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Tome second.
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seur de terre végétale, parce qpe leurs débris sebrisent Facilement, et offrent des élémens plus actifeà la végétation,.

Montagnes tertiaires. — Les roch.es qui Le& com-posent, et dont les couches sont toujours-,horiaou-tales et parallèles entre elles, et l’abondance des,co-quillages de aenfes semblables à ceux qui existentencore dans tes mors actuelles, prouvent qu’ellessont le dépôt des eaux d’une mer qui a couvert lescontinens bien postérieurement à celle qiff & ibiméles montagnes secondaires, mais à une époque exètrêmement éloignée du moment actuel^Qn y trouvedes grès tertiaires, des sables et deaa, r ftUes de plu-sieurs sortes; la marne y est communs;,les sourcesn’y sont ni abondantes ni fréquentes.

Une partie du sol de la France est composée decette sorte de montagnes, que la similitude de leurscouches correspondantes annonce avoir fait partiede masses immenses, depuis sillonnées par les eaux.Leur élévation esj peu considérable, et leur sommettoujours arrondi ou aplati.

Les gypses secondaires, ou plâtres , quoique for-més, ainsi que les primitifs, dans l’eau douce, doi-vent être rangés dans la même catégorie.

Montagnes ou collines d’alluvion. — Elles sontdues aux débris des précédentes, amoncelés par leseaux de la mer ou des fleuves : elles sont composéesde cailloux roulés, quelquefoisagglutinés, plus sou-vent noyés dans une argile plus ou moins souillée defer. Les sources y sont très-rares.

Montagnes volcaniques. — Ce sont celles qui sontformées par des éruptions volcaniques. Leur éléva-tion est souvent très-considérable, et leur formegénéralement conique. Elles sont composées desmêmes pierres qui entraient dans la formation .desmontagnes primitives ou secondaires, même quel-quefois tertiaires , dans lesquelles existaient les vol-cans qui leur ont donné naissance; mais ces pierres,fondues ou au moins calcinées par le feu des vol-cans, sont devenues noires et ont pris des caractèresnouveaux. Quelques-unes sont solides, dures etd’une décomposition fort lente; d’autres, cellu-leuses; d’autres, friables et comme de la cendre.Dans quelques endroits, les feux ont mélangé lespierres calcaires et les pierres argileuses de manièreà en former de la marne , que l’air réduit facilementen poudre, que les eaux pluviales détrempent aisé-ment , et qui vont former, au bas des montagnes,des fonds d’une grande fertilité: telles sont la fameuseLimagne d’Auvergne , et les vallées du Vicentin. Lesmontagnes volcaniques diminuent promptement dehauteur, parce que les eaux qui découlant de leurssommets entraînent en grande quantité les matièresqui les composent.

Les cantons volcaniques manquent généralementde sources ; mais ils sont très-fertiles, et louruissentdes productions d’une excellente qualité, lis sontassez nombreux eu Auvergne , dans le Yi tarais , leVallais et sur les bords du Rhin, du côté de Coblentz et d’Andernach . v

§ 2. — Considérations générales sur les montagnes.

Les montagnes jouent un grand rôle dans le sys-tème physique du monde, par l’influence qu’elles

exercent sur tes météores r ht pa* suite sur F’é^f»©.raie,animale^ surtes productissas de la terre, et surl’économie politiqueengéJiéiiaiyLellr dspéct Im-posant r et les phéncÉnérte» ’XUBcf|Wels' ellfeè d’èhflèWtlieu frappent vive ment'L'imagination : ellerfétaieot',ainsi que les forêts, un-objetdé’ vénération tfoea lesanciens. L’était sur le mont Olympe qué'JiJpitwprésidait l’assem blée des dieux ç les MfiséS régnaientsur, l’Hédicon ; les Oréades et lesSftryVespeufpteîent

I usqu’aux moindres coteaux. Dans’rotts lest'tfemps,es hommes ont attaché de grandes 1 liièes'îâ’ téséminences, qui paraissent faire hricttmtafiin'îèatiin(lu ciel avec la terre, filles sont, én effet,’ unvaste réservoir où la nature prévoyante rassembleles eaux, et les économise ipour les dispënaèV lsùi-vant les besoins de la terre’. Que Serait, sans 1 le»montagnes, cette planète que nous habitons? Tan-tôt une plaine aride sans végétation etsMtS vié; tan-tôt un océan sans rivage.

Les montagnes produisent de grands 'Mena et debons effets, commeelles sont anssiIa tauSède l grftndadésastres : elles donnent naissance aux sources et auxrivières qui arrosent et vivifient nos campagnes, au*fleuves qui font circuler avec tant d’avantage les pro-duits de lanature et de l’industrie; elles produisentde bons pâturages, de belles forêts d’arbres qui n’ont'pas besoin d’une grande épaisseur dèUberrù Végétale ;elles recèlent la plus grande partie des métaux qui'sont d’un si grand usage dans la société ; elles pré-sentent des abris protecteurs; elles déterminent lespluies et détournent les orages dans plusieurs loca-lités ; mais dans d’antres contrées, et sur-tout Si onles a dépouillées de bois, elles laissent échapper de*torrens, des avalanches, des éboulemens qui por-tent la dévastation dans les champs et les- habita-tions. Elles sont aussi quelquefois la Cause de lon-gues sécheresses, d’ouragans, de grêles et de geléesprolongées, suivant qü’elles modifient PaCtioti 'desvents.

C’est à la chaîne des Alpes et aux montagnes quilui servent de prolongement, que la plus grandepartie de la France et principalement le climat deParis et autres plus au nord , doivent d’avoir lè phtssouvent la pluie par le vent du sud-ouest, et la sé-cheresse par le vent du nord-es*. Dans le Ci-deVantBas-Languedoc, c’est le vent du nord-nord-ouestqui est le,garant des beaux jours; dans un autvé pointautour des Alpes , ce sera un autre vent. Oh sè rap-pelle qu’en 1816, année si fatale aux récoltes par làcontinuité des pluies dans presque tenitef'la Ftancé,plusieurs parties du midi, et notamment les envi-rons de Marseille , n’ont pas cessé d’éprouver lu sé-cheresse. '

Je citerai, à cette occasion, une remarque que j’aiété à portée de faire : presque tous les adjudicatairesde coupes de bois demandaient des-prbregatioù's dedélai pour la vidange de leurs coupes , que leSplnfes-continueiles et le mauvais état des chemins heletilpermettaient pus d’effectuer dans le délai prescrit.Mais en même temps d’autres adjudicataires dequelques parties du midi de la France faisaient les'mêmes demandes, fondées sur la sécheresse, qui avaittari les canaux de navigation.

Comme le froid augmente sur tes montxlgntes îi