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et à quelles pouces du tronc tputes les autre^ bran-ches, les plus faibles étaUt conservées les plus longues.
a Supposant,, dit-il, uu açbre plantç sur unegrande route depuis deux ans, il est évident qu'encoupant toutes ses pousses les plus fortes , exceptécelle qui dçit prolonger le troue, rez ce troue, ettoutes ses petites branches à 6,8 ou 10 poupes delongueur, on détermine la plus grande partie de laaçvc à se porter sur celle qui est restée entière, cequi la fait pousser d’autant en grosseur et en hau-teur tandis que le reste de cette sève fait sgrtir dela portion conservée de petites branches, des bour-geons nombreux, qui se chargent généralement deplus de feuilles que l’arbre n’en eût donné, si on nel’eût pas taillé. Ainsi on remplit toutes les indica-tions propres à assurer la plus rapide croissance pos-sible de cet arbre , à le rendre droit et d’un beauport.
» On continue de répéter cette opération tous les3 j 4, 5 ou 6 ans, dans la moitié ou les deux tiersintérieurs de la partie, branchûé, en allongeant cha-que fois de quelques pouces, la taille des plus faiblesbranches, et en raccourcissant au contraire celle desmoyennes; les grosses continuent à être coupées,non rez tronc, pour éviter la formation des chan-cres, mais à un ou 2 pouces de ce tronc, et ce, demanière qu’à quelque époque de la vie de ces arbresque ce soit, leurs branches inférieures n’aient jamaislus dè 2 à 3 pieds de longueur de coupe, l’ombrees supérieures étant peu à craindre, à raison du peude temps qu’elle reste sur le même point.
» Et qu’on ne croie pas ces opérations très-difficilesà exécuter; elles le sont moins que l’élagage , telqu’il se fait aujourd’hui. La serpe , pour couperles grosses branches, le croissant, pour couper lespetites, sont les seuls instrumens nécessaires.
» Par cette pratique, en concordance avec la plussaine théorie, les arbres des routes seront garnis pen-dant tout l’été d’une foliation suffisante pour favori-ser l’accroissement de leur tronc, pour récréer lavue, sans cependant nuire par leur ombre aux pro-ductions de la culture et à la conservation des rou-tes. Ces arbres seront plus gros, plus droits, vivrontbeaucoup plus long-temps, et seront moins souventaltérés dans leur intérieur, que ceux qui sont soumisà l’élagage ordinaire. »
L’orme est à-la-fois un arbre d’ornement, et l’undes premiers arbres forestiers.
Comme arbre d'ornement , il le cède à beaucoupd’autres ; cependaut la couleur sombre de ses feuillesfait ressortir celles qui sont plus gaies. C’est princi-palement en massif qu’on l’emploie dans les jardinspaysagers. On en fait des palissades ( avec la variétéa petites feuilles ), en. le plantant serré, sur les gla-cis et autres terrains en pente , et en coupant tousles ans , entre deux sèves , les pousses montantes ,de manière à ce qu’il ne s’élève pas plus d’un pied,et qu’il présente , tout l’été , une nappe de verdure.
Exploitation. — On l’exploite en taillis, en fu-taie et en têtard.
En taillis. —Il se coupe depuis l’âge de io jus-qu’à 3 o et 40 ans, et il donne des produits aussiavantageux que le chérie, si on excepte l’utilité del’écorce de ce dernier pour les tanneries. Il fournit
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des écbalas , des luttes , des cercles pour les cuves ,des pièces pour le «haï rouage, et un excellent boispour le chauffage- H repousse de souche jusqu’àr 00 et i 5 o ans. II donne aussi des rejets de ses ra-cines.
En futaie. — On peut l’exploiter très-avantageu-sement à ioo et i3o ans, et il fournit alors unegrande quantité de bois^ d’œuvre, et pour les cons-jtructfons civiles .et maritimes. Cet arbre réussit très-bieui daus les futyies., et il convient parfaitement àce genr^ d’amenagement. Son bois , dans ce. cas , 11evaut sjuis doutb pas,celui des ormes plantés isolé-ment ; mais ^ cetj égard il partage le sort des autresarbres.
Quoique l’orme puisse vivre des siècles, la duréede sa vie dépend du terrain où il se trouve ; dans unsol aride, il est déjà vieux à 3 o ou 4 o ans, tandisque dans un sol fertile et pas trop humide, il peutvivre presque autant que le chêne.
Les ormes décorent agréablement les grandesroutes, et procurent des abris aux voyageurs contreles rayons du soleil ; mais ils sont nuisibles auxmoissons par leur ombre, et par leurs racines, quitraçent fort loin dans les terres labourées.
En têtard. — L’orme donne des produits très-avantageux pour le chauffage , et si on le tond à desépoques rapprochées , pour la nourriture des bes-tiaux. Les ormes têtards à tête ronde ne diffèrentpas des saules qu’on.exploite de ceife manière, Ilsforment alors de véritables taillis en l’airj et ont surles taillis ordinaires l’avantage de produire plue debranches , el de permettre le pâturage ou une cul-ture quelconque dans l’intervalle de leurs pieds.Quand on les consacre à la nourriture dçs bestiaux,on les coupe tous les 2 ans, ou à mesure du besoin,pour consommer leurs feuilles en vert, ou au milieude l’été pour les faire sécher. Dans ces deux ca?, ondoit laisser deux ou trois des plus fortes branchespour amuser la sève le reste de la saison, et oncoupe ces branches l’hiver suivant. Le tronc sert auxmêmes usages que ceux des arbres non étêtés.
Les têtards à tête longue sont les arbres qu’on aélagués jusqu’au sommet, et dont on n’a arrêté lacroissance en hauteur qu’à 25 ou 3 o pieds. Ceux-ci ne fournissent jamais d’aussi belles perches queles précédens. On doit en conséquence les émonderplus souvent pour faire du fagotage, ou pour lanourriture des bestiaux. Cependant le bois de leurtronc ayant beaucoup de nœuds, équivaut quelque-fois, pour la fabrication des moyeux, à celui desormes tortillards. C’est avec les ormes noueux , etles têtards à tête ronde, qu’on fabrique les plus jolismeubles en orme. La Société d’encouragement, quiavait proposé en 1809 un prix pour la fabricationde meubles ,en bois indigènes, a reconnu jusqu’àquel point on pouvait tirer parti des ormes pourremplacer les boîs étrangers. Il lui a été présentédes meublés dfe toute espèce et de la plus grandebeauté, qui étaient plaqués en orme; mais le prixde ces meubles, un peu cher, à cause de la difficultédu travail, et d’un autre côté l’altération de la cou-leur, qui pâlit dans la suite, paraissent encore entra-ver ce genre d’industrie.
Comme l’orme souffre bien le ciseau , il peut sup-
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