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Tome second.
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avec la nouvelle, ce qui occasionnerait égalementune complication de responsabilité contraire ay bonordre; car lequel des adjudicataires serait ténu desdélits qui se commettraient dans leurs' vynty!,- 6û kl’ouïe de la cognée? V., sur cette dernière cjdçitioh,le mot Adjudicataire, p. 111. !

Deuxième mode. — Les partisans tlù deuxièmemode, c’est-à-dire ceux qui préfèrent.'qrife les futaiessur taillis soient mises en vente séparément et ex-ploitées de même, donnent pour m6tifs quy cemode est plus avantageux, pour lë tqèsor public^ ence que la concurrence naît, de la facilité d’aéheter,et'qu’il s’agit pour cela de multiplier les ventes endiminuant les masses. Ils disent, par exemple, quequelques adjudicataires ayant revendu les futaies parla’voie des enchères, le ppix qu’ils en ont tiré a at-teint le prix total de leurs adjudications; et que,dans quelques forêts où la futaie sp vendait séparé-ment du taillis, le prix des ventes a baissé consi-dérablement depuis qu’on a cessé cet usage. Ils ob-servent que rjen ire peut plus contribuer à procurerde beaux bois, ét'ayoir plus d’influence sur la repro-duction qu’üne réserve Dieu choisie et bien espacée;qu’en juin et pendant les mois suivans, on fait lesopérations de balivage et de martelage; qu’à cetteépoque le taillis est épaissi de toutes ses pousses;que, dans des parties, il est presque impossible d’ypénétrer; que les épines, les traînans, les branchessouvent chargées d’eaù gênent et embarrassent lamarche-’: de'Ià'la difficulté de tourner les réserves,de-leé examiner dans toutes les parties, de les sé-parer de manière qu’elles’ puissent distribuer égale-ment leurs graines, et jouir de tout le bienfait dela circulation'de l'air; de suivre les marques, et detenir note du nombre,, de la nature et de l’essencedesf arbres. Ils ajoutent enfin que du moindre oubliil peut résulter qu’un marchand qui a fait avec soinl’inventaire des arbres de sa vente, et qui en trouveun nombre excédant Celui mentionné au procès-ver-bal d’ddjudication, s’emparera de tousceux auxquelsil rte verra aucune marque, ou plus souvent encoreil fera tomber sous la hache les plus beaux arbres deréserve, et laissera en remplacement ceux oubliés,dans-l’espoir qu’aü récolement on ne tournera pasles baliveaux pour en connaître l’empreinte, et qu’onse'bomeïa à « constàfpr le nombre.

Xie conservateur de’la troisième division , tout eninclinant en faveur de ce dernier mode, pense qu’enadoptant l’un ou l’autre sans restriction , on com-mettrait une fauté grave, subversive de tous les prin-cipes, et’quiïîe tiendrait à rien moins qu’à priver lesgénérations des ressources qu’offre le but de l’ins-titùtiott fôrestîèré. H reconnaît que dans un taillis,quel (jù’iî soit ,‘Il test?‘en général 'difficile de fairel’inspection dësi àrhrésà réserver; qu’il résulteraitde la mesuré 1 qui'fia fi ùteràli: àila-fois et les baliveauxet les-faïHis’j’hâi-'les !< rëi | erves seraient mal faites;qü’il résulterait de" îàKëhte des baliveaux après letaillis, 1 'quê ïés 1 ‘résetve's Seraient bonnes, à moinsqtiè ceux quién 1 ftr firent f choix fussent sans connais-san'dèq et il estfmeertfin que les baliveaux moderneset aficienS dciétenf être réservés dans t,outé adjudi-catfoii de taillis, jiOUr être vendus l’année suivante,s’il-est jtrgé teiÿhvenable, d'fiprès l’exameri appro-

fondi de la croissance future des arbres ou de leurdécrépitude, afin qu’il soit fait état des premierspour perpétuer les réserves, et des derniers pour êtreincessamment adjugés.

Extrait des observations qui terminent le rapport.— On doit à la justice d’ohserver ici que les dif-férentes opinions des agens forestiefs actuels sur lamatière dont il s’agit, sont dictées par le seul désirde contribuer de tout leur pouvoir à un bon fégiiaeforestier. L’Administration n’à point heureusementà se prémunir contré'd’àniiiens exemples qui n’au-raient eu pour appui que lé doublé paiement qiii sefaisait, avant la foi du 16 nïvAse, aux ageùs fores-tiers pour des opération# séparéfes.

Du zèle et du désintéressement des agens fores-tiers actuels, il résulte que l’opinion de chacund’eux devient intéressante aux yeux de l’Adminis-tration , et lui commande le jplus. sérieux examen dela question. .

Il est des localités oïl lé taillis acquérant géné-ralement peu de grosseur] Serait de peu dé valeursans les baliveaux, » ' 1,1

Il en est où les coupes resteraient invendues, siles baliveaux n’étaient adjugés aveb lé taillis.

Dans l’un et l’autre cas, la cûnnivenceest possible.

Dans la vente simultanée, l’amatèur de la futaieet celui du taillis conviendront de né pas enchérirl’un sur l’autre ; ils établiront Une proportion dansla valeur des deux objets, et .achèteront ensemble.

Si le taillis est vendu séparément et un an avantla futaie, l’amateur du taillis contractera avec celuide la futaie l’obligation de ne pas aller sur son mar-ché , et ce dernier se gardera de metlre une enchèresur le taillis.

On ne doit pas ici perdre de vue la cupidité desmarchands , qui , accoutumés à acheter en masse età faire ainsi de gros bénéfices, se voyant trompésdans leurs spéculations', pourraient, en se liguantcontre les usages actuels, f^irg^anquer la venté.

Le rapport contient ensuite un exposé des mé-thodes proposées par Guyqt dap^ son Manuel fp*restier: nous en parlerons plus loin.

On voit, continue lè rapport, que dans le plusgrand nombre desarrondissemensforestiers, .Té tail-lis et la futaie s’exploiten.t en même temps; quedans plusieurs autres arrondissemens, notammentdans ceux du nord de la France , où les usinés sontplus abondantes, le taillis s’exploite séparément;que, dans quelques airondissemeris où les coupes detaillis ont lieu en mars et avril, les agens forestiersfont l’énumération des baliveaux , dont la mise envente se fait en août, au même' moment que celledu taillis de l’année suivante; en sorte que, pources deux ventes qui se font ensemble,,..il n’y a qu’uneseule affiche et publication. , ., \,-u

A quel mode dyniier lu préférence? .... t

11 serait difficile dfisseoir sur -ee point, une opi-nion immuable.: les renaissancest fa qualito du bois,l’intérêt du trésor public, prescrivent, avant tout,des mesures dont l’urgençe se tpit d’autant plus sen-tir, que depuis très-Toyg-tenips on n’administraitplus les forêts ; elles 'étaient presque entièrement sa-crifiées à latupidité des uns, à la mauvaise foi ét àl’inexpérience-de5. autres.