu’ils ne flottentpoint, et sur-tout qu’ils ne soient point (tantôt àl’eau et tantôt à l’air, comme cela arrive au bord dela mer, où ils sont mouiUés à toutes las marées, etrestent à sec quand la, mer est irotinée;, qu’il estencore très-importanfcde ne point empiler les boisdans des endroits où ils sont exposés aux exhalai-sons qui sortent du terrain:, comrae-cela arrive pres-que toujours au boni) delà mer et des rivièrep..

L’auteur rapporte un moyen qu’il croit pratiquéà Saint-Malo pour cousenver :les :boia.f on fait su rle terrain, un lit de gros sable ou cDd-gnavier de 3 ou4 pouces,d’épaisseur ;. on arrange dessus les pre-ceintesr et les bordages, . de sorte qu’ils he se tou-chent point; on met du.même gracier, qui remplittous les vides, et qui recouvra le premier lit de bor-dages de z à 3 pouces d’épaisseur; et faisant alterna-