Band 
Tome second.
Seite
386
JPEG-Download
 

58G M É L

Le mélèze, ainsi que' le .sapin ètet terminé parune ftèëhé'deÿtïnée' à prulongér'si hauteur. Le boju-ton eaHlfil' d'où part cette flètfié, ébàqüe'anhée, ne,se détfélôppe que long-temps après Jès bourgéoiis de*bra rrdhês la régales , précaution admirable de la na-ture j U p‘ai i ce'qQe Si ce bouton était gèle oij rompu ,l’ÿrbirè'îëssérâit dè Croître én hauteur, ou du moinsne s’éléVefâil! que fort peu et ne formerait jamais unebelle ‘IW.

Di îeldgâge du mélèze .—La plupart des arbresré^nètix né supportent pas, sans beaucoup d’incon-vénîeris, l’Opération de l’élagage. ( V. Pin.) Mais ilpafait que.cette opération , pratiquée sur le mélèze,lui est quelquefois avantageuse , pourvu qu’on lafasse graduellement, en coupant en automne, aprèsla chute des feuilles j savoir, la première fois, le ranginféneur des branches à quelques pouces du tronc ,et Papiiêe suivante, le second rang avec la mêmepr^iiiulton j plus les chicots de l’année précédente ,et'iiKsŸ de suite , sans la pousser plus loin. Ces mé-nagemens sont fondés sur la nécessité de ne pas occa-sionner Une trop grande déperdition de résine.

'Exploitation. — On doit suivre, pour l’exploi-tation des forêts de mélèzes, les mêmes règles quepôur celles des forêts de pins. V. Exploitation.

Qualités et usages .—De tous les bois indigènes,célui du méjèze passe pour être le moins corrup-tible ^ èi nous avons vu , à l’histoire de cet arbre ,qiie.la' facilité qu'il a de résister à l’action de l’air etdél’èaupendant dès siècles, l’avait fait regarder parlès anciens pjorame tout-à-fait incorruptible : ils le«lisaient même incombustible.

Le b ois du mélèze, lorsqu’il provient de jeunes

arbres ou de tiges excrues sur de très-bons terrains

et dapfe un climat tempéré, est d’un blanc jaunâtre ;

mais célui dés vieux troncs, provenant d’une situa-

tion froide et élevée, est rougeâtre ou brun, et

ferme. Il pèse, suivant les expériences de plusieurs

auteurs: savoir ,

■n h 7

ai

K 0 M S

POIDS

\

PAR

PIED CUBE.

DES AUTEURS.

VERT.

SBC.

.1.., '1 ■

lif.

©ne.

lif.

onc.

Yar entres deFenille.

»

»

oâ

8

JÊC 1

»

35

i* HfTïltî

Uaxdg, (ironc de 5o ans) . .

se ael rua - 1

68

i3

36

5

r /dem - t^ brin de 25 a*j} < . .

'•rOJ iui' <•)!• - ■

■ z inullss ticyi ni ■ s

»

»

33

»

^ " ~‘7 1;7 Tefhiè moyen. . .

îïvl'.U ZnV .nui' IV . '

âjaEMOB^HSBaa

68

i3

3 9

12

.j^renueiç de Çenitle a. trouvé que la dispositiondg^fibrçs ^qnèlè^, Ressemblait à celle du ?apîu ;<pte ( cbaquq.ç ; çp ! icbq^niRi^Ue était de mème compo-see d’unezqnq.det.bQ.ia^rès-dure , d’un grain fin etserré , et d’und zone de bois plus mou ; que la zone

M ÉL

dure du mélèze était d’un j^unë A\bricot foiicé, et■ la partie molle d’unjàürië pluW éraîf.j « Ce b'oiîs est proprëa l’afcltltleétufe ri Vile ët'na-•vale. On en fait du inertfiin, dds'cofps dé'fohiUlhes 5on le débite en planchettes d’ün med carré", pourcouvrir les maisons au lieu Hç udiee. Le s'oféil fait'sortir la résine desporès du bedsj' le^ joints Së rem-plissent , elle se durcit^ et par cé môÿeiï lés’ftiàiHDh*sont parfaitement couvertes et impénétrables àirvent et à la pluie'. » (Mi/lèt .) 1 1 ' "

« Il n’est point rempli de nœpds cqfnrme le^üln;il est excellent pour la cbafpètitd '{Jôùïçelf'son td’un très-bon usagé et point sujettëi : à pllef j Dril’emploie avec confiance dahS lêÿ Hsh& fVàii’,‘commepour les planchers dés cavés 5’il j^érdfe' ititifcVetinaltérable , meme en portant iud lé tfei'faihi’ 1 »

( M. te P résident de la Pour d’ r Aihiles.) *’

« De l’aveu de tous'ceux qui'fcorinaisséht ld mé-lèze , c’est le meilleur de tous lès Jjofs ,’sibrt’po'ur lacharpente, soit pouf la ménuiséfie. 'Sa'fôrcâ'égaleau moins celle du chêne. Chez les, Grisof/sf, J on enfabrique des tonneaux, qu’on petit ’fiotflmér ‘éter-nels, et où le spiritueux ail'vin, nè s’échappa pres-que pas. Dans le haut Dauphiïi'é’, la Savèiej le paysde Vaud , on en bâtit des maisons , èii plaçant despièces de bois d’un pied environ d’équàrrissagé lesunes sur les autres 5 la chaleur du soleil fait ; softirla résine de l’arbre , cette résine bôuchè lûus'les vi-des , et l’édifice , impénétrable â' I’à'fr ét â l'humi-dité , dure des siècles sans s’altéref.... Oii fait aVérle mélèze des mâts pour naviguer sut IW li‘d de Ge-nève , ils y durent environ 5 o ans;prêsquë tôus lesbordages de ces barques sont de ce bois et diirent ledouble du cbêne. » (Itozier.)

Cet arbre , dit Malesberbes , est lé plus ha'ût, leplus droit et le plus incorruptible dè nos bûii indi-gènes. Il est excellent pour tous lerf {isages et très-recberché ; car, en plusieurs cantons'de la Suisse ,une pièce de bois de mélèze coûté* le double d’unepièce de chêne des mêmes dimensîéhs. Cèt "atiteur avu, en 1778, des maisons dans le Vallais , construite?en mélèze depuis 240 ans, exposées à tou tes lés in-jures de l’air , et dont le bois était èncore si sain etsi entier, qu’on ne pouvait presque point y faireentrer la pointe d’un couteau. Mais^ suivant le mêmeauteur , des personnes qui avaient cherché dans lesmontagnes de la Suisse des bois propres à la roqture,avaient trouvé que le bois du méfeze, à cause ae sapesanteur, plus considérable que.qelle des pins etsapins, était moins propre à cet usage j cependant,comme il est plus fort, elles imaginèrent qu’onpourrait employer des pièces d’un moindre diamè-tre , et obtenir une égale résistance. On a^ ajoute-t-il , renoncé â faire cette expérience, parce que ,dans les pays où il y a beaucoup de mêlezes d’unehauteur prodigieuse, on en a'prouvé très-peu qui ,sur la hauteur requise pour des mâts, eussent memele diamètre auquel on consentait dé se réduire.

On tire malheureusement peu de parti d’un boissi précieux, parce que la nature ne le produit or-dinairement que sur des montagnes très-escarpées ,au-dessus de la région où se trouvent les sapins , etd’on il est très-difficile de descendre de grossespièces de bois.