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mot, c’est dans de véritables serres «pte tout se passedepuis l’instant où ou force les vecr d’éclore, jus-qu’à celui oit ht température générale*’»** élevée audegré qui leur «aiment.
» On Toit donc ' que ces précieux oturiers n’ontpas besoin de printemps précoce pour naître,- vivreet croître ; mai* ce que l’art ne peut faire lorsque leclimat s’r oppose, c’est de hâter la végétation dumûriêé. JJ éducation des vers à sole peut donc réus-sir Sens toutes les. contrées où le mûrier entrera envégéfatiàn a mois osant les grandes chaleurs, c’est-à*airp, pcurla'France, au plus tard avant le 1 5 mai.
■n Des variétés du mûriers — D’après des essaisfaits avee beaucoup de soin en 1786 , la Société d'a-griculture de Paris reconnut la supériorité des soiesfournie*' par les vers qu’on avait nourris avec lafaufilé du mûrier noir 1 la même Variété donne enEspagne la belle soie de Grenade. Dans les Cévennes,on préféra la mûrier sauvageon aux variétés grefféesqêlmd tyn vise'à la' quantité du produit. Le mûrieriPEspaeneta nui danslleaPiénront à la finesse de lasOld. Plttaon avanoe dans le Nord, plus le mûrierblanc 1 est sujet à brouir lors des petites gelées d’a-vril, etbi Mai* nous ne saurions trop le répéter ,presque tout est local en agriculture; les expériencesie» mieux constatées manquent souvent à 100 pasdes lieux où elles Ont parfaitement réussi.
» Semis. —-On préfère, dans le midi de la France ,la graine dtt mûrier blanc à' celle du sauvageon,parce qu’bn s’est aperçu que cette dernière donnaitdes plants moins droits et plus lents à se former.
» La manière de semer est encore très - simpledans ces contrées et sur- tout très - économique.Après avoir éraillé une grosse corde de chanvre àdemi-usée, on la frôtte avec des fruits bien mûrs,qui y déposent avec la graine leur suc mielleux, quisert à la fixer. Lorsque la corde est suffisammentenduite, on la couche dans un sillon et on la recou-vre de 3 pouces de terre, la nature fait le reste.
» La Société d’agriculture cite avec éloge l’in-téressant Ouvrage du marquis Dandolo sur l 'Art d’é-lever les vers à soie , nous saisissons cette occasionpour annoncer qu’une traduction de cet écrit va in-cessamment paraître à Montpellier . Nous devonsaussi recommander à nos lecteurs le petit Traité oùM. Reynaud , propriétaire dans les Cévennes , ex-plique avec beaucoup d’ordre et de clarté les di-verses méthodes employées dans cette province, de-puis la couvaison des œufs jusqu’à la dernière opé-ration qui livre la soie propre à être vendue. Lesnotes dont M. Giraud a enrichi ce livre renfermentdes observations infiniment utiles. »
Mtjhiek d’Italie, morus italien. On cultive dansquelques jardins, en France , un mûrier connu sousle nom de mûrier d’Italie , qui mérite l’attentiondes cultivateurs, il ressemble tellement au mûrierblanc par le port et par le feuillage, (pi’on peut,àpeiné lê distinguer 5 mais on le reconnaît facilementaù bois y dont la surface se teint en rose dans letemps de la sève, et à son fruit, qui prend une cou-leur noire à l’époque de la maturité. Les vers à soieen mangent les feuilles comme celles du mûrier. Cetarbre supporte le froid de nos hivers. Ses fruits sontde la grosseur de ceux du mûrier blanc , et ils ont
Tome II.
un goût assez agréable. X Histoire des-nrbros\et ar-bustes, par M. Desfontoinevi'p
MtrniEn de ComsTAT rfrNrirT.è ‘rfîàrus œiistanti-rtapolîtana. II ■ressemble amsfbéftàcfûîp au itrûrierblanè, et peut-être d’en èst-if •ùhâàtM-arféM'ÿ 11 estplus petit, et ses rameàux sont pHA ; fh’mas^és. Sesfeuilles sont aussi plus rapprochée, tfïfii ttdh'ïVentesaux branches, et très-ra-rement ohôsêés' eü ‘Iûbes.II donne d’abondantes récolte S, "fet'îf’fest tfès - bonpoUr la nbûrrïhlre des vers â ioîe ; ÛéuNêfre mêmeserait-il-m-éf^ràble à l’auïré; si le» feqîllqs'û'étaientplus tEfficîfé£ à ctîeilHr , : â caufe" dé ‘lêut* adhésionaux branches! Où peut le greffé! iiif ïeitifirle^ blanc.
Mujuee BjjpoE, jnorus ruirs. Cet nrfcce ç^oîtdans les Etats r ï 7 ois d f A,mérique, notamment versle sud, où sa végétation psf favorisée par.ppe tem-pérature modérée. Il s*ejève, dan», jlq» contrées quilui conviennent, g upe> assez grande,J}gutç.yr,, quiquelquefois excède ÛQ | à..7.q,pie(|s,{3Cl,à ?3 éPjit.) sur18 à 20 pouces ( 5 o à 6$eeqtim,) pifrnèrie; maissa hauteur ordinaire . moins ÿpnsidérable, Se*feuilles, entières, et qùçlquejÇo^a partagées çqdeuxou trois lobes arrondis, sont, cordiibrmçs y assezgrandes et dentées dans leur çpp^çqr; elles sont d’unvert sombre , d’une texture épaisse , et leur surface,est inégale et rude au toucher. Elles ne conviennentpoint à la nourriture des,vers à soie. Le fruit estoblong, d’un rouge foncé, d’une sgyeur aigrelette,un peu sucrée et fort agréable k .l’époque de lamaturité.
Le tronc du mûrier rouge est couvert d’qnp éçorcegrisâtre et fendillée; le vrai bois ou. ,1e. cceqc estjaunâtre , approchant de la couleur du citr.Ofl j lescouches concentriques sont très-distinctesj/lft boisa néanmoins le grain fin, et il est assez compacte ,quoique moins pesant que celui dp chêne blanc ; ila de la force , de l’élasticité , et lorsqu’on lyemploiebien sec, il est presque aussi durable, que celui del’acacia. Ces excellentes qualités lp, font rechercherdans les ports de mer des EtatsrUais. pour la qpus-truction des navires, dont il concourt à forqier lacharpente supérieure et inférieure. Il est égalementbon pour les genoux et les varangues, et à défautd’acacia , c’est le meilleur bois ppur faire des gocir-uables ; enfin on l’emploie pour lea courbes desgrands bateaux, et on en fait des pieux, qui durentlong-temps en terre sans s’altéreret ftons ce c|er-nier rapport, il est presque aussi estimé que l’a-cacia ; mais il est moins commun que ce dernier,dont la croissance est plus rapide et qui vient dansdes terrains médiocres.
M. Michaux, qui nous fournit ces renseignemensdans son excellente Histoire des arbres de l’Anté-mérique septentrionale , engage les forestiers del’Europe à lé propager dans .las forêts commises àleur surveillance.
Il est cultivé depuis long-temps en France et enAngleterre, dans les jardins et les parcs d’agrément,où il réussit très-bien et oit son feuillage épais donnebeaucoup d’ombrage.
On peut l’élever de graines, de drageon* et debouture*-, et il reprend facilement 4 e greffe sur lemûrier blanc et même sur le noir.