MAR
MAR
comme dans le marronnier d’Inde ; cette capsulecontient deux semences ou marrons de grosseur dif-férente, aplatis d’un côté et convexes de l’autre 3 ils 1sont plus gros et d’une couleur moins foncée queceux du. marronnier ordinaire» Comme ceux-ci , ils11e sont pas mangeables.
Le pavia jaune se dépouille de ses feuilles debonne heure : elles commencent à tomber vers le1 5 août; cependant leur développement'ainsi quela floraison du pavia jaune sont pins tardifs quedans le marronnier d’Inde, désavantage très-grandpour cet arbre y qui n’a d’autre mérite que de servirà la décoration des jardins.
Son bois est tendre , n’a point de force et pourrittrès-promptement ; ce qui lait qu’il n’est employé àaucun usage.
On le multiplie beaucoup dans les jardins enFrance , par les mômes moyens que le pavia rouge ;il y réussit fort bien, et forme, lorsqu’il est franc depied, un bel arbre, qui ne le cède en beauté qu’aumarronnier d’Inde ; mais il ne dure pas long-tempslorsqu’il provient de greffe.
IL lui faut, comme dans son pays natal, une terreprofonde, substantielle et fraîche. Il fleurit à la findu'printemps.
Le Marronnier de l’Ohio est une espèce décou-verte par M. Michaux fils, qui croît plus particu-lièrement sur les bords de l’Ohio ; dont la hauteurla plus ordinaire est de 10 à 20 pieds; ses feuillessont très-longues, larges, palmées et composées decinq folioles; ses fleurs, de couleur blanche , réu-nies en grappes, se développent de bonne heure;les fruits, de moitié plus petits que ceux du mar-ronnier ordinaire, sont de la même couleur et con-tenus dans une enveloppe charnue et épineuse; en-fin , le bois est blanc et tendre , et n’offre aucundegré d’utilité.
Le Marronnier a petites fleurs ou a longsépis , est un charmant arbuste de 6 pieds de haut,dont les fleurs, qui paraissent au milieu de l’été etqui durent pendant près de a mois, répandent uneodeur très-agréable, sur-tout vers le soir. Il est ori-ginaire de la Floride , où M. Michaux l’a découvert.Ses feuilles sont composées de cinq folioles dentées,velues en dessous; ses fleurs , petites, blanches etodorantes, sont disposées en grappes très-longues ettrès-garnies. On le multiplie dans de la terre debruyère, presque exclusivement de racines et demarcottes.
MAKSAULT, MARSAULX, MARSEAUX.V. Saule-
C’est une des neuf espèces de mort-bois désignéespar la Charte normande de t 3 i 5 , et l’art. 5 dutit. XXIII de l’ordonnance de 1669.
MARTEAU, maliens. Ce mot paraît provenir dulatin martulus, qui signifie une espèce particulièrede marteau propre à battre le cuivre.
C’est en. général un instrument de fer qui sert àbattre, à forger, à cogner. On disait anciennementmartel.
Marteau servant a la marque des arbres.Le marteau dont on se sert dans les forêts pour lamarque des arbres, porte d’un côté une masse surlaquelle est gravée une empreinte, et de l’autre côté
365
un tranchant ou espèce de hachette qui sert à em-porter un morceau d’écorce sur l’arbre qui doit re-cevoir' l’enrpreinté. I! èst émmanché Comme uneha-ohette ordinaire. On fait avec le tranchant de la ha-chette une entaille dans l’écorce , et qui va jusqu’aubois; elle sé fait en portant d’abord un coup à lapartie inférieure, puis un autre coup à la partie su-périeure, et en faisant sauter l’écorce d’un demi-tour de main. Cette entaille, qu’on appelle aussimiroir, ou plaquis ou placage, ne doit avoir queles dimensions nécessaires pour recevoir l’empreintedu marteau. Après avoir enlevé l’écorce, on frappel’arbre avec le côté du marteau portant l’empreinte.
I. L’emploi des marteaux pour la marque des ar-bres est ancien ; il est prescrit par les ordonnancesde 1376, i 388 , 1 4 o 2 , i 5 i 5 et i 5 i 6 . Il a pour ob-jet d’empêcher qu’on n’enlève en fraude aucun arbredes forêts, parce que tout arbre sur lequel on ne voitpas l’empreinte du marteau est regardé comme coupéen délit.
Mais l’emploi d’un marteau pour la marque desarbres, prescrit par ces ordonnances, n’était pointaussi régulier qu’il l’a été depuis l’ordonnance de1669.
Les ordonnances de Charles V , de juillet > 3 y 6 ,art. 22 et 26; de Charles VI , de mars i 388 , art. 2 5 ,et de septembre 1402, art. a 5 ; et de François 1 er -,de i 5 i 5 , art. 4 2 > défendaient aux marchands debois, nonobstant qu’ils cussentfourni pleige ou cau-tion , d’exploiter leurs ventes, qu’elles 11’eussent étémartelées et marquées par dehors du martel du me-sureur, ou d’un autre martel indiqué par les maîtresdes eaux et forêts. Ce martelage, comme on le voit,n’était autre chose que l’assiette des ventes.
Les mêmes ordonnances voulaient qu’il fût dé-livré un martel particulier pour chaque vente auxmarchands ou adjudicataires, lesquels devaient jurerqu’ils n’emploieraient ce marteau qu’à la marquedu bois de leurs ventes. La confiscation de toute lacoupe était encourue avec une amende arbitraire,dans le cas où les marchands auraient abusé de leurmartel pour marquer d’autres bois. C’étaient doncles marchands qui marquaient les arbres de leur ex-ploitation , et il ne parait pas que les officiers desforêts fissent réellement alors un véritable marte-lage , et qu’il y eût même un marteau royal pour lamarque des baliveaux. Il est mêmè dit, dans ces an-ciennes ordonnances et dans celle de i 5 i 5 , art. 37,que les marchands réserveront, en toute vente, de8 à io baliveaux ou étalons par arpent, quandmême les officiers forestiers auraient oublié d’enfaire une condition de l’adjudication ; ce qui dénotequ’011 ne les manquait pas. 11.
II . Mais par une ordonnance du mois de marsi 5 i 6 , art. 3 , il fut prescrit aux maifresdes gardes,verdiers et gruyers, de marquer dé leur martel,chacun en sa garde et grurié, les baliveaux propresà porter du gland et en libûibre suffisant pour re-peupler les coupes, et de marquer pareillement lespieds-corniers qui devaient être aussi marqués dumarteau du mesureur. Ce martelage se faisait alorsaprès l’adjudication des ventes, et ce ne fut que parl’ordonnance de juin i 5 a 3 , qu’il fut ordonné d’yprocéder avant l’adjudication»