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Son fruit, saccharin, est d’un goût agréable ; il estrafraîchissant et s’emploie contrôla dysenterie.
Ses semences, soumises à l’action de la presse,donnent une huile dont la saveur rappelle celle del’huile d’amandes douces.
On voit, d’après ces détails , que tout ce qui tientau micocoulier austral peut être utilement employé.
Les autres espèces, dont je vais donner une rapidedescription, sont :
II. Le Micocoulier de Virginie , celtis ncci-dentalis. (,V. la fig. à \'Atlas, PI. XV). U diffère unpeu du micocoulier austral : sa feùiike, d’un vertclair, est plus luisante, plus douce au toucher; elleest plus ovale, plus longue et plus pointue.
Un terrain gras et humide lui convient de préfé-rence, il n’est point délicat sur l’exposition.
Sa culture est semblable à celle du précédent, etl’on peut l’employer aux mêmes usages.
Il est parfaitement acclimaté en France , où sagraine n’éprouve aucune difficulté dans sa germi-nation.
Le froid a moins de prise sur celui-ci que surl’austral.
Il nous vient de Virginie et de Pensylvanie .
III. Le Micocoulier cordiforme , celtis cor-da ta ou crassifolia. Il diffère des précédens par uneplus grande élévation, un plus beau port, des ra-meaux plus longs, des feuilles plus larges, plus lui-santes, plus éclatante» et plus douces au toucher; sacroissance est aussi plus rapide.
Ce bel arbre n’est point encore entièrement accli-cliraatéau nord de la France , et lorsqu’il fleurit dansles environs de Paris , son fruit parvient rarement àsa parfaite maturité, ou bien ses graines avortent;mais il se propage facilement parla greffe, qui réus-sit très-bien sur l 'australis.
Toute exposition lui convient, etil peut être avan-tageusement employéaux mêmes usages que les deuxprécédens.
La Louisiane a enrichi la France de ce bel arbre.Nous le devons à un homme dont le souvenir ne peutse rappeler sans être accompagné d’un sentiment pé-nible et douloureux : c’est au vertueux et infortunéMaleslierbes que furentenvoyées les premières grai-nes; il lesfitsemer dans sa terre de Malesherbes , oùl’on voit encore le micocoulier cordiforme danstoute sa beauté.
Lorsque cet arbre sera parfaitement acclimaté enFrance , il méritera la préférence sur tous ceux deson espèce.
IV. Le Micocoulier lime, celtis lima, deM. de La Marck. Il ne s’élève qu’à la hauteur dei8à 20 pieds; sa feuille est lancéolée, très-poin-tue , à dents de scie très-aiguës, d’un vert foncé endessous, très-velue, et couverte d’aspérités qui larendent propre au polissage du bois.
Ses branchés sont courtes, horizontales et peuélastiques.
Il clxige un meilleur terrain que les précëdéns ; etsa culture appellè aussi plus de soins.
Il nous vient de l’Amérique septentrionale.
V. Le Micocoulier d’Orient, celtis çrientalisou Toumefortii. Il s’élève à la hauteur de i5 à
18 pieds; ses rameaux sont glabres; ses feuilles d’unvert fpnçé en dessus, et d’un vert clair en dessous :elles sont plus courtes, plus rondes, plqs dentées etmoins pointues que celles du cordiforme; ses bran-ches so;it aussi moins longues et moins élastiques.
Il croit ordinairement en buisson dans les mau-vais terrains. .
VI. Le Micocoulier coriace, celtis coriace a,de M. fiosc. Il s’élève à la hauteur de 20,à 25 pieds ;ses feuilles, à lobes presque égaux, sont ovales,aiguës et inégalement dentées, seulement »u tiers deleur partie supérieure.
Il diffère du Celtis australis par «es feuilles, pluqépaisses, plus glabres, plus arrondies à leur base,et d’un vert plus foncé en dessous.
Il est originaire de la Louisiane . tu
VIL Le Micocoulier panaché , celtis variegata.11 n’est qu’une variété de l’austral, tïéfit il ne dif-fère que par la panachurte de seS'fehiifes!, qui liiiest naturelle; ce qui le rend encore phW‘iusceptibled’être employé à l’embellissement des jardins pay-sagers. ■ ■ ’P •
Il y a d’autres micocouliers sur lesquels je fie m’é-tendrai point, par la raison qu’ils exigent l’Oran-gerie ou la serre chaude, et que la difficulté de lesmultiplier et les soins qu’ils demandent^ les néettenthors d’état de pouvoir être employés dans les arts.
Tels sont : le celtis integrijblia, apporté dn Séné-gal par Adanson ;
Le celtis sinensis à très-petites feuilles, qui s’é-lève peu;
Le celtis rhamnus micranthvs, ou arbre de soiedes Antilles , dont l’écorce, dans le pays, sert àfaire des cordes, etc.
On peut juger facilement, d’après les détails queje viens de donner, de l’utilité dont peuvent êtreles six espèces de micocouliers qu’en France il est siaisé de cultiver en pleine terre.
Il est également facile de sentir que cette éspèced’arbre, loin d’être négligée, mériterait d’être gé-néralement multipliée.
Le micocoulier peut occuper avec avantage uneplace dans les jardins paysagers.
Il peut servir d’arbre d’alignement, et plusieursarts utiles doivent s’en disputer l’usage.
J’invite donc les pépiniéristes, les grands proprié-taires, et même le gouvernement, à le multiplierautant que possible. Us se trouveront un jour bienrécompensés des faciles soins qu’ils auront donnésau micocoulier, parla satisfaction qu’ils éprouverontde pouvoir l’employer à tant d’usages différéns.
Quant à moi, je serai pleinement satisfait si jepuis prouver à mes concitoyens combien il leur im-porte de diriger leur attention et leur industrie versla culture d’un arbre qui se recommande par tant dedegrés d’utilité. (Extr. duMém. de M. de Cubières.)
MIELLAT, ou MIELLEE, ou M1ELLURE, ouimproprement ROSÉE MIELLEUSE. On a donnéle nom de miellat à une substance gommeuse et su-crée , qui, par sa consistance et sa saveur, a quel-que ressemblance avec le miel et même avec lamanne, et qui transsude en été, et notafnment pen-dant les grandes chaleurs, des feuilles, des fleurs,