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Tome second.
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MULTILOBÉ. [T. rie bot.) Diffère de multifideen que les incisions sont des sinus obtus.

< MULTILOCULAIRE. [T. de bot.) Qui a plu-sieurs loges.

MULTIPLICATION DES ARBRES. On peutmultiplier les arbres par les semences, par les bou-tures, par les marcottes , par les drageons enracinéset par la greffe. La multiplication des arbres parlessemences est le moyen le plus naturel et presquetoujours le plus avantageux ; mais on n’est pas tou-jours sûr d’en obtenir précisément l’espèce ou la va-riété d’arbre qui a fourni la semence. Dans certainsras, les boutures sont le moyen le plus expéditif;mais toutes tes espèces d'arbres ne se prêtent pas àcette sorte de multiplication. Bien peu se refusentaux marcottes faites avec précaution; mais ce moyenest moins expéditif que les autres. Il y a des arbresqui poussent des rejets de dessus leurs racines : onnomme ces rejets des surgeons ou drageons enra-cinés; ils fournissent encore un moyen de multiplieraisément et assez promptement certaines espèces;on a de plus l’avantage, par cette méthode ainsi quepar les deux précédentes , de conserver dans leurintégrité les espèces et même les variétés ; enfinlorsqu’on se propose de multiplier une espèce ouune variété dont on fait particulièrement cas, onpeut encore employer utilement la greffe.

Il y a des arbres qui ont tant de disposition à re-prendre de bouture, qu’on est assuré d’avoir un ar-bre tout formé si l’on met en terre une branche de8 à 9 pieds de longueur sur 9 à 10 pouces de cir-conférence, ce qu’on nomme des fiançons ou plan-tards : c’est ainsi qu’on a coutume de multiplier lessaules et plusieurs espèces de peupliers.

MUNICIPALITÉ. C’est le corps des officiersmunicipaux.

La proclamation du 3 novembre 1789 enjoignaitaux municipalités des communes voisines des forêtset bois d’y empêcher l’entrée et la vente d’aucunbois de délit, et de prêter, en cas de réquisition,main-forte aux officiers chargés de faire exécuterles lois et réglerçiens sur la conservation des forêts.

Les corps administratifs et les municipalités (au-jourd’hui les maires et adjoints) sont chargés, chacundans leur territoire et selon l’ordre de leur institu-tion , de veiller à la conservation des bois, et defournir main-forte pour cet effet lorsqu’ils en sontrequis par les agens forestiers. [Loidu 29 septembre1791 , tit. VIII , art. 1 er .)

Les officiers municipaux (les maires et adjoints )assistent, sur les réquisitions qui leur en sont faites,aux perquisitions des bois de délit dans les ateliers,bàtimeus et enclos adjacens, où lesditshois auraientété transportés. ( Ib., art. 3 .)

Dans le cas où les corps administratifs soupçon-neraient l’exactitude ou la fidélité des gardes, ilspeuvent visiter les bois domaniaux et autres soumisau régime forestier, dresser des procès-verbaux etles envover à l’Administration ou au gouvernement.

Ib.) V. Maire.

MURIER , morus. Genre de plantes delà familledes urticées, que Linné a placé dans la monoéciet riandrie, mais qui a quelquefois des fleurs dioïques.

Ce genre renferme cinq espèces d’arbres : le mû-

rier noir, le mûrier blanc, le mûrier d’Italie , le mû-rier de Constantinople , le mûrier rouge.

Le Mûrier noir , môrus nigra , est originaire del’Italie . On le cultive principalement pour ses fruitsdans toute l’Europe méridionale et même dans leclimat de Paris . Cet arbre ne s’élève guère qu’à 7ou 8 mètres ; sa tête est composée d’un grand nom-bre de rameailx, qui présentent dans leur ensembleune forme arrondie approchant dé celle du pom-mier. Ses feuilles sont grandes, dures, roides^ en-tières et divisées en lobes, sur-to.it quand il vientdans un terrain aride. Ses fruits se teignent d’unecouleur noire à l’époque de la maturité; leur formeest oblongue , et la pulpe est remplie d’un suc vis-queux abondant. La mûre a un goût assez agréable :elle est adoucissante et laxative. On l’emploie engargarisme pour calmer les inflammations de lagorge et pour déterger les ulcères de la bouché ; lesuc sert à colorer les liqueurs. L’écorce de la racinepasse pour purgative. Le bois est liapt 'et flexible ;il ressemble beaucoup à celui du mûrier blanc , eton peut l’employer à divers ouvrages. Il pèse parpied cube 4 2 livres.

Ou multiplie rarement le mûrier noir de graines ;les rejetons, les marcottes et les boutures sont pré-férés.

Le Mûrier blanc , morus alba, ainsi nommé àcause de la couleur de son fruit, est originaire de laChine . C’est le plus important de tous les mûriers,à raison de la qualité de ses feuilles pour la nour-riture des vers à soie. Il s’élève à la hauteur de i 5à 16 mètres lorsqu’il croit en liberté dans un bonterrain. Il a T écorce épaisse , gercée et grise, lesbranches éparses et nombreuses, les feuilles presquelisses, d’un vert tendre, variant beaucoup dans lagrandeur et la forme de leurs lobes lorsqu’elles enont, les fleurs verdâtres , les fruits presque ronds ,blanchâtres et de la grosseur du petit doigt.

C’est principalement pour sa feuille qu’on cul-tive cet arbre ; cependant la prompte végétation dumûrier blanc , et la facilité avec laquelle il s’accom-mode de presque tous les terrains, même de ceuxqui sont inontueux et rocailleux, et des lieux où ilne croît que des bruyères, enfin la propriété qu’il ad’arrêter les terres sur les pentes des montagnes parses souches d’une grande largeur et ses racines tra-çantes , le rendent très-propre à former d’excellenstaillis, dont on peut tirer beaucoup de feuilles, dubois de chauffage, des perches, des échalas et d’au-tres bois pour différens ouvrages. Le bois du troncet des grosses branches , fendu et scié en planchesd’un à 2 pouces d’épaisseur, sert à la fabrication desvaisseaux vinaires, et il a l’avantage de communi-quer aux vins blancs un goût agréable, approchantde celui qu’on appelle violette. Le bois pèse par piedcube 44 livres.

Les échalas de mûrier durent moins que ceux dechêne à la vérité, mais autant que ceux de châtai-gnier et plus que tous ceux de boi$ blancs.

L’écorre du mûrier est employée comme celle dutilleul à faire des cordes à puits Celle des jeunestiges et des rameaux donne, étant rouie, une filassedont on peut faire de la toile et du papier.

On a écrit des volumes' sur cet arbre précieux