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Tome second.
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ÜRM

ORM

avaient dans la pépinière. Quelques auteurs sf apptprononcés pour l’alliriuative, parce, qu’ilsput ,cou-sidéné que la partie de l’arbre exposée au qprd,daa?la pépinière, étant moins dore que celle .exposéeau midi, se gercerait, si on changeaitrlg<pflsftionde l’arbre dans la replantation. M. Ilartjg- est_dunombre de ceux qui veulent qu’on oriente les arbres j■nais il parait que cela est d’una faible cpasicjjirfi"tion, et'd’ailleurs on consulte souvent, dans lesplantations On ligna, la direction des tiges., pouf,bien aligner les arbres ; ce qui ne permet pas deleur donner toujours le même orientement.

ORMA 1 E ou ORMOIE , ulmarium. Lieu plantéd’ormes.

ORME, ulmus. Genre d’arbres de la pentandriedigyuieet deila famille des amentacées.

Dénominatiai i.h—L’ orme se nomme en grec pte-leny tPoù est venu le nom de Ptéléon, ville citée parHomère; en anglais, elmq)en vieux français , oulme ;en flamand, OMrr$en allemand, ulme; en espagnol eten italien,ofma';',ensuédoiset en danois , alm.

Histoire. — Les anciens faisaient grand cas del’orme et le- cultivaient avec soin. Théophraste etPline disent qu’après le bois de cornouiller , c’estcelui qui a le plus de force, et qu’on l’employait àfaire des portes et des pressoirs : Rehquas ( exceptâcorno ) facile vincit, qud de, causa, cardines foribusulmeas adduiit... utilis ulmus adfores , prœla et tor-cularia. ( Theoph. ,lib. V, Cap. VIII. )

U était cultivé dans les champs pour soutenir lavigne, et cette coutume s’est même conservée dansplusieurs cantons de l’Italie . On se rappelle ce versde Virgile :

. Quo sidéré tenant

Pertere, Mœcenas , ulntisque adjungere vitesCotieeniat. . ...

Georg.

.Je dirai sous auel signe

itfiiut ouvrir la terre et marier la vigne.

DeULLE.

Et ailleurs il dit :

Semiputata tibi frondosa vitis iu ulttio est.

Bucol.

Calepin, dans son Dictionnaire , dit que l’ormeest très-propre à l’alliance de la vigne , à cause de larareté de ses feuilles : Arbor estpropter raritatemfo-liorutn maritandis vitibus maxime idonea.

Pline en parle sous le même rapport, et vante laqualité de son bois. 11 fait mention de quatre espècesd’ormes. Suivant lui, les Grecs en distinguaientdeux : l’orme des montagnes, qui était le plus grand,et l’orme des plaines, qui tenait de l’arbrisseau. EnItalie , on appelait du nom d’atinife , atiniens, lesormes les plus hauts : Italia a ténias vocat excelsis-simas. ( PJi/i,, lib. XVI,cap. XVII. ). La deuxièmeespèce s’appelait l’orme gaulois ; la troisième l’ormed’Italie , qui avait les feuilles plus touffues, et laquatrième l’orme sauvage. Ces distinctions sont sipeu caractéristiques, qu’il est impossible de les ap-pliquer aux espèces actuellement connues.

L’orme n’était presque point connu en France dutemps de François Içf. , et çe.ne fut que, vers ityjaqu’on commença à le cultivex.il devint l’arbre favori

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de nos aïeux, qui en bordaient les grands cheminset les promenades, et le plaçaient autour de leur de-meure pour servir de points 4 e vue ou d’abri. Ousait quaSully, ce digne ministre de Henri IV , or-donna d’en planter à la porte de tqutes les églisesparoissiales. Il existait encore avant ta révolutionplusieurs de ces arbres, auxqufets par reconnaissanceon avait donné le nom de Sully ou de, Rofpl. Il n’é-tait pas rare d’en trouser dont le tronç, qvait i 5 pu18 pieds Je circonférence, etnui étaient.dé la puisgrande hauteur. Sous Louis XIV , cet arbre a éfé mul-tiplié à l’iufinç, çxgepté dans les forêts, pu il;con-vient cependant beaucoup, soit en futaie où en tail-lis. M. Bosc, en parlant des ormes plantés par. ort]rede Sully , dit en avoir vu dans la Bourgogne quiavaient 4 à 5 pieds de diamètre, et qui, quoiquecreux dans leur intérieur, présentaient la végétationla plus imposante. Leur tête, dit-il , était Une, véri-table forêt qui pouvait servir d’aqri à cjç.s milliersd’hommes. . . , j

J’ai vu , dans ma jeunesse, l’un '4 e ces sullys,,q\davait plus de 20 pieds de circonférence , et dap^creux duquel plusieurs personnes pouvaient se metytre à l’abri; mais son tronc n’avait que fort.peu d,’q-lévation.

La Description topographique et statistique de laFrance, par MM. Peuchet et Chanlaire, fait men-tion d’un orme singulier qui existe encore dans lejardin delà mairie de IViort. llien de plus extraor-dinaire , disent les rédacteurs, que la disposition, laforme et la longueur de ses branches. Cette disposi-tion est telle, que l’on croit généralement dans laville que cet arbre a été planté la tête en bas, etque ce sont ses racines qui en forment les branches ;ce qui donne lien, au surplus, à cette opinion,c’est que cet arbre, qui forme, à lui seul, un vaste ca-binet au fond du jardin, et qui en recouvre .parfaitç-ment toutes les faces, présente une mujtjtude. debranches enlacées et greffées en plusieurs .pointsentre elles : toutes les branches sont minceS dès ljeurorigine, et conservent le même diamètre dans laplus grande étendue , qui est généralement de 8 , 9et 1 2 mètres ( 24, 27 et 36 pieds). Pendant la bellesaison, le feuillage, qui prend dès le pied du ber-ceau, offreun asileimpénétrableauxrayonsdu soleil.

On cite aussi un orme d’une grosseur prodigieusequi existe dans le canton deDucler, arrondissementde Rouen , et que l’on nomme l 'orme des vieux , àcause de son ancienneté. Il a 14 mètres ( 43 pieds)de tour ; quatre de ses branches, qui ont été cou-pées ou abattues par le vent, ont donné i 52 stèresde bois. La cinquième branche, la seule qui subsisteaujourd’hui, peut en donnerESPÈCES.

On connaît dix espèces d’orme, dont trois setrouvent en Europe , trois dans le nord de l’AHté-rique, deux en Sibérie , une en Chiné, et uneaütrè dans les Jndès orientales. La plupart sobt degraïids arbres.

ESPÈCES INDIGÈNES A LA FRANCE .

i c . Orme commun ou champêtre, ou ormeau ,ulmus ççimpestris ( Lin. ) ; en allemand , glatte-feld-u’me ; en anglâi scommon elm.