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Tome second.
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mer, Irtuu¥ 4 iaJt^môdt>a«fl« 89 sous se trouvent dee'pâ'-tuvagfls- cçpeetfW dsl oaàged pendant j à fl mois dela son b o(i> croissent let» mê--lèa^,.j)ui«il QflUé oti.dd trausefttdes sapins , celle detepioy , j vdqs J l<&rtial,dep ! chênesq «Dû. ' : •’■ z&

n X#r#Çffftn<lM JH0itf*gnesite»feienj général riche etvariée les v-oziétéa dè plantes y sont d’antarit-

plng.jioti)breu»esquft Ip situation des montagnes estd , alUejU£$'plçRpr'opre à la .végétation. Ainsi les mon-tagne «qpaaseitfc'lla E«*nce;de l’Italie et de l’Es-i’agBS'î^Wtllbrifi-plus riches en productions végé-tal&frquq c$Uf& quése trouve a b dans les climats plusfroids ou plus chauds. Par exemple , dans les Pyré-néps, t . hv 4 »fferWfia de tempéfiaÆare que l’on renw’r-que n jk-.snqçurq,qi*V>i». s’élève sut les sommets, faitrquçpntrai^pçcesrivexent des plantes propres auxprorinces méridionales, auxclimats tempérés et auxrégion* polaires,-1;' 1

I/â oléine ctrdWe à-peu-près se fait remarquer pourle^ animaéix. g,.. -

M.iDralet, qsvi a donné une fort bonne descrip-tion, des.Pyrénées , noiis-fuit connaître les essencesquintuplent ces m OP ta gués et. les défrichemenssuccessifs qui ,y (uiteu lieu. Comme les observationsqu’il présente peuvent s’appliquer à beaucoup d’au-tres montagnes, nous en donnons ici un extrait.

Les forêts, dit-il, couvraient autrefois la ma-jeure partie de la surface des Pyrénées . La plupartont été réduites en pâturage par tes habitons, et sur-tout par les bergers , qui les incendièrent ou les dé-tachèrent. Ce qui reste ne forme donc qu’une faiblepo.rtion de ce qui existait autrefois, et comme ladestruction s’est opérée successivement sur les par-ties qui avoisinaient les habitations, la plupart desbois actuels sont dans des situations désavanta-geuses.

Les absences dominantes sont le chêne-rouvre,quercus robur (Lin.), et le chêne sessile, quercussessiliflora ' Schm. ■;. Les forêts de chênes se trou-vent, sur les montagnes les plus rapprochées desplaines, qui s’élèvent jusqu’à 6 à 700 mètres au-des-sus du biveau de la mer.

La hêtre, fagus sylvatica ( Lin. ), s’associe auchêne,^ ol lui succède jusqu’à la hauteur de 1000mètres.

Le sapin, pains picea (Lin.), dispute au liêt re lesterrains qui sont habituellement privés des rayonsdu soleil, et.m’approche des pins sauvages, pinus ru-bra qui ‘s’élèvent jusqu’à la hauteur de

17OQ jpètrps, et-terminent l’échelle de végétationdes.ariwm en- •

La-nQfnsWclattire des autres grands arbres, etdes arbrisseaux, et arbustes qui croissent dans lesPyrénées , slriève à plus de deux cents espèces, parmilesquelles on remarque cinq espèces d’érable, deuxespèces d’auue, le bouleau ordinaire, le charme,le châtaignier, le buis, deux espèces d’alizier, ungrand no*pbcei 4 &cytises, de daphnés et de bruyères,

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ehêtrè domtnrth ?‘lê frêne élevé'et le frêne à fleur,’ftlj»po^aé*pte'-rtmri&- blanc, lé sapin ordinaire,le pin-cembro, le pin tçaritime, l’épièéa j et quçl-mves'pïh^ à'jrigéofts 1 , "beaucoup de pins rouges d’É-IcoHsè ét 1 des pins à trttchets, des fîlarias, dès'pîsta-bhlèrs 1 , leS'peupliers blanc, grisâtre, noir, et létremblé, lé merisier, le bois de Sainte-Lucie, le poi-rier^Cdtitnirm, id cognassier, plusieurs espèces dethêhei l’télléé que le terris, ld Kermès, le chérie py-ratnidab\ ’téVcftenè 'vert, le chêne des Pyrénées , let héne+WéttWè fXW chênesessile, le liège et le tauzin j ,pn i tn 9 iis(e"trtiséî‘lé'sUrmà6‘‘des cortoyeurs, grandtiofrtbns 1 d’éépèéeide groseilliers, dè rosiers, de ron-ces, d’aurétnnehièrri;, d’épines, de feen'ètset de chè-vrefeuilles; quiniè espèces de saules, trois de sy-reau, le sbrbiêr des oiseaux, le tamarix, l’if, letilleul à petites feuilles,' l'orme fchampêtre, deuxespèces de viornes,'etc., etc.

On peut juger; par le nombre des arbres et ar-bustes des Pyrénéès , qui ne 1 .formé qiïMne faiblepartie des plantes qui les couvrent, combien fa flôrede ce s montagnes est fiche.

La diminution ou l’abaissement des montagnesest démontré par plusieurs faits géologiques r fitnotamment par la quantité immense des débris queles eaux courantes en ont détachés, et qui formentaujourd’hui le sol de nos plaines; par la diminutionmanifeste que les rivières elles-mêmes ont éprouvée;par les excavations très-considérables qu’on observedans des rochers qui forment aujourd’hui des som-mets de montagnes; enfin par les dégradationsqu’elles éprouvent encore tous les jours. Les géolo-gues placent la diminution des eaux au nombre desfaits qui prouvent celle des montagnes, parce quece sont les plus hautes montagnes qui donnent nais-sance ahx plus grandes pluies, et par suite aux plusgrands fleuves: or, les anciens lits des rivières, beau-coup plus larges que ceux d’aujourd’hui, attestentincontestablement la diminution de l’effet, et parconséquent de la cause. Mais dans cette explication,on ne doit pas séparer les montagnes, des forêtsquiles recouvraient et qui favorisaient la formation dessources, puisque les montagnes mises à nu sont in-capables de retenir les eaux, et qu’elles las laissentéchapper par torrens. V. ce que nous avons rapportéà cet égard dans le Discours préliminaire, p. 10 ètsuivantes.

La dégradation des montagnes ne suit pas l’ordrede leur hauteur ni de la dureté des pierres qui lescomposent. Celles qui sont perpétuellement cou-vertes de neige, de plantes, d’arbres, v sont moinsexposées que celles qui sont nues, et qui éprouventl’action dissolvante des élémens. Ce sont sur-tout lesalternatifs de gel et de dégel, d’humide et de sec,de froid et de chaud, qui agissent dans ce cas et mé-caniquement ; les collisions , les frottemens causéspar lés chutes, le roulement dans les torrens, achè-vent ensuite de réduire les premiers fragmeiis en ro-ches arrondies , puis en cailloux roulés, puis en sa-blon, enfin et successivement en argile ou eh marne.La décomposition chimique agit à son tour et d’unemanière très-active, sur-tout dans les pierres sili-jceuses composées, qui, par leur exposition à l’air, sechangent en argile. Cela se remarque à la décompo-