584 MÉL
arbres résineux de l’Europe , quipe testent .pendanti’hiver. On a. remarqué, dans les Alpes de la. Suisse ,que lorsque les mélèzes conservaient .leurs.feuilleslors des premières neiges de l'automne T ie-dégel, netardait pas à venir , tandis que s’iis-en. .étaient dé-pouillés , ç’était un signe certain que le feoid devaitêtre durable. Les boutons -qui les produisent sontcouverts de duvet et paraissent, dés 1 tannée qui pré-cède le développement, à l’aisselle des feuilles. Lesfleurs se développent en même temps que les.feuiUes;il y en a de deux sortes, les fleucsunàles et les fleursfemelles : elles sont séparées, éparseseteauaordre surLes mêmes rameaux. Les fleurs mâles forment des cha-tons très-petits,- ovales-arrondis, de couleur-jaunâtreet presque entièrement .enfoncésau milieude petitesécailles J les chatons femelles , un peu moins nom-breux que les mâles, sortentde même d'un groupe depetites écailles roussâtres et très-serrées , et tendenttoujours à se diriger vers le ciel, quoique plusieurssortentde la partie inférieure des rameaux. Lors de lafloraison, ils sont de couleur rougeâtre, ou violette,au jaunâtre', de forme ovale , longs de 8 à 9 Lignes,fit composés d’écailles, dont celles intérieures pren-nent peu-à-peu plus d’accroissement que celles ex-térieures , et finissent par les surpasser lors de lamaturité des fruits, qui arrive vers la fin d’octobre;peux-ci sont des cônes redressés, ovales, de 12 à18 pouces de long,,de 9 à 12 lignes d’épaisseur, decouleur cannelle, composés d’écailles imbriquées,assez lâches, à la base interne desquelles sont deuxsemences petites, jaunes, ovales-aplaties, et sur-montées, chacune, d’une aile membraneuse de cou-leur jaune. Ces semences s’échappent pendant leschaleurs du printemps suivant ; mais les cônes videsrestent encore un an sur l’arbre.
Le mélèze croît sur les Alpes de la France et de laSuisse, sur l’Appennin en Italie , sur les montagnesde l’Allemagne , principalement dans le Tyrol, dansun grand nombre de forêts de la Russie , en Sibérie et dans la plus grande partie des régions septentrio-nales de l’ancien Continent : on ne le trouve pasdans les Pyrénées .
Culture. — La culture du mélèze n’est pas aussirépandue qu’elle mérite de l’être. On avait cru long-temps qu’il n’était pas possible de cultiver cet ar-bre dans les plaines, parce qu’il ne se trouve natu-rellement que-sur les hautes montagnes; aujourd’huion est détrompé à cet égard: tous les semis et toutesles, plantations de mélèzes qu’on a faits , depuis 40â 5,0 ans, dans les expositions convenables ont euun plein succès. Qn «te ceux qui ont été exécutésçn Écosse, en Suisse , dans le grandrduché de Bade,et dans les. Vosges; L’Administration des forêts ena fait faire dans plusieurs forêts des départemens dunord, dans l’Ariège , aux environs de Paris , etpartout il, a rpussi. La seule .difficulté réelle quis’oppose à la culture en grand, de cet arbre est lacLarte des graine^ «, l’eptbarras de s?en procurer,encertaine quantité. Celles que l’Administration avaitachetées , en .1806, venaient du Tyrql, QÙ ,s?enfont les plus grandes récoltes. On peut aussi, çn tirerdu Dauphiné, de La Savoie r de la Suisse et de l’Al-lemagne .
Récolte des semences. — Quoique les cônes du
MÉL
mélèze, aiftsi que,ceux de tousles arbres résineuxde l’iEurope., méritent dès Je n^lieu ou , 1 a. fin d’oc-tohre, U nJest p^int,convenable d’en faire la récolteau mois de novembre, parce que l’expérience a ap-pris que ceux qu’on récoltaifà cette époque étaientpins difficiles, à éplucher que ceux qui pnt.jêtft ra-mollis par les gelées et les, pluies 4fï l’hiver : c’estvers le milieu de février, et dans le mçqs dé' mars,lorsque les écailles commencent à s’ouvrir , qu’ondoit les cueillir.; ef epro/ne .if exi^te.à-la^fqis descônes de plusieurs années , ou, qe 4 çÛt, prendre que
ceux qui ont atteint leur, maturité-,MJautqm^,-pré-cédent, et qui se distinguent par |pug cqqleuf can-nelle. On laisse ceux de l’annee .antérieure, qui sontvides et dont la couleur est ; d’un brun fbncé.
Préparation des semences. —- L’ouverture descônes pour la séparation des semences s’ppère dela même manière qu’il a ,été indîqu^pour les se-mences de sapin , soit à la chaleur d’unè étuve, soità celle du soleil. ( V. Sapin-Epicéa.^ M, Ijartigblâme avec raispu la pratiqqmsi fqjjgantq e^s^nui-sible aux graines, d'ouvrir^ Ips cônes a\;ec umpoin-çon ou la lame d’un couteau. Comme ces cônessont bien plus difficiles à.ouvrir que qeyx dqs autresarbres résineux , il est prudent, lorsqu'on emploiela chaleur du soleil., de ne pas jeter Jes cônes aprèsle premier épluchage ; oq les met en réserve pour lesexposer, pendant L’été, â l’ardeur du.soleil, eton enretire encore une grande quantité de graines. C’estcette difficulté de l’extraction des semences de mé-lèze qui les rend si chères : elles coûtent encore,dans le Tyrol, jusqu’à 3 fr. la livre.
Un décalitre de cônes, donne une livre.6 oncesde semences avec leurs ailes, ou une livre 3 , oncessans ailes.
Un décalitre de semences avec leurs ailes pèse, or-dinairement 3 livres 3 onces , et sans ailes 9 livres6 onces. ,
Conservation. —Ces semences se conservent pen-dant plusieurs années , s; on a eu l’attention de lesplacer dans un grenier açré et d$ lç§ remuer de tempsen temps. Un très-bon moyen de les conserver lors-qu’on n’en a qu’une petite, quantité, est dé les pla-cer dans un sac de grosse toile , que l’çn suspenddans un endroit aéré; elles sont à rafiri des souris,et l’air pénètre les sacs avec bien plus de facilité ques’ils étaient de toile fine ou d’autre matière épaisse.
L’épreuve de ces semences se fait en lea oqvrantet en examinant l’amande : si elle est pleine , suc-culente , et si elle a conservé son odeyir, elle estbonne ; si, au contraire , l’amande est,,vide ; si ellea perdu son goût naturel et sa çôuleur}.'el(e ne vautrien.
Terrains, climats , situations et exposifions. —
Le,mélèze se plaît dans lés terrain 5 profonds , unpeu frais, et composé^ ue terfe végétale, de sable etd'argile; mais il vietjt Bien aussi dans tçuVlep au-tres terrains l’exception de ceux qui sont maré-cageux et, trop argileux;. On-en trouve dans les mon-tagnes les plus stériles ^ dans les fqpds seç$ et sa-blonneux , dqns les te;rpns pierreux et maigres, etsur les collines sèches et arides. On ditque les mon-tagnes, calcaires lui conviennent beaucoup, qu’il yacquiert non-seulement le plus bel accroissement,