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Tome second.
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MAS

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n’y aura point d’erreur à craindre. Au surplus, ilpense que pour faciliter la reconnaissance des feàji-veaux, soit pendant l’exploitation , sôit lors du ré-colement , on pourrait, indépendamment de la mar-que ordinaire, faire sur les arbres un léger 1 blanchis,qui, n’emportant que la partie la plus superficiellede l’écorce, ne causerait à l’arbre aucun dommage.Ce blanchis, fait à hauteur d’homme et du mêmecôté que le martelage, serait un indicateur Com-mode, facile à apercevoir, et plus propre à pré-venir les erreurs que le'mode désastreux dé la mar-que au corps.

Conclusions.

11 est certain que la marque au corps endommageles arbres, tous les forestiers en conviennent5 maisil en est qui pensent que la marque à la patte ou àla racine peut donner lieu à des méprises de la partdes bûcherons, et rendre plus difficile le récolement.Ces craintes ne sont pas fondées : avant d’abattre lesarbres, le parterre des coupes est nettoyé des ronces,épines et autres arbustes, et jamais un bûcheron neporte la hache au pied d’un arbre sans en avoir faitle tour, ne fût-ce que pour savoir de quel côté il l’at-taquera, de quel côté il le fera tomber. Au reste, dansles montagnes, où on se vctit souvent obligé d’abattreavant l’entière disparition de la neige, on prend laprécaution de blanchir au corpà les arbres à abattre,qu’on ait marqué en délivramce mi en réserve. Rienn’empêcherait, si on persistait dans la crainte de laméprise dont on parle, qu’on ne prit la même pré-caution par-tout ailleurs, et qu’on ne fit donc defort blanchis aux arbres à abattre au moment où onprocède à leur estimation et par conséquent à leurcomptage, ainsi, au reste, que cela se pratique enplus d’un endroit, notamment dans certains arron-dissemens de la Lorraine , où l’on a besoin ou àcœur de faire des estimations exactes, blanchis ouentailles,qui ont d’ailleurs pour effet de mettre obs-tacle à toute substitution de la part des adjudica-taires. Quant à cette seconde objection, que par lamarque à la racine on rendrait plus grande la diffi-culté du récolement, on ne peut pas davantage l’ad-mettre : l’empreinte , si on approche des arbres, etil faut bien qu’on en approche, il est même bonqu’on ne puisse s’en dispenser, et la marque à la ra-cine mettent plusdans cette obligation que la marqueau corps; l’empreinte, disons-nous, se présente plusentièrement à l’œil que quand elle est placée aucorps. Peut-être, à la vérité, faut-il alors se baisserplus ou moins; mais cette obligation a encore sonavantage pour l’agent qui surveille l’opération etsuit de- l’œil les gardes : il acquiert mieux la con-viction par ce mbuvement des gardes qu’ils ont re-gardé à l’empreinte; et arrivant lui-même aux ar-bres près desquels on s’est baissé, il peut, par sespropres yeux, s’assurer si on lui a accusé vrai. Cesdeux objections, les seules qui se présentent, ne peu-vent donc faire balancer à adopter la marque à lapatte ou à la racine de préférence à la marque aucorps, reconnue si nuisible.

Ces conclusions ont été adoptées par une décisionministérielle, du 23 août 1822, qui à donné lieu àla circulaire du 26 novembre 1823 , portant :

i°. Que les baliveaux de Fâge seront marqués dla patte le plus près de terre que faire se pourra ;

a°. Que les modernes le seront autant que pos-siblè d la racine, de deux marques sur deux blan-chis rapprochés F un de F autres. 3°. Que les anciens le seront d’une seule marqued la racine ;

4®. Que, pour Fexactitude , ét la régularité desmartelages et la facilité des récdlemens , tes marquesseront, dans chaque coupé appliquées d’un seul etmême côté et au nord. 1 1

MARTELAGE DES BOIS DE MARINE. V.

Marine. '

Par cette opération , on désigne lesarbrépqui sontpropres aux constructions navales, en Ips marquantdu marteau de la marine , dont l’empreintq est uneancre, ayant de chaque côté, de la tige les lettresM. R. , signifiant marine royale-

MARTELER. C’est l’actipnd^ marquer aveç lemarteaii.

MARTINET. Grand martèav de .'forge qui, semeut par là force d’un moulin. Les a gens forestiersn’en doivent permettre ni souffrir dans l’enceinteet aux reins des forêts, sans l’autorisation, du gou-vernement. V. Usines,

MASSIF. En jardinage, ce mot signifie une plan-tation d’arbres de toute grandeur foripant un bos-quet ; et en forêt, on entend par ce mot une futaied’arbres rapprochés les uns des autres.

Dans les jardins réguliefs, les massifs sont ordi-nairement séparés par des allées en ligne droite. Lesgrands massifs sont composés des mêmes arbres,donton forme de grands bois, tels que les chênes, lesfrênes, les ormes, les hêtres, le charme, Ie s érables,les platanes , les peupliers blancs ; on y mêle dçsarbres et arbustes propres à garnir le bas des mas-sifs et à faire du fourré, comme coudrier, saule-marceau, genevrier, houx, etc. On doit se déter-miner dans le choix des essences d’après la qualitédu sol. Les bords de ces massifs sont taillés aucroissant ; tantôt on les laisse s’élever en futaie ,tantôt on les coupe en taillis à des âges déterminés.M. Bosc observe avec justesse que lorsque les mas-sifs sont entourés de charmilles, et que les alléessont plantées d’arbres de ligne, il ne faut pas laisserles massifs s’élever au-dessus dç ces çirbres, tantpour l’agrément du qoup-d’œil que pour la conser-vation des charmilles.

Dans les jardins paysagers, les massifs sont tou-jours irréguliers, et terminés, dans la totalité ouune portion de leur pourtour, par des angles plus oumoins saillans. Leurs bords sont composés des arbresles plus petits et les plus remarquables, et mélangésde manière que leur port, la disposition et la couleurde leur feuillage et de leurs fleurs fassent contraste.Ces bords né sont jamais taillés. Les massifs des jar-dins paysagers ne se coupent point à blanc étoc , onse contente d’enlever successivement les arbres su-perflus, en coupant de préférence ceux qui nuisentle plus par leur ombre , qui sont les moins rares ouqui s’élèvent trop. Il faut beaucoup d’art pour bienconduire les massifs des jardins paysagers, et pouren obtenir et conserver les effets qu’on s’en promet.

Pour les petits massifs des jardins , on plante de&