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neuf ordonnances principales, rendues sur ces ma-tières, depuis 121 5 jusqu’en 1669', non compris lesédits , déclarations et réglemeus.
Mous avons rapporté dans notre Recueil le textede celles de mars i 5 i 5 , mai 1597, juin 1601 , juil-let 1607 et août 1669, et donné le sommaire desautres ordonnances avec l’indication des recueils 1qui les contiennent.
Les ordonnances moins importantes sont en bienplus grand nombre. Noijs avons également indiquéou rapporté en entier dans le même ouvrage cellesqui on‘t été rendues jusqu’à ce jour. V 1 ., à la Tabledes deux premiers volumes de ce Recueil, le mot Or-donnances pouç Celles qui y Sont rapportéesen entier.
L’ordonnancé de 1609 porté , lit.'XXX,''art. i tr .,que les anciennes ordonnances sur le lait des eauxft lorêts, et spécialement celles de juin 1601 etjuillet 1607, ser ont observées en toutes les disposi-tions auxquelles il n’a point été dérogé.
Dans les cas non prévus par l’ordonnance de 1669,ni par les édits, arrêts et réglemens rendus en in-terprétation, on doit suivre les anciennes ordon-nances ; c’est une des dispositions de l’édit de fé-vrier 1704. V. au Recueil.
L’ordonnance de 1669, maintenue en vigueurpar la proclamation du 20 août 1790, l’art. 609 duCode du 3 brumaire an 4 et l’art. 484 du Code pé-nal de 1810, est encore en ce moment la loi qui ré-git les forêts, et dont les dispositions pénales sontappliquées aux délits forestiers qui se commettentdans les bois de l’état, et aux délits de pêche.
Elle s’applique pareillement aux délits commisdans les bois des communes et des particuliers , quin’ont pas été prévus et spécifiés par la loi du 6 oc-tobre 1791 sur la police rurale, ainsi qu’il est dé-cidé par un arrêt de la cour de cassation , du 26 bru-maire an 12 ( 18 novembre i 8 o 3 ), et par plusieursautres arrêts cités aux mots Bois des communes etBois des particuliers.
Enfin, ellè continue de s’appliquer à tous les délitsde chasse commis dans les forêts de la couronne;et quant aux autres forêts et bois, aux délits nonprévus par la loi du 3 o avril 1790. V., au Recueil ,un arrêt de la cour de cassation, du 3 o mai 1822,et la note sur cet arrêt.
Un nouveau Code forestier se prépare ; il est des-tiné à mettrè cette partie de la législation en harmo-nie avec nbs institutions actuelles, et à rendrecommunes à toutes les propriétés forestières les dis-positions pénales qui doivent les protéger. Maisl’ordohnance de 1669, considérée comme Code pé-nal , sera toujours la base de toute bonne loi fores-tière ; et si quelques dispositions trop rigoureusesde cette ordonnance ne peuvent être transportéessans modification dans le nouveau Code f elles servi-ront au mains à rappeler le grand intérêt qui les avaitfait adopter, et exécuter pendant un siècle et demi.
Ordonnances des grands-maîtres. Les grands-maîtres rendaient des ordonnances qui avaient pourobjet de rappeler à l’exécution des réglemens pour lesdifférentes parties du service. On en trouve d’ex-cellentes, que nous avons rapportées dans notreR-'ecuèîl. V. Ordonnances des grands-maîtrei , à laTable des deux premiers volumes de ce Recueil.
ORDONNANCEMENT. Mot nouveau employéda‘ns les finances pour-exprimer l'expédition d’unebi'd'o'nriànte 'de paiement. V, au Recueil, t. 111 ,p. 1 ra , le'réglement du 34 décembre 1822.
ORDONNANCER. Mot qui remplace, en finan-cé, celui d’ordonner, par lequel on exprimait l’ac-tion de 1 drinrier un mandement da payer.
ORDRE DE MALLE. Les bois qui appartenaientà l’ordre de Malte étaient soumis au régime fores-tier par le tit. XXIV de l’ordonnance de 16691-Unarrêt du conseil du t2 octobre 1728 -a ordonné lamise en règle de ces bols , la réserve du quart pourcroître en futaie et l’aménagement descoù^iss Ordi-naires à vingt-cinq ans, et déterminé les formesà suivre poUr les délivrances. V. Cetarrèt au R/tdteil.
Une bulle dû grand-maître ded’ordre; du 5 ju»l-let 1751, porte réglement pour l’administration'deces bois dans les comnmnderies des six grands prieu-rés de France . Cette bulle, contenant 3 ï articles,se trouve dans le Recueil de Chailland, p. 4°4 i etdans son Dictionnaire des causes-et forêts r aux motsOrdre de Malte'. 1
Une autre bulle, du 17 juillet 1756, relative àcelle ci-dessus, porte réglement pour l’ndministaa-tion des bois de pin et de sapin. ( Mêmeslouvrages.)
Des lettres-patentes, du mois d'octobre 1756,ont approuvé et confirmé lesdites bulles.
La loi du 29 septembre 1791 , tit. lyart, 5 ,avaitmaintenu les bois de' l’ordre de Malte sous le ré-gime forestier.
Ces bois et ceux des autres ecclésiastiques ont étéréunis au domaine de l’état par la loi du 2 no-vembre 1789. V. Rois des ecclésiastiques.
ORÉE. Vieux’mot qui signifie le bord, la lisièred’un bois. On dit : les braconniers se mettent à l’af-fût à l’orée du bois, les picoreurs s’arrêtent à l’oréedu bois, pour observer s’il n’y a point de gardes quiles arrêtent au débouché.
Ce mot pourrait bien provenirdu grec oros , mon-tagne, dont on a fait oréades, nymphes des mon-tagnes.
OREILLES,OR 1 LLONS, OREILLETTES. (T.de bot. ) Ce sont des appendices qui se trouvent à labase de certaines feuilles ou de quelques pétales :Folium aurilum , Flos auritus. V. Botanique.
Les jardiniers appellent oreilles les feuilles sémi-nales.
ORGANES DES VÉGÉTAUX. O11 appelle par-tie organique un composé do différentes -espècesde vaisseaux, de tissu cellulaire, de parties glandu-leuses , qui a des fonctions relatives à l’économievégétale.
ORGANISATION DES VEGETAUX. Les bo-tanistes entendent pâr ces mots le jeu des organes,leurs rapports, leurs fonctions, leur naissance oudestruction, etc. V. Physiologievégctale, if*.section.
ORIENTER, du latin ariens, littéralement,mettre à l’orient; c’est disposer une chose selon lasituation qu’elle doit avoir par rapport aux quatrepoints cardinaux; l’orient, le midi , le couchant etle nord. V. Arpentage.
Orienter les arbres. On a demandé s’il étaitimportant d’ orienter les arbres lorsqu’on les re-plante, et de leur conserver la même position qu’ils