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Tome second.
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MUL

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sort «le la 9KMtjiL$e de Saint-Dié , sous les peinesporté «ys. par LsdU firfèt. V.au Recueil.

, Vif- Eafin, un,arrêt,du »2 mars 1788, en main-teqanf .plusrejir? particuliers dans la propriété desm^pliçSiàjSpiaiïlu’ifc possédaient dans les commuaua\ 4 ès à# ifjaififcnMemel, Jasel, Montauban et Ba-gn^tvss-do-Lpdw 1 ■> Ordonne la démolition de plu-si^urs^ar)(tr^ti^t-fcwt très - expresses inhibitions etdéfWvsç^ particulier d’en établir sans permis-

sion^àtp^ÿifnUo, 1000 fr« d’amende. - ,

YIH.,PnjY,oit,.par oes arrêts,* que lp principe dela n l épes$4é.,jcl?0be permission pour.établir des mou-lins à scie, consacré par l’art. 43 du tit. XXYII del’ordoqyyuigp; 4^1669, a toujours été maintenu,maissops différentes peines dans quelques localités

Le* contraventions aux 'réglemens sur l’établis-Igpient dps scieries sont delà compétence des tribu-naux correctionnels. (Décretdu 12 juin 1804.)

IX ï ,d j€S 'possesseurs de scieries doivent faire mar-quer les arbfes qu’ils destinent à être débités en plan-ches, sous' le? peines prononcées par les réglemenslocaux. Le défaut de préjudice causé à l’état ne peutêtre un niotifdt’excuse.U n’appartient qu’au gouverne-ment d’accorder ipa,remises ou réductions d’amendeque l’équité peut réclamer. ( Arr. du 20 juin 1823.)

MOULlTiJi ÇEOISjn Le bois mouliné est celuiqui est piquédes vers, et qui se réduit en poussière.

MOUSSE], tuusoust Famille de plantes qui faitpartie de la cryptogamie de Linné , et qui renfermeune trentaine de genres et un très-grand nombred’espèces. Les mousses croissent sur toutes sortes deterrains, sur.{es pierres, les bois morts et les ar-bres j elles préfèrent les Leux frais et humides.

Il parait que les mousses ne font point autant detort aux arides qu’on le pense assez généralement;elles ne vivent point à leurs dépens et s’opposenttrès-peu à leur,transpiration, et le peu d’humiditéqu’elles entretiennent sur leur écorce n’a presquepoint, d’inçonvéuiens.

Cependant, il est bon d’enlever la mousse des ar-bres fruitiers. Le temps le plus convenable pour yprocéder est après la pluie. On se sert à cet effetde hrosses, ou d’un morceau de bois fait en formede qouteau , ou d’un couteau émoussé , ou de petitesétrilles un peu, recourbées, ou enfin, pour les petitsarbres, du dos de la serpette.

Mais sj les mousses ne nuisent point aux arbres ,leur présence et celle des lichens sur les jeunes in-dividus auuoncentsauvent une mauvaise végétation.

On a annoncé qu’en blanchissant avec de l’eau dechaux les arbres couverts de mousse, on leur ren-dait de la vigueur, et qu’on les disposait à se char-ger, de fruits; mais si cet effet a lieu, c’est pro-bablement parce que l’eau de chaux, en tombant aupied de l’arbre r agit comme matière alcaline en dis-solvant le cachons contenu dans l 'humus.

MOUTONS, Ces animauxy ainsi que les chèvres,sont plus redoutables dans les bois que les boeufs etles vaches, parce qu’ils sont plus friands des jeunesbourgeons, et qu’ils rongent le bois jusqu’à l’écorce.V. Chèvre.

MU 1 D. Ancienne mesure de capacité, qui étaitttès-variable. A Paris , un muid de charbon conte-nait 320 boisseaux.

MULOT, mus sylvaticus (Lin.). Quadrupède dugenre des rats , qui habite ordinairement les bois etles buissons,; sa grosseur surpasse celle du Campa-gnol et de la souris , et sa tète est plus volumineuseque celle du rat. Il est d’un fauve noirâtre en dfes-sus, et d’un blanc grisâtre en dessous, avec une pe-tite tache fauve sur la partie antérieure de la poi-trine.

On trouve les mulots principalementdans les paysde montagnes ou dans le voisinage des forêts y'«d’miils se répandent dans les champs un. peu avant larécolte et pendant les semailles, sur-tout 1 celle^'djiprintemps, pour dévorer les graines qu’îlsmeuventtrouver. "

Après ces excursions, ils retournent dans les bois,où ils trouvent des glands , des faines, des noisetteset autres fruits, dont ils font provision pour l’hi-ver. Leurs trous, qui sont ordinairement ceux destaupes, ou l’intérieur d’une racine pourrie , ou unefente do rocher, en sont presque toujours remplis.On a quelquefois trouvé plus d’un boisseau do cesgraines dans un seul trou. :uf q ob

Ils font plusieurs portées, chacune de huit à dixpetits. Cependant leur multiplication parait moinsrapide que celle des campagnols, sans douto parcequ’ils sont plus exposés dans les bois à la dent et aubec de leurs ennemis.

Les mulots causent quelquefois de grands ravagesdans les semis de glands et de faines, dans les jeu-nes plantations et dans les repousses de taillis; ilsenlèvent les graines, et sur-tout les glands , en sui-vant les lignes où ils sont semés; ils rongent et dé-vorent les racines tendres et les jeunes bourgeons ,et ils écorcent les brins de taillis dans tout leurpourtour et à une assez grande hauteur.

11 y a des années où ils se multiplient d’une ma-nière prodigieuse dans les forêts, et où ils causentdes ravages considérables par la grande consomma-tion qu’ils font des glands et des faines, et par ladestruction des jeunes recrus. Ils aiment sur-toutl’écorce des jeunes charmes , hêtres , érables et frê-nes , et il arrive souvent que des taillis de a à 6 anssont entièrement écorcés par ces rongeurs; ce quinécessite le prompt recépage de ces bois. Dans lescoupes de futaies, on les trouve dans les situationsexposées au soleil, et principalement aux,.endroitsoù le recru est âgé de 4 à 8 ans et très-serré : c’estlà qu’ils sont en plus grande quantité et qu’ils cau-sent le plus de dommage. Les coupes plus jeunesou plus âgées et toutes les plantations isolées sontbeaucoup moins exposées à leurs dégâts.

Voici quelques exemples qui feront connaîtrecombien la multiplication des mulots peut être dan-gereuse pour la conservation des bois.

Un procès-verbal, du 4 février 1819, rédigé parles agens forestiers de l’arrondissement de Château-Salins , département de laMeurthe, a constaté quedans des coupes d’une contenance totale de 5 i hec-tares, exploitées en j8i4, 181 5 et 1816 dans les fo-rêts dites la Garenne , le Cugnot de Fribourg et laFontaine aux boeufs , les mulots ont rongé, en j 818,l’écorce de la grande majorité des brins de charmeet de quelques rejets d’érable , et cela dans toute lacirconférence'des tiges et jusqu’à la hauteur de 2, 3 et