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Tome second.
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des fruits et des tiges de la plupart des plantes. Elleest trèjl-j'WsiEtèsfir’iés titilles dés'Arables et destilfeiiis, nui ètt‘ io'jlt ‘quelquefois 1 'Ccrtïvèrt es" ccùri frécI’unééspèfÉ ae'èçriïls. Cette msltièèé fHrmé'souvent 1une'coitrib^’êj^ai^se , qfnse répftnd pttr lèrs botds ddla feuiïlç'èf tçimbe pat gouttelettes : lorsqu’elle estséchée, ell'é' se fédiiit en une poussière blàfichû.tfe,soluble dans l’eau. Quelques cultivateurs- croientque c’est uft •dép^tdbrmé sur les plantes par; l’air^at-mosphériquè? et c’est par cette raison què , dansplusieurs"contrées, on lui a donné le nom de roséeMielleuse j) frais «'est une erreur, que la simple ob-servation aurait dû détruire, puisqu’on ne trouvepas .cette substance sur tous les arbres, et qu’ellen’est - guère répandue que sur quelques parties desplantes, tandis que les autres parties n’en présen-tent aucune trace. Cette matière n’est autre chosequ’un suc d’abprd couteau daus lçs vaisseaux pro-pres e .etçne#ife élaboré dans les utricules, qui, se-cfét^i^fi pbigig^apale abondance , et n’étant enlevéni,^ t iflq,pUÀeé4»VlW frasées, s’accumule à lasuçjat^çpgrieui'a,flê,la feuillg., sur laquelle les.pu-cerons, qui habitent la partie inférieure de la feuillequi sa^rcnvye au-dessus, laissent encore tomber lemiellaf, qu’ils pompent à l’aide de leur trompe, etauquel ils, ont fait subir une préparation particu-lière. Cette préparation change assez la nature de lamatière Y pour que l’abbé de Sauvages ait distinguédeux espèces de miellat, celui qui transsude natu-rellement des différentes parties delà plante, et celuiui a subi dans le corps des pucerons une espèce deigestion qui en change les propriétés. Le blé estsujet aussi au miellat, et c’est une espèce de mala-die contre laquelle on n’a pu indiquer que desmoyens mécaniques, comme de secouer les épis avecdes branches d’arbres ou des cordes pour faire tom-ber les grainsde miellat; mais c’est de la pluie ou desarrosemens qu’on doitespérerde plusgrands secours.

Les plantes les plus faibles, celles qui croissentdans un terrain sec, sont plus sujettes au miellatque les autres de la même espèce ; mais, dans les étéssecs et chauds, qui déterminent une sécrétion con-sidérable, ce sont alors Les plantes les plus vigou-reuses qui fournissent une plus grande abondancede suc miellé. Quand la quantité en est trop consi-dérable , les plantes en souffrent, parce que cettematière, en bouchant les pores des feuilles, inter-cepte là .transpiration qui se fait par ces organes,s’oppose aux sécrétions ordinaires, et dérange parlà l’équilibre des fonctions vitales de la plante :aussi résulte-t-il pour les arbres de grands dangersde la prolongation du miellat.

On attribue la consistance du miellat à un chan-gement clans la température. Pendant la chaleur dujour , et tant que le soleil est sur l’horizon, il restedans un état de fluidité ; mais dès que cet astre estcouché, oublia température baisse subitement, lafraîche^(be^’aiivcondense le uiiellat. Ilestsouventenlévepâr Ips rpspes , et ç’est pourquoi on l’aperçoitplus^réquemmènt le matin et le soir qu’à toute au-tre heure de la journée ; mais lorsque les rosées sontpeu abondantes, et qu’il n’y a point de pluie, lemiellat reste jur les feuilles, et c’est alors qu’il est

nuisible.

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L'n auteur allemand assure qu’on peut occasion-ner le miellat en liant ou tordant lès branches desarbres , ou ért ttaiisJjOrtatit 1 subitement un arbred’üfiè;chambre chatlde dans une froide; ce qui luifait penser qu’èllé 1 n’est due qü’à une êvapôrationpromptement arrêtée. Pour appuyer son ràisônpe-meût, il fait observer que le mièllat ne' Se montreque su i les parties destinées à la transpiration, etqül «Ont principalement les feuilles j les fleurs et lesfruits. Tant que ce suc glutineux est scnls forme li-quide «ffe*»’ne : ûertt pas oonsidéràbles^ maisaussitôt' qulibeèt'idosséché et est transformé ch unepoussièreblanche semblable à une espèce de farine,il devient pins dangereux, parce qu’il obstrue'lèspores des feuilles et des fruits, rend nulle lVv>po-ration , et occasionne cpielquefois la fermentation etla putréfaction de la sève et des sucs, qu’il arrête :alors les feuilles , les fleurs et les fruits deviennenttantôt noirs , tantôt jaunes -et bigarrés; ils meurentet se détachent de la plante- Les sucs, putréfiés, sontd’ailleurs un appât pour les insectes , quo le 1 miellatavait attirés. Ces insectes, qui couvrent les arbres parmilliers, occasionnent de grands ravages, et on avu , dit l’auteur allemand , les feuilles de forêts en-tières en être dévorées. Tels sont les effets auxquelspeut donner lieu l’accident dont nous veinons deparler, accident contre lequel on n’a point de re-mède : heureusement qu’il n’a pas toujours dessuites funestes; mais en général on doit le regardercomme nuisible à la végétation.

MILITAIRES. Les délits de chasse commis pardes militaires en garnison ou présens à leur corpssont, conformément au droit commun , de la com-pétence des tribunaux correctionnels, nonobstantl’avis du conseil d’état, du 7 fructidor an ta. {Avisdu Cons. d’état, approuvé le 3o fructidor an ié,.)

11 en est de même des autres délits qui pourraientêtre commis dans les forêts par des militaires.

MILLIGRAMME. C’est la millième (partie dugramme. V. Mesure.

MILLIMÈTRE. C’est la millième partie du mè-tre : il vaut 5, points f'-f de point. V. Mesure .

MILL1STÈRE. C’est la millième partie dit stère.V. Mesure. .

MINE. Ancienne mesure de charbon contenantdeux miuots, et formant un sac d’environ 130 livrespesant.

MINERAL On donne ce nom aux substancesmétalliques mêlées de matières hétérogènes, tellesqu’on les tire des mines.

MINÉRALOGIE. Mot formé du latin minera ,mine, et du grec logos, discours, traité. C’est lapartie de l ’Histoire naturelle qui s’occupe de> la con-naissance des matières minérales, c’est-à-dire desterres, des pierres , des sels, des substances com-bustibleset des métaux. V., à l’article Ecole fores-tière, la partie de cette science dont la connaissance?est utile aux agens , et les mots Montagne , Pie/re,Terre .

MINES. On donne ce nom aux gîtes souterrainsd’où l’on tire soit des substances métalliques, soitdes matières combustibles , telles que la houille ,les bitumes , etc., soit des matières salines, commele sel gemme, l’alun, les vitriols , etc.