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2'. Orme roNGuaux , ulmus sttberosa ( Willd.) ;ulm. saliva Durai ; en allemand, rauhe-ulm ; en an-glais , schmall-leaved-elm.
3 °. Orme pédoncule, ulmuspedunculat « ( Lam.y.
Orme d’Amérique, ulmus amerfcana (Lin.);en allemand , nordamericanische weisse ulme ; enanglais , white elm-tree.
5 °. Orme aile, ulmus a/afa(MiçR.); en anglais ,■svaheo.
6 °. Orme rouge, ulmus mira ( Miçii, ); en an-glais , rèdcfm.
ESPÈCES DE SIBÇRIE.
7 0 . Omme nais , ulmus y>«wi/a,( Lia. ); en alle-mand, sibirischt zwerg rus ter; en anglais , d-warfsi-birien eloi.
8 °. Orme polygame , ulmuspolygama. (Juss. )
9 0 . Orme a petites feuilles, ulmusparvifolia.
' J »q.)
ESPÈCE DES INDES.
io°. Orme a feuilles entières, ulmus integri-folia. ( Roxb. )
Nous allons donner la description de ces diffé-rentes espèces, en commençant par la plus impor-tante.
L’Orme commun ou champêtre, ou des champs*( V. la fig. à VAtlas, PL XVII), est un arbre fores-tier de la première grandeur et de la première gros-seur. 11 croit plus promptement que le chêne, etparvient à son entier développement en i 5 o ou200 ans; mais il vit plusieurs siècles, et l’on estimesa longévité de 5 à 600 ans. Sa tige, belle et droite,s’élève jusqu’à 60 et 70 pieds, et parvient quelque-fois à 12 ou j 5 pieds de circonférence ; elle est gar-nie d’un gramd nombre de branches qui lui formentune tète large et touffue.
Vécorce qui la recouvre est épaisse , grisâtre etgercée. Celle des jeunes tiges et des rameaux est unieet-de couleur brune.
Les feuilles paraissent vers la fin d’avril ; ellessont alternes, portées par de courts pétioles ; ovales,acumiuées , doublement dentées sur leurs bords,rudes et d’un vert foncé en dessus, moins rudes etd’un vert un peu plus mat en dessous ; elles tom-bent au mois d’octobre.
Les fleurs paraissent vers la fin de mars, c’est-à-dire avant le développement des feuilles; elles sontréunies en bouquets, attachées à de petits pédonculesde couleur rougeâtre.
Les graines sont nombreuses, et l’on estime qu’unorme d’une grandeur ordinaire peut en donner, cha-que année , de 25 à 3 o,ooo; il y a même un auteurallemand qui en porte le nombre à 5 oo,ooo pour detrès-jeunes arbres. Elles mûrissent à la fin de mai,ou vers le commencement de juin, époque à laquelle)il faut se presser de la récolter, parce qu’elle est faci-lement emportée par le vent.
Culture. — La multiplication de l’orme se fait detoutes les manières : par semis et plantations , parrejetons, par marcottes ou couchages, par boutureset par greffes.
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Récolte et conservation de la semence. — Cette ré-eoltey comme nous venons de le dire , doit se faireaussitôt la maturité de la graine ; pour la semer'toutde suite. C’est U seule semence des'grands arbresqui mûrisse d’assez bonne heure atr printemps, pourêtre employée sur-le-champ, etqui lève dès la mêmeannée. Cependant on peut la garder jusqu’au prin-temps suivant, en ayant la précaution de l’étendfeet de la remuer deux fois par jour pendant une quin-zaine, sans quoi elle s’échauffe et se gâte prompte-ment, sur-tout quand on la tient renfermée dâns dessacs. La chaleury devient telle qu’ellepourrait Ctfireun œuf. Mais quel que soit au surplus le mode deconservation, les vieilles semences donnent peu deplants.
11 vaut mieux ramasser les semences sous l'arbreque de les cueillir, afin d’éviter les incoïivéniensd’une maturité incomplète. C’est sons les arbres lesplus beaux et les-mieux venans que cette récolte doitêtre faite.
Epreuves de la semence. — Pour s’assurer dé laqualité de la semence , on coupe plusieurs grainespar le milieu avec un canif : si la petite amande éstfarineuse, et si, en la pressant sur t’ongle, oui aper-çoit quelque partie huileuse et aqueOisej on peut êtreassuré que la semence est bonne; car si elle étâittrop vieille on n’apercevrait point ces indices. Lors-que la substance farineuse manque absolument, lagraine ne vaut rien.
Quantités de semences à employer. — 11 faut, pourles semis en plein, 17 kilogr. ou 4b décal. dese-mence par hectare dans les bons terrains , et 22 ki-logr. ou 60 décal. dans les autres terrains. Enrayons,il ne faut que les deux tiers de ces quantités.
Manière de recouvrir la semence. — On ne doitrecouvrir la semence qu’autant que cela est néces-saire pour empêcher le vent de la dissiper , et onpeut même la fixer sur le sol en arrosant le semisquand on opère en petit, ou en choisissant l’appro-che d’une pluie quand on veut faire des semis engiand.
Terrains, climats et situations. — L’orme se plaîtdans un terrain composé de terre végétale, de sableou de petites pierres , et un peu Irais; il ne réussitpas bien dans les fonds aquatiques, argileux , nidans les sables moirvans et les endroits arides. Ce-pendant il est moins difficile que beaucoup d’antresarbres sur la nature et la situation des terrains, et ilvient dans presque toute espèce de sol, pourvu qu'ily ait un peu de profondeur. Sa végétation est vigou-reuse sur les bonnes terres. 11 pivote dans celléS'ijuisont profondes , et trace dans les autres. On le Vdltprospérer dans les plaines et sur le revers des éd-teaux, et il supporte bien le climat des montagnesde moyenne élévation.
L’orme, dit Duhamel, s’accommode assez blètide toute sorte de terrains; néanmoins , quand ît’estplanté dansune terre assez grasse et un peu himridè,il arrive que, dans le temps de la sève, celle-ci »eporte ensigrandeabondance entre le bois etl’éeorce,que ces deux parties se séparent par la rupture dulissu cellulaire, et alors on voit plusieurs de ces ar-bres mourir subitement.
Semis à demeure. — La culture de l’orme jiarla