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Tome second.
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MATHÉMATIQUES. \.,anx mots École fores-tière , la partie de cette sciertfcé, utilb aux agens del’AdmitnérraticflL' ,n ’ i9r "

MATIÈRES D’EAUX ET FORËT ^. L’ori :domiânee de 1669 emploie cette expression pourdésigner eu général les matières qui étaient dé lacompétence des officiers des eaux et Forêtl. V. le motCompétence .

MATIÈRES CRIMINELLE ET CORREC-TIONNELLE. En matière criminelle, il n’y a paslieü de diviser entre les prévenus d’ün même délit.{An. de la' C. de vais ., du 28 braurairè an t r.)

Le même fait qui a été la matière d’tfnd'prôcé-dure cori*ectionneile , peut devenir la matière d’uneaction civile lorsque ce fait, quoique dommagea-ble , n’es J pas qualifié délit. {Arr. de la C. décass.,dà 3 prairial an iS.)

Lés dispositions des lois sur les matières civilesne sont point applicables aux matières correction-nelles. “{Arr. de la C. de cass., du i er . nivôse an 17-*-•2$-décembre )8o3, 8 juin 1809 et 2 avril 1819.)V 1 . au Recueil, Action, Amende , Délit , Exploit,Jugement.

MATURE (BOIS DE). Quoique nous ayonsparlé'des bois de marine en général à l’article Ma-rine, nous Croyons devoir présenter ici un extraitdes observations particulières de Duhamel sur lesbois qui sont employés à la mâture.

On comprend sous la dériomînation de bois demâture 'toutes lès pièces qui doivent servir à fairedes vergues ainsi que des mâts,-les pièces de mâ-ture s’enrpioyaht, suivant leur grôsseur ou leur lon-gueur , à foire tantôt un mât et tantôt une vergue.On distingue seulement dans les arsenaux les piècesde mâture en mâts , en matreaux et en espars dou-bles ët simples. Les pièces les pins grandes sontrangées dans la première classe, les autres dans laseconde , : et les plus petites dans la troisième. Lesmâts ont depuis 60 jusqu’à 80 pieds de longueur,etdepui#22 jusqu’à 28palmes Je diamètre; la palmea i3 lignes. Les matreaux ont depuis 40 jusqu’à70 pieds Je longueur, et seulement depuis i5 jus-qu’à 22 et 24 pouces de diamètre. Toutes les autrespiècefi riioins considérables sont des espars.

On peut faire des mâts et des vergues avec plu-sieurs Jspècèâ; de bois; cependant l’usage constantde la plupart Je s puissances de l’Europe est de fairetous les mâts et les vergues avec des bois de pin etde sapiâi. ‘ au ^

' 11 y^dèS* pins-de beaucoup d’espèces différen-tes-,'èï'qéi portent entre elles des différences très-se ) ifoiMés , àaï)‘é l 'la qualité de leur bois. On donne lapréfétênée?? j>ëtffTe(s mâtures, à ceux qui sont fortrésiWéll:t?$ > 9ët pàrtïCUlfèfemetit à celui nommé pind’Eeoisë l t}ii jk/iAé Xj-eh&vC , que toutes les nationsinaritimbsCPStfrOpfe'tiréHt de Riga pour foire la mâ-ture de leurs plus gros vaisseaux.

Sifâèsëèék etsStWbfiè beaucoup à la bonne OU à'lamarnwiike qlitflité'deslmâts, l’âge des arbres,la qua-lité du tèVraih'où Rs Ont cru, et le climat, sontaussïde» circonstances très-importantes.

Les pins, -de même que les autres genres d’âr-bres, né parviennent que peu-à-peu à leur état deperfection 5 lèurbois n’acquiert que par degrés la du-

reté et la densité dont il est capable. Les jeunes pinsn’ont pas leur boUàussî pénétré dé résirte que ceuxqui sont plus âgés; ceux-ci, pour cette raison,' «ontrficrins Sujets à etté'piquéépêr les vërS. Lés pins tVépvieux s’altèrent, comme leskUtresarbresl, par le coeur;ce qui fait qti’il y à dél mâts dont lé boi» est pluspesartt au cœur qu’à là circonférence, ‘èt’d’autrek aucontraire qül ontlébdis de ta éireofcféretifle' plus pe-sant que fcelui du èérttrêV Quoiqu’il kxt plui impor-tant pour un màCtjuë cè ëoil'lé boisdé 'WüifOènÉé-rence qui ait toute sa bo'tJné-èms.litè*; 1 et qn’üne soitque peu arëhibti par tAie’Ié^fife èfltération'dans; lécœur,' néaUnioinsH'fmit!éVlïeë’Jélpftl*uli<S,'po<ir lesmâtures, des arbres ôn rètOUfet moMS enicimeifiliOn ne trouve gtfêrte'A’aéSea grands' ambres pourfairedes mâts dans lès - tenreS ttrèé-rtftigtës etaridbs,et ceux qui ont cru dans dés'terrea fort humides nésont pas résineux t ainsi .e’és-tdonC/, comme pour les 'autres arbres, les boftS Ibfedfc plus ,1 ikc(ai , q*’huüiideequi fournissent les ftTëilléUte'S-mâtUtfest «00 <

La bonté des pins (îéjsenJ'priWCipàWmeht dut cli-mat où là forêt-'së tfdtiéee Si tcfée,'et ' 'généralementparlant, les paÿsiea< pllis froids BOtit Cecr»OÙ<c0tteespèce de bois est de meilleure qualité j et où lesarbres sont leà plus grands et lesplue droit».' La sli-périorité qu’ont les màts de Norwége sur ceux qu’ontrouve ailleurs décide ce point. Cette meilleurequalité peut dépendre de cë que, danSfLeS’pBys’trèsJfroids, le suc propre de ce» boié étant Une résille quise fige par le froid et s'attendrit paria-chaleur; çôttesubstance résineuse s’accumule en plus grande à bon-dance dans les climats froids que : dans r <los payschauds, où , devenant plus fluide; ellU'iést plus dis-posée à s’échapper. Les couéhês 'des pins-qui vien-nent du Nord sont aussi plus minces et plus rappro-chées les unes des autres que' celles de» pins de Cespays-ci ; et cette remarque’seule doit leilr faire Jonn-ner la préférence, étant naturel ; de penser que lebois le pins serré est le pldsTorté 'imol'riy ■ loaioclL’abondance de ta régnai -est avantageuse non-seulement parce qu’elle donné de la souplesse aubois, mais encore parcé qu’elle déplaît à plusieursinsectes, qui attaquent plus volontiers les arbres quien sont moins pourvus : c’est d’ailleurs im r baumeconservateur qui résiste à la fermentation et à lapourriture. 5:; dus

11 fout toujours choisir les-arbres les pin» droitset les moins chargés'' dé brafiches powr faire desmâts;les arbres dont la tige ferait la couleuvre ne

pourraient se redresser qu’aux déperfsdu bois même,et céux qui auraient beaucoup de branches auraientconséquemment beaucoup de nœuds, qui forme-raient un bois tranché,Tacite -fe-rompre sous de fai-bles efforts.

On corinaît tju’uri n arbre eét propVe-à la mâturellorsqu’en pfiànt et ÎOrÜafit üri^peau, il ne romptpàifit , : dt què lèrbois’ test îiàfit? beilexvbkf i plus il Wtchargé ’dè’ résina, meilleur îl -ést. ïl fout -qne lescertleè f: anj»nels aiéftt'pë« d’épiisseuryet qu’ils soient! bien liés les Uns aux- antfes'f'que lai Coupe; tant augros qu’‘u petit'bout', soit d’une couleur brillanteet Uniforme, lés endroits^qui sont roux et ternes oublancs étant ordinafirëmeht vicieux ; enfin, prendre[garde si la résine qui remplît les nœuds n’a pas été