MAR
Aussi y le besoin 37 on bpq aménagement de'cha-qiie forêt se fait-il (lé plus ën plus sentir, et il sem-blerait que. iuscjue-là llusage actuel de vendre^etd’exitlHiter dans les afèondissemens respectifs» se-rait le meilleur , en quoi on se rapprocherait de l’a-vis d’un conservateur ,:CeIui de la vingt-sixième di-vision , qui réunit beaucoup dè zèle à beaucoup detalens Forestiers , et qui j tout en inclinant pour lavente et l’exploitation séparées du taillis et de la fu-taie, a velue sagement qu'il conviendrait seulementde maintenir ce* mode )à où il'a lieu, de le rétabliroù il etàaf’én usagé , çt ensuite de ne l’étendre, cha-que aijnée v qu’avec précaution et-là où on le présu-merait avantageux.
L'expérience, ditle rapporteur, que j’ai moi-mêmeacquise j pour avoir pratiqué ces deuxmodes dansdesforêts domaniales et particulières, me donne aussi laconviction que la mesure la plus sage pour le nro-nierit'est celle ci-dessus proposée ; mais un remèdeprompt se présente, èt avant que de bons aménage-mens extirpent entièrement le mal, ne pourrait»-onpas l’àppliqupr au moins comme palliatif?
Si on excéjite quelques contrées, les bois sont fré-quentables en mars, et avril. Ne conviendrait-il pasd’ordonner aux agens forestiers, comme mesure pro-visoire, d’achever, avant la pousse des feuilles, leurmartelage dans les taillis? ce qui mettrait beaucoupmoins d’obstacles au choix, à l’énumération, à l’esti-mation et à l’espacement des baliveaux. Tout paraî-trait presque se concilier par cette utile mesure,puisque c’est seulement dans les contrées du nord oùles bois sont abordables dans cette saison, que l’usagede couper séparément le taillis et la futaie existe.
Par suite de ce rapport, l’Administration a arrêtéque, jusqu’à nouvel ordre , l’usage établi dans cha-que forêt serait suivi. ( Circul. du 2 Jloréal an 10 —22 avril 1802.)
Cette mesure , dit M. Dralet, est marquée au coinde la sagesse qui caractérise toutes les opérations del’Administration. Dans les forêts épaisses, et où lesréserves sont précieuses, le choix de la réserve estassez important pour le différer jusqu’après l’exploi-tation du taillis; mais il existe un grand nombre deforêts clair-seinées, où l’on peut facilement exami-ner tous les arbres réservés dans les coupes précé-dentes, et ou ils ont si peu de valeur, qu’il seraitridicule ,'pour en Faire le choix, d’exposer le taillisrenaissant à être endommagé par les charrettes et lesbestiaux. Ce sont donc les circonstances particulièresqui doivent faire',préférer l’un des modes dont ilvient d’être parlé.
§ 3 . — Examervde la question de savoir si l’on doitmarquer les baliveaux anciens et modernes à ré-server, ou seulement Ceux qui doivent être abat-tus f et dans le cas où ces'arbres doivent être mar-qués , si la, marque-doit être appliquée au corps onau pied de l’arbre. ' 9 ' -
I. La nécessité de fixer la responsabilité des ad-judicataires des coupes, 4 l’égard des arbres qu’ilsdoivent réserver, a obligé d’imprimer une marquede reconnaissance , soit sur ces arbres, soit sur ceuxqui font partie de l’adjudication La marque, dansle premier cas, s’appelle, ainsi que nous l’avons
MAR
déjà ,dj,t, marque en .réserve ; çt dans le fse&ond cas,marque efi délivrsnçg.
il; L’prdoimauce de 1669, tit, XV, art. 6, veutqueles pieds-corniers, arbres de lisière et parois, soientmarqués du jnarteau royal le plus près de terre quefaire « peut- Elle veut aussi, tit. XV, art. 11 , queles baliveaux (le l’àge soient marqués; mais 1 , à l’é-gard des ancien^ et des modernes, elle se borne,tit. XV, art. 12 , à en prescrire la réserve.
111 . Gnÿotjdaas son Manuel forestier, observeque ce n’est point par oubli, que c’est au contraireà dessein, que le législateur n’a point prescrit lamarque des modernes et des anciens, parce que ladifférence des baliveaux de l’àge avec les modernesétait assez sensible par elle-même pour ne pas enétablir une autre. Cet auteur est persuadé' que l’onne doit, d’après l’esprit de l’ordonnance, marquerles anciens et les modernes que dans le cas oùils fontpartie de la vente; ce qui, dit-il, serait cpnforn;e 4la disposition de l’art. 3 du tit. XXI, relatif auxdélivrances à faire 4 la marine, hors les coupes or-dinaires.
Il serait à souhaiter que l’on pût *e dispenser demarquer les modernes et les anciens , 4 cause desplaies que l’on fait à ces arbres , et que l’on renou-velle à chaque exploitation : de telle sorte que , dansdes taillis qui s’exploitent à 20 ans^,et pù L’on, mar-quait autrefois les modernes et les anciens de deuxempreintes,un ancien de joo ans en. 3 . reçu,dix, quiquelquefois forment autant de cautères, et qui tou-jours causent plus ou moins de désordre dans l’or-ganisation du tissu ligneux. La marqué des arbres àconserver a encore cet inconvénient, qu’elle donnelieu à des erreurs de calcul, si les agpns çe font leursopérations avec le plus-grand soin; tandis qu’enobligeant l’adjudicataire à -réserver tous les mo-dernes et anciens qui 11e sont point marqués en déli-vrance, il est impossible qu’il puisse eu-abattre unseul en fraude, parce que toute souche quj.ne por-terait pas l’empreinte de la marque en délivrance dé-célérait un délit. Ajoutons que le nombre des, ar-bres à abattre étant ordinairement beaucoup moinsconsidérable que celui des arbres à réserver, l’opé-ration du martelage serait d’autant plais expéditive.Il en serait de même du récolemeut;, puisqu’il suffi-rait de vérifier les souches des arhrqs jpayqués endélivrance, pour s’assurer si elle? ppftçn£ l’em-preinte du marteau, et si le nombre qn,Ç£t exacte-ment le même que celui porté au proçèft-verbaj. demartelage. . , j„ m .
Mais on observe, i°. qu’il es? difficile,dff çpnser-ver l’empreinte appliquée sur là racine,piedd’un arbre lorsqu’on l’abat, et qu’il pourrait arriverqu’un adjudicataire fût poursuivi sçppj^rp, coupable 52°. que l’adjudicataire ne peut fpirpiCoqpar l’arbreaussi près de terre qu’il le dorit^poqy ,«on Intérêt ;3 ”. que si les arbres réservés.ne son t ni çpmpLé* nimarqués, le marchand en .pourra faire attife et ca-cher son délit en masquant les, souches des arbresqu’il se sera appropriés; tandis que I4 marque et l’é-numération des arbres rçservis sont deux, moyens devérification qui concourent à la reconnaissance desdélits de l’espèce.
Ces objections sont fondées, et si dans les exploi-