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Tome second.
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être marqués au feu, sous peine d’amende et de con-fiscation. ( Ord. de 1669, lit. XVIII, art. 3 .)

Les engins et harnois de pêche doivent être mar-qués, [lb., tit. XXXI, art. i 3 .)

L’enlèvement et transport de la marque apposéesur les arbres de réserve constituent le crime defaux lorsqu’il y a été procédé dans le dessein des’approprier les arbres. (Arr. de la C. de cass., dui4 août 1812.)

11 en est de même de l’application d’une faussemarque , atec l’intention de la faire passer pour lamarque de l’état, à l’aide de quelque instrumentque ce soit. {Arr: delà C■ de cass., du 21 octobrei 8 i 3 .y V. Marteau.

MARRÉE D’ARBRES. V. Marée.

MARRONNIER D’INDE , esculus. Genre d’arbresde l’heptandrie monogynie et de la famille des éra-bles, dont le caractère consiste à avoir un calice mo-nophylle à cinq dents; une corolle de cinq pétalesinsérés au calice, inégaux,à limbe arrondi et ou-vert; sept étamines à filamens déclinés et inégaux;un ovaire-supérieur surmonté d’un style à stigmatesimple; une capsule arrondie, coriace, hérissée depointes piquantes à trois loges et à trois valves.

Outre le marronnier d’Inde ordinaire, on con-naît' trois espèces étrangères d 'esculus, dont on afait un genre sous le nom de pavie ; l’une, le pavie'rouge ^la seconde, le pavie à fleurs jaunes , et latroisième , le pavie â petites fleurs : ces trois espècesstfnt originaires de l’Amérique septentrionale, oùelles ont été découvertes par MM. Michaux pèreet fils , nous en parlerons à la suite de cet article. Ily a aussi une variété du marronnier dont les capsulesne sont pas épineuses , et il y en a d’autres dont lesfleurs sont très-rouges ou presque blanches.

Dénomination .— Le marronnier d’Inde tire sonnom de celui de ses fruits, nommés marrons, commeeeux’du châtaignier-marronnier, à cause de leur res-semblance avec ce s derniers. 11 se nomme en latin,esculushippocasianum, en allemand ross-kastanien ,en anglais bwck-eye. Le mot latin hippocasianumet le nom allemand qu’on lui donne, signifient enfrançais châtaigne de cheval ; dénomination qui doit.on origine à l’usage qu’on fait des marrons d’Indeen-Xurquie-, contre quelques maladies des chevaux.C’est.. pjOUr.pfittyî raison que quelques auteurs l’ontUppjelj ê caftanea equina.

Histqirq. — 11 est prpbable, dit M. Desfontaines ,que le marronniqr est originaire des climats tem-pérés de l’Asiç . Matthiole est le premier qui en aitparlé dans ses Commentaires sur Dioscoride . Il ditqu’un médecin nommé Quaccelbenus Flander lui,-enyoyà de Constantinople un rameau chargé de.îrilits, et qiron les appelait châtaignes de cheval,qu’on les donnait avec succès aux chevauxpoussifs. 1 '

f.’Ecluse nous a conservé l’histoire du premiermarronnier d’Inde planté en Europe ; il fut envoyéçl^Constantinople à vienne, en Autriche , vers l’an1075. On dît aussi jqù’un particulier nommé Bache-lier apporté cet arbre de Constantinople à Paris ; queTe premier pied fut planté dans le jardin de Soubiseèn idi 5 ; qu’on en planta uii second dans le Jardindu Roi en i 656 , et un troisième au Luxembourg .

Tome II.

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On a conservé dans les galeries du Muséum unetranche de ce marronnier, sur laquelle on a écritcette espèce d’épitaphe : Il fut planté au Jardin duRoi en 161 5 , il est mort en 1767; il a vécu 1 1 o ans.

Description .—Le marronnier d’Inde (V. ù l’ Atlas,Pl. Xy) est un bel arbre de la première grandeur,qui s’élève à plus de 60 pieds sur un diamètre pro-portionné, et dont le tronc droit et bien filé porteune large tête pyramidale , garnie d’un superbefeuillage d’un vert foncé, sur lequel, vers le milieudu printemps, brillent avec un vif éclat de grandespyramides de fleurs blanches panachées de rouge. Cetarbre convient par la rapidité de sa croissance, labeauté étonnante de ses fleurs et l’ombre que four-nissent ses feuilles larges et nombreuses , à la déco-ration des parcs, soit qu’on le plante en massif, soitqu’on le plante isolé, et à celle des grandes allées etavenues. Il est aussi très-avantageusement placé dansles parcs de chasse, où il fournit une grande quantitéde fruits qui servent à la nourriture des bêtes fauveset des sangliers.

Les branches du marronnier d’Inde prennentsous le croissant toutes les formes qu’on veut leurdonner ; mais sa forme naturelle est toujours la plusbelle. On en fait des palissades, des allées cou-vertes, des berceaux ou salons de verdure, qu’ontaille de temps en temps, pendant l’hiver.

Son écorce est unie sur les jeunes tiges, d’un grisbrun, gercée et comme feuilletée sur lesvieux troncs.

Il est soutenu par une racine principale et defortes racines latérales.

Les feuilles, renfermées dans des boutons épaiset visqueux, se développent dès le mois d’avril, etsont les premières qui annoncent le retour de labelle saison; elles sont alternes, çétiolées, digitées,composées de cinq ou de sept folioles ovales , lan-céolées, dentées, ridées, et ayant de 5 jusqu’à 8 pou-ces de long, et de 3 à 4 pouces de large.

Les fleurs, qui paraissent peu de temps après lesfeuilles, sont nombreuses, blanches ou jaunâtres,panachées de taches rouges, et disposées en grappesou plutôt en pyramides verticales au sommet des ra-meaux; elles offrent un coup-d’œil magnifique dansleur pleine floraison. Ces grappes ou thyrses sontcomposés de plusieurs fleurs, dont les unes réunis-sent les deux sexes, et d’autres, notamment vers lesommet de la pyramide , ne sont pourvues que del’organe mâle.

Le fruité st renfermé, au nombre de deux et quel-quefois de trois semences, dans une capsule à tioisloges, hérissée de piquans plus ou moins nombreux;il est d’une belle couleur brune, luisante j ët'mar-qué à sa base d’une large cicatrice rude et jaunâtre.Sa largeur est d’environ un pouce à un ponce etdemi, et son épaisseur de 6 à 9 lignes. Sa chair estblanche et d’un goût acerbe. Il mûrit vers la fin deseptembre et dans le mois d’octobre. On le ramassesous l’arbre pour le semer aussitôt après; parce quece fruit ne peut se conservée à l’àir au-delà d’unmois, sans perdre sa faculté germinative; cepen-dant lorsqu’on est obligé d’en différer lé semis jus-qu’au printemps, on petit le' conserver en le strati-fiant dans du sable.

Culture. —Le maironnier d’Inde se multiplie de

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