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Tome second.
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ajoutée par le marchand pour tromper, si cette ré-sine est naturelle-, et si les nœuds ne sont pas,pourris. ■ n-- - - ' . (

On fuit av*ssides mâts aveodes,sapins, dont les,deux espèces les plus communes dans nos montagnessont le-sapin'à feuilles d’if, qui est le sapin propre-ment dit,'fet le. sapin à-feuilles étroites, qu’on ap-pelé» picea. épiequ. IL s’en trouve de fort -grosdan» Le VaUis, dams la hante pt la basse Auvergne ,daAe les Pyrénées et ailleurs - , mais. il.n,’y a,aucunecomparaison à faire entre-les -mâts de sapin, et ceuxde pin .qui'viennent deKiga. La plupart des pins ontle-ùr,bois ai .rempli'de résine , que.si liqn fait uneplaie rA< un - pin qui végète., il en coule de la ré-sine .eir''àb0ndanGej. et..c’est ainsi qu’on ramassecelle -dont on fait usage dans la marine. Le sapinn?est paayà beaucoup près, aussi, résineux ; il seforme au rson éocirce des vessies , qui fournissent enpeèUeqrtâjaitihé.uiie .térébenthine claire et coulante,et son bois e?.tQujpur;».-un, caractère d’aridité quen’èmt'pasileahtèntfeÿès^éiceado pin, et sur-tout ceux(jui> TrieUsent deKorwege , dont le bois ast toujoursphi» .résineux jque celui des, pins qui ont cru enFrance ;-en Ecosse et en Angleterre.

La bois du’sapih se Charge de beaucoup plus d’eauque celui du pin, qui, étant plus imprégné de résine,est.moins sujet à être piqué des vers; et le sapinn’aysmt-que pen de résine, il perd [dus prompte-mtfflt sôn élasticitév Ainti, les mâts de pin du Mordsont préférables à ceux de sapin de France , sur-toutpous.iles [mâts dei buste.; pour tous les mâts et ver-gues quilnesont pas d’assemblage.

On a coutume d’abattre les pins et sapins pen-dant lîhiver, .évitant les temps de fortes gelées,parcq qu’alors ils sont, plus-sujets à s’éclater ; on lesabstt-rfez terreq. on retranche sur-le-champ lesbranches et. l'écorce , parce qu’il se forme entre lebcBs.Bt l’éoorcp -des vers qui ensuite pénètrent dansle bois et l’endommagent. On essaie de les voitureraulieu de leur destination le plus promptementqu’il estpossible;- ayant,tttçntion qu’ils ne s’échauffent pointdans la transport. Lorfc dps recettes , on a coutumede mesurer la; grosseur des mâts, qui ont depuis 15jusqu’à 2d> palmes, à 12 pieds du talon ; la grosseurde! oeux qui $©nfc.plvs forts se prend à i5 pieds. Sil’aubier n’est pas pourri, on le laisse, il conserve lebois ,let cm le cOBapte au marchand ; s’il est altéré,onde retranche , <et le fournisseur perd celle sous-traction- On pènse, communément qu’aux sapiftsc’es* l’aubier qui est le meilleur, mais qu’aux pinsc’est le bois qui-estimmédâatement sous l’aubier.

Conservation, des mâtures.

Ihî l’abpndaaceet de la bonne qualité,fie la .ré-sine,dépend) IqperfeGtiqndestha^s de pinsj qu’on, de^ntineiaux m â tares ;,6i,cette,|réaine est,d«u£s^pn étatde i souplesse., les .mâts sont: élastiques^, et; l’odeurqu’elle répand écarte,les scarabées, quj, produisentces petits vers qu’on pomme cirons dans les ports,etjque les tonneliers,appellent,nrt*«fyjs, qui mou-linent et piquent les bois. Si, au contraire, elle est,sèche, ce n’est plus un corps liant,,ç’est une sphsptance friable qui se réduit aisément, en .poussière:.

alors elle.a peu d’odeur, elle ne peut éloigner cespetits'vçrs,, qui, se nourrissant de la partie ligneuse,•naturellement assez tendre , rendront les mâts ver-mouIsJs.Te.psaffmte conservation des mats se réduitdonc à les garantir, d’être vermoulus et à conserverleur élasticité,

, U est /naturel de penser qu’on pourrait remplir,ces deux objets en couvrant les mâts de quelque bi-i tumoiou graisse, oq d’une espèce de vernis qui em-i pécherait tçs scarabées de déposer leurs oeufs sut. lai superficie des mâts, et formerait en même temps.un;obstacle à l’évaporation de l’humidité et au dessè-chement de la résine. Cependant, malgré ces pré-cautions , que l’on prend dans tous les ports, lesmâts se dessèchent, ils deviennent cassans, et sontquelquefois attaqués par les vers.

Suivant toute apparence , l’usage où l’on est enAngleterre, en Hollande et en France , de conserverles mâtures dans l’eau salée de la mer est le plus. avantageux. On emploie pour cela différens moyens,mais qui.ne sont pas tous également bons, et quiont respectivement des inconvéniens. dont il peutrésulter de l’altération dans les bois au lieu de lesconserver. Le plus grand , le plus beau et le meil-leur établissement est cqlui de Rochefort, où il y atrois fosses ou chenaux, dans lesquels l’eau saléede, la Charente entre., dans les temps de grande ma-rée , à la hauteur de 4à 5 pieds ; onia retient avecdes écluses pour l’empêcher de se retirer aux baissesmarées. Un deschenaux s’appelle la fosse noire , unautre , la fosse de l’Hot, et ont une écluse du côtéde la rivière ; et le troisième, le fer -à-cheval, qui adeux branches à deux écluses. Toutes ces fosses sonttraversées par des files de chevalets qui s’étendentdans toute, leur longueur : les mâts sont rangés en-tre ces chevalets, et sont assujettis par des traversins,qui sont calés sous les chevalets.

La fosse noire et celle de l’ilot ont, chacune,280 toises de longueur sur neuf de largeur. Il y a,dans chacune, 4° travées, qui sont formées par200 chevalets ; une rangée de 5 chevalets fait .cequ’on appelle une ferme; 5 fermes font une travée.On peut mettre entre chaque file de chevalets troisgros mâts , et chaque travée peut en contenir 12 ,sans les matreaux et les espars : de sorte que cha-cune des fosses noire et de l'ilot peut contenir a52mâts de 80 pieds de long , ou 42° mâts de 10 à 18palmes.

La fosse dite le fer-à-cheval a , d’une écluse àl’autre, 400 toises de tour sur 11 dp largeur; ellecontient 58 travées formées par 340 chevalets,qui sont à 33 pieds de distance les uns des autresdans le sens de la longueur de la fosse, et à fi pjeds6 pouces dans le sens de la largeur, de façon qu’ellepeut contenir 45o mâts de 80 pieds de long , et /i-pett-près 5ap mâts de moyenne proportion avec400 matreaux ou espars, y , ,.

, 1 Chacune de ces fpsses est entourée de berges de10 à i® pieds d’élévation; la partie de Isa berge,ducôté de la rivière est coupée pour recevoir unie vanne,qui se lève avec une vis, et sert à faire entrer dansles fosses l’eau de la marée montante et à la laisserécouler quand elle se retire, ou à tenir Les fosses àsec, en la fermant avant que la marée monte. Il n’y