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Tome second.
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tiveinent un lit de gravier et un lit de bordages , onélève la pile à telle hauteur qu’on veut, en garnis-sant ses bords avec' de mauvaises planches pour re-tenir le sable , et on finit par une épaisse couche desable. Il paraît qu’à Saint-Malo on les enterre dansdu sable humide 3 mais qu’en Italie on lait ces piles’sous des halles. V. Pourriture-

Titre VI. — La carbonisation de la superficie des

bois , qu'on pratique pour augmenter la durée des

pieux, ne procure pas de grands avantages aux

bois de construction.

La chaleur du feu durcit les bois , et comme lecharbon est une substance incorruptible , la croûtecharbonneuse qui entoure le bout des pieux qu’on afait brûler, reste long-temps dans la terre sans s’al-térer. Duhamel a voulu s’assurer si cette pratique ,appliquée ajux bois de construction, pouvait êtreutile. Il a résulté de ses expériences, que l’opéra-tion est très-difficile pour les grosses pièces, etqu’elle ne contribue pas beaucoup à les préserver dela pourritures En effet, on trouva sous la croûtecharbonneuse de bordages qui avaient été brûlés , etqu’on avait employés pendant quelque temps, ontrouva, dis-je, le bois pourri presque aussi complè-tement qu’aux bordages qui n’avaient point étéchauffés. V. Pourriture.

Titré VII. — Procédés pour améliorer et cintrerles bois.

On a beaucoup parlé des procédés employés parM. Migneron pour durcir et cintrer les bois. Sesexpériences remontent, dit-on , à 1778. Elles sontconsignées dans l’ouvrage de Tellès d’Acosta sur lesbois de marine, a e . volume-Elles furent jugées très-favorablement par l’Académie des sciences en 1781,et l’expérience a prouvé que les bois préparés parlui durent bïén plus long-temps que les bois natu-rels. Cela résulte d’un rapport fait, en 1808, par leconseil des bâtimens civils, et d’un autre rapport fait,en 1810, à la Société d’encouragement par MM. Gil-let-Laumont, Montgolfier fils et moi. Nous avonsvérifié des constructions faites, en 1781, parM. Mi-gneron ■ savtoir, deux ponts à Bellevue, près Paris ,et une terrasse à Paris même. Nous avons reconnuque les formes cm morceaux de bois cintrés quisupportaient le plancher de ces deux ponts, et quiétaient les seules pièces qui eussent été préparées,se trouvaient dans un bien meilleur état de conser-vation que les planchers et les rampes faits en boisnon préparé,-et qui avaient été renouvelés une foisdepuis la construction du pont. Quant à la terrasseque nousavoasexaminée, nous l’avons trouvée dansun très-bon état j. aucune des solives ne nous aparu piquée des vers. Ces constructions avaientalors 29 ans.

Pour compléter nos renseignemens , nous avonsquestionné M. Migneron sur ses procédés, et sur ladépense que pourrait occasionner cette améliorationdes bois. Cet artiste nous a répondu qu’il les faisaitbouillir dans de grandes chaudières avec des ingré-diens, que l’ébullition, les ramollissant, lui donnaitles moyens de les cintrer facilement, et qu’ils n’é-

taient plus susceptibles d’éprouver , en retrait et enrenflement, que le cinquième de ceux auxquels sontsujets les bois ordinaires 5 qu’il pourrait ainsi pré-parer et améliorer diverses sortes de bois, pourvuqu’ils ne fussent pas trop résineux; qu’il avait unechaudière en bois (que nous avons vue) qui avaitintérieurement 4 met. 385 millim. sur un met. dehauteur et de largeur , et où le fourneau, chaufféau bois, était placé au milieu de la chaudière ; maisqu’ayant à préparer des bois pour de grands édifices,il se disposait à construire une nouvelle chaudière,dont les dimensions lui permettraient de préparerà-la-fois cent solives, et qu’il comptait la chaufferavec de la houille ou de la tourbe ; qu’à l’égard duprix, celui de la solive (3 pieds cubes) serait de3 fr. 5 o c.

M. Migneron ne nous a point fait connaître la na-ture des ingrédiens qu’il employait.

Ce procédé, utile pour la construction des ponts,des planchers en voussure , pour des coupoles , desdômes, etc. , ne paraît pas dans le cas d’être ap-pliqué aux constructions navales. On a remarqué,dans les essais qui ont été faits pour opérer le cin-trage , qu’il résulterait de ce nouveau système beau-coup de lenteur dans les travaux et des dépensesconsidérables.

On savait depuis long-temps que la chaleur, avantde durcir les bois, les attendrissait et les rendait sus-ceptibles d’être courbés sans se rompre. Duhamela fait sur cette propriété un grand nombre d’expé-riences , et on la met à profit pour courber d’assezfortes pièces pour les constructions navales, et cettepratique est tous les jours mise en usage parles tonne-liers et les cercliers. L’expérience prouve que lesbois courbés artificiellement par le moyen du feuou de l’eau bouillante ne se redressent pas lorsqu’onleur rend la liberté.

MARINIER. On appelle ainsi celui qui conduitun bateau sur les grandes rivières. Il est défenduaux mariniers d’avoir des filets et engins pour pê-cher. ( Ord. de 1669, tit. XXXI , art. i 5 .)

Une ordonnance du roi, du 27 juillet 1723, portedéfense aux mariniers et voituriers par eau de faireaucun dommage aux ouvrages qui se font dans-lesrivières, à peine de 3 oo francs d’amende et de toutdommage et intérêt. V. au Recueil , t. /, p. 234.V. Rivière .

MARITIME, maritimus. ( T. de bot.) Se dit desplantes qui viennent sur les bords de La mer.

MARMENTAUX. Bois de haute futaie, qu’onne taille point, qui forme des avenues, et sert de dé-coration à un château, ou maison de campagne. Onle nomme quelquefois bois de touche.

On prétend que le mot marmentau ou marmen-teau , vient du latin barbare materiamen, formé demateria , bois de charpente. On dit en effet mate-riam ccedere , couper du bois; materùxri , faire provi-sion de bois, de matériaux de charpente.

Les usufruitiers ne peuvent disposer des bois rnar-mentaux.

MARNAGE (BOIS DE). On appelle ainsi le boispropre aux constructions. V. Mamonnage.

MARNE , marga , est une espèce- de terre grassequ’on répand sur les terres pour les rendre fertiles.