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Tome second.
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tition bien plus avancée delà surface-su péri cure despierre» de cette nature- ancaejjnhlmeiiit ,détâakéesd’une voche,qu’à leur stirfaceinfériesire».' urnsg à !

M. Bosc, àJqui Remprunte une jpartietlïBïblisel'-jvarions contenues dans cet artdclei, déplore !l»tf**â 4 dimprévoyance de nos pères et de nos condemporains,qui Ont détruit les arbres qui couronnaient iesrscon-jmets, et notre indifférence pour ItLipdstérit^JtjBidOus. fait surseoir.-à la repl»HtàtianldusimenîtagBbsjqui ejr sont encore susceptiblefed’ËombiOai de-'tnonq-jtagbes, Véccie-t-il, sont anjoujgcHhaq enttérenOenndégarnies de- terre, et par connéquant-iin propres-àteu te i culture i-U «o faut pas ardir beaiisaubisc^retgadans L’intérieur delà France , ppttropbvreOiy «tendesmilliers d’-endxoits ainsi perdus, h jamais poorJatsbr-,ciété j surtout dans les déptu-tBrothaanêriilianaux,;o’esBà cette cause que tant de villages jadis fournis desources, manquent aujourd’hui-d’eau-pendant IMté,ou même pendant-toute l’annén; -riooK ai- iu

tes bois du simuiet des .montagnes arrêtent d’ufn.côté, une partie des eaux pluviales j-qui alors s’infil-trent petit à petit dans ta terre, et diminuent del’autre la rapidité de ^écoulement de celle qui nepeut être absorbée : or,- on sait que c’est de la len-teur de l’infiltration que résulte la-permanence desfontaines, comme’c’est de la masse, ainsi que dumouvement accéléré des eaux, que résultel’entraîne-mont des terres^

L’estimable auteur que nous citons voudrait quele gouvernement fit des lois répressives- contre ledéfrichement des bois sur les montagnes, et il rap-pelle qu’en Suisse , pays où les forêts sont devenuespresque aussi rares qu’en France , il y a peine demort contre celui qui couperait des arbres sur cer-taines pentes où les bois garantissent les villages desavalanches de neige.

11 existe' bien une loi, celle du 9 floréal an 11 ,contre les défricheinens en général; mais combienn’a-tion pas de moyens pour en éluder l’exécution?V. Défrichement.

Nous ne pouvons mieux terminer cet article,qu’en rapportant un extrait île la circulaire écrite, le4 novembre 1807,- aux conservateurs des forêts , surle mode de repeuplement des montagnes :

« La destruction inconsidérée des bois sur les som-mets et les pentes rapides des montagnes, en privantla société d’une production de première nécessité,est devenue la cause d’une calamité publique.

» Les eavx^ne trouvant plus d’obstaèie à leur dé-rivation, ont entraîné les terres dans les vallées;et les rochers, restés nus, ont perdu la faculté qu’ilstenaient des bois dont ils étaient garnis , d’arrêterles eaux, qui alors ne s’échappaientque par infiltration, et allaient alimenter’des sources qui n’existentplus. '

» Plusieurs contrées voisines des’ montagnes ontvu,' en effet, disparaître les ruisseaux et fontainesauxq'uelsellés devaient leur fertilité, et- se détériorerou s’anéantir leur agriculture.

» II èst donc du plus grand intérêt de repeupler lespentes et les sommets des montagnes.

'» P-armi les méthodes qu’on peut tenter avec es-poir die succès, il en est uné qui en à défà obtenubeaucioup, et qui mérite, par la combinaison des

opérations qii&lle exige, d’être employée de préfé-jfenoe^iàltBàUeJaiatœêi , ev j • >1 rôt .• ■ -

nièrl »P, 4 >re£iibbuBri» au sommet! de la pente de lamontagne, et sur une ligne parfaitement horiton-1 tal* f. une ; petite tranchée de Ô4 à Si millim. (2 à3 ponces) de-profondeur, suivant l’épaisseur de lacouché de terre qui a’ y trouve encore, et de 108 mil-lim.-n (-4 à & pouces y de largeur. On range les ga-OOns^ les pierres et la terre qui en proviennent suriaibord de la-tranchée, du côté'dellai pente de la-montagne, de manière que cette tranché# acquière ,îpiyr cette.afklitionyubo profondeur! presque doublé,et que ses .bords inférieurs dt supérieurs be trouventde- niveau, q - i l iclfiOId

» a?. Cette-première opération faite 1, omouvre depareilles tranchées parallèlement .sur toute la pentede la montagne,iafdistantes le8.unes.des autres d’unmètre 299 à 624 milfim* (4 à drpjeds)p«uivant leplns-ou le moins de-rapidité de la pente*- -id s.ir .xiâ^iOnilabourelle-iend de tespetites»-tranchée*,et l’on y répand des semences de spin f , de sapin.,- demélèze,, de bouleau ]ide chènecfU aiurfiles ytrelon lanature du terrain.et son exposition..On mêle ù- cesgraines, lorsqu’il est-possible, des semence* dfejoncépineux ou de genêt, pour protéger par leur ombreles semis contre l’ardeur «lu soleil et la^riguéur dufroid, et pour opposer un obstacle déplus, par- leursracines, aux a valantes qui suivent les grandes pluieset la fonte des neigeât il. lit

v Les tranchées sa remplissent insansiblemant desdébris des végétaux et des terres que les pluies en-traînent vers lç penchant de la montagne. Les in-tervalles d’une tranchée à l’autre se gazonnent et

raffermissent ; les eaux des pluies, retenues parles sillons, imbibent la terre, et les jeunes plantstrouvent l’engrais et l’humidité nécessaires à leurdéveloppement.

» Il résulte de ce qui vient d’êtredit, que l’on doitbien se garder de cultiver en pommes de terre ou engrains les pentes des montagnes. Ce serait, en effet,faciliter l’éboulement des terres, La dénudation desracines des arbres, et augmenter ainsi la rapiditédes pentes.

33 11 est encore une autre méthode que l’on suitdans quelques pays pour faire des semis sur despentes rapides : elle consiste à faire des trous poury jeter la semence, sans labourer le reste du terrain ;elle est bonne sous le rapport de la germination etde la croissance des arbres, mais eue ne remédiepoint à la dérivation trop rapide des «aux. Les arbresd’un pareil semis ne se prêtent point, comme dansla méthode précédente, un appui mutuel cojatrè lesvents, et, par leur ombre, contre l’ardeur dü soleil.Cependant cette méthode peutètre employée, commeplus économique, dans les pentes encore couvertesde gazon, en observant de disposer les trous en-échiquier, et d’amasser sur le bord de chacun, ducôté de la pente de la montagne, les gazons et pierressortis de l’excavation; mais quelle que soit la mé-thode que l’on suive, on doit faire la plus sérieuseattention à la nature du terrain et à son exposition :c’est de là que dépend presque toujours le succèsdes semis. On sème avec fruit à l’exposition dunord les sapins, les pins, les mélézes et le bouleau;