ORM
ORM
455
voie du .seinis est,celle quîou doit pnéférer» sur-toutpourlçs forêts, garce qxn les semis réussissent uiietaxque le? plantations, qu'U* sont moins dispendieux;et donnent des arbres j>ius vigoureux. On les exécutede différente^ manières.
. 1 °. Lorsque le terrain qu’il s’agit de semer enbois est labouré., on répand la semence à la surlace,et on se-jcbntente de la mêler avec la terre, en em-ployant ^oit une, herse renversée, soit des bourréesd’ppi^es.soitj quand on opère eu petit, un râteaudçiliprs. Ensuite on fait passer le rouleau sur le ter-rain» pnhijen., si le semis est de peu d’étendue, onraffermit; doucement la terre avec les pieds.
2 °. Lorsque l’emplacement destiné au semis n’apas été cultivé, on le laboure par bandes alternati-ves qq par petits carrés disposés en quinconce, àla, di^tarjce de deux pieds entre eux. On répand lasqmenœ sur les parties cultivées, et on la recouvredp la ,pfnnièra nui vient d’être dite, autant pour lafixer que pour la garantir du bec des oiseaux.
On, peut aussi,; dans-le cas où le sol serait em-bajcfassé de. bruyères et autres arbustes, faire arra-cher couplantes, régaler le terrain, semer et herser.
4°. Les terrains couverts de bruyères et d’herbespeuvent, comme nous l’ayons dit plus haut, êtrepréparés par bandes alternatives de a pieds de large,et.distantes entre elles de 3 pieds, ou par petitesplaces carrée? de 2 . pieds en tous sens , à la distanceaussi de 2 pieds , et disposées en damier. Cette cul-turp consiste dans un simple pelage , au moyen du-quel on enlève les herbes et le gazon que l’on rejettesur lecôtédroit. Ensuite on sème, et L’on fait passerle râteau pour diviser un peu la surface du sol , etmêler la semence avec la terre. Ces bandes doivent,dans les terrains en plaine, être dirigées de l’est àl’ouest ,-afin que les bruyères et les herbes des bandesnon cultivées fournissent de l’ombre aux jeunesplants contre le soleil du midi. Mais sur les reversdes montagne? , les bandes doivent être horizontalesau plan de la montagne, pour éviter que les eauxpluviales n’entralnent les terres et les plants.
La graine lève en i5 jours ou 3 semaines , lors-qu’on sème aussitôt après la récolte de la semence ;elle met 8 jours dq plus quand on diffère jusqu’auprintemps suivant. Les planlsacquièrent, dès la pre-mière année, de 5 à 6 pouces de haut, et quelque-fois jusqu’à un pied.
Entretien, des semis. — L’entretien de ces semisconsiste dans quelques sarclages. On a soin de leséclaircir Lorsqu’ils sont trop épais, et on emploie lesplants de 2 à. 3ans qu’on en retire, à des plantations,oq à former des arbres de tige en pépinière. Il estavantageux de recéper les plants, soit des semis, soitdqs.plantations , à fa quatrième ou cinquième année.
Du mélange de l’orme avec d’autres bois. — Il estraxe.qn’qn fprjue des bois d’une seule essence, et ilep,existe fort peu où l’orme entre pour une certaineproportion. Il serait bien utile cependant de le faireooncourir avec le chêne, le hêtre, le charme, lebouleau, l’érable et le frêne , à la composition destaillis, il suffirait pour cet effet de le mêler danstous les. repeupleniens ; sa graine légère se répan-drait facilement dans le voisinage , et gagneraitainsi de proche en proche dans toute l’étendue d’une
forêt. Là-crainte que quelques auteurs ont témoignéequ’il ne détruisitles autres essences, é\ notammentle chêne , par les nombreux éejets qu’il produit, neme p&iait paa fondée-
Des semis en pépinière. — lies semis se font, soiten plein, soit en rayons, sur une terre légère^, subs-tantielle, ni trop sèche, ni trop humide,et bien pré-parée 1 . On sème plus dru que dans les séni/sà demeu-re, attendu que fessants n’y doivent rést'er très-pett de tenqi. Ori ârro'se aussitôt après l’ènsemence-tnent, si pn n’a nas choisi un temps pluvieux j et.onrépète les arrosemèn&Hans les temps de sqchere^e*
De la transplantation en pépinière } 'et de la con-duite des plants. — Les plants peuvent quelquefois,dès l’hiver suivant, être mis en pépiiliêpéj maisquelquefois aussi ils sont trop faibles ; et il est bbWd’attendre la deuxième ou la troisième an bée pourles arracher. On déblaie tou te la planche en crfeusântà l’une de ses extrémités unefosse.de la profondeurdes racines. On enlève les plants avpc ^rçpaqfion.etsans endommager les racines, et ou séparé les plfisforts des plus faibles. O 11 les plante dans une terredéfoncée et bien préparée; savoir, les premiers à10 ou 12 pouces les uns des autres dans des ( 'rigolesdistantes entre elles d’un pied et demi, afin de pou-voir donner à la terre de petits labours; les secoùdsse placent en rigoles à 4 pouces de distance, pourqu’ils s’y fortifient pendant l’année suivante. Il estimportant que la transplantation se fasse en Au-tomne, parce que la sève travaille dans les ormésdès la fin de l’hiver, et que souvent il survient desgelées qui peuvent nuire aux repiquages du prin-temps.
Dans le courant de cette année, on se borne àdonner deux ou trois binages et un labour d’hiver au
f ilant ainsi disposé. Au printemps de la seconde, sie terrain est bon et le plant vigoureux, ou au prin-temps delà troisième si ces circonstances n’existentpas, on coupe tous les plants rez terre, afin qu’ilspoussent des jets droits et longs, propres à devenirde belles tiges. Cette opération, qui semblerait faireperdre une année, peut rarement être évitée lors-qu’on veut faire des arbres de ligne, et en définitiveelle ne retarde pas ordinairement l’époque de laplantation, sur-tout dans les mauvais terrains, parcequ’elle rend plus facile la formation de l’arbre.
L’hiver suivant, les branches les plus faibles deces jets sont coupées en crochet, c’est-à-Hire à 3 ou4 pouces de la tige, et les plus grosses, celles quirivalisent avec le tronc, sont coupées près de cettetige. Ces crochets sont à leur tour coupés un ou 2 ansaprès, et alors l’arbre est formé, c’est-à-dire qu’ilpeut être levé pour être planté en ligne.
M. Bosc, dont je transcris ici les préceptes, con-seille, lorsque le plant est dans un bon terrain, etqu’on veut augmeutesr le grossissement de la tige,d’en couper l’extrémité à la hauteur de dà 8 pieds.Cette opération se fait entre les deux sèves lorsquele plant est à sa troisième année, alors la sève , quiest arrêtée dans son ascension,, reflue vers le bas dela tige. C’est d’après le même principe que la tailleen crochet fait grossir Le plant, en ce qu’elle faitpartir ia sève de droite et de gauche dans les chicotsqu’on a réservés. Les jardiniers ont une expression