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des corps de pompes , et autres ouvrages destinés àrester dans l’eau ou dans la terre, et qui durent très-long-temps.
On en fait aussi des montures d’armes à feu, quisont très-bonnes, quoique un peu lourdes. Après lecliène, c’est le bois de construction le plus durable,soit qu’on l’emploie dans l’eau ou à l’air.
Les menuisiers et les ébénistes en font des meu-bles qui sont plus ou moins agréables, selon le tra-vail de l’ouvrier. C’est principalement avec les lou-pes de cet arbre et les broussins ou têtards, dontnous avons parlé, qu’on fait du joli plaqué. Ces tê-tards sont encore les plus estimés pour les moyeuxet les jantes-
JRien n’égalait la beauté et le brillant des meublesfaits avec des ormes noueux, et l’orme tortillard,ui ont été présentés en 1810 et 1811 à la Société'encouragement. ( V. les Bulletins de cette Sociétépour lesdites années. ) On en trouve aujourd’huibeaucoup de semblables chez les ébénistes.
Il est employé dans les constructions maritimespour les parties du navire qui baignent dans l’eau ,et notamment pour les carènes de vaisseaux. Il estaussi utile pour l’artillerie de la marine, que pourcelle de terre. 11 a l’avantage d’être moins sujet quele chêne à se rompre par de violentes secousses, àcause de la contexture plus serrée et de la flexibilitéde ses fibres; avantage qui appartient aux bois diffi-ciles à fendre, et que l’orme tortillard partage ausuprême degré.
L’orme, comme bois de chauffage, n’occupe quela neuvième place dans les vingt espèces de bois ex-périmentées par M. Hartig, et sa valeur , sous cerapport, est à celle du hêtre comme 125 g esta i 54 o.
La valeur du charbon de ce bois est dans la mêmeproportion; elle est à celui du hêtre comme 1407à ] 6 oo.
Il résulterait des expériences de M. de "Werncck,que la cendre du bois d’orme serait riche en principesalcalins, et par conséquent très-avantageuse pourla fabrication de la potasse. Sous ce rapport, l’ormeoccupe la dixième place dans soixante-treize végé-taux qu’il a soumis à ses expériences.
Les propriétés médicinales de l’écorce moyennede l’orme appelé pyramidal, qui avaient été beau-coup prônées, sont aujourd’hui fort contestées, En1784, on a vanté l’infusion ou la décoction de cetteécorce, comme propre à arrêter les hémorrhagiesinternes, la diarrhée, les fièvres intermittentes, àguérir les dartres et autres maladies de la peau, àpurifier le sang , etc. On'ên préparait des bains, destisanes; mais l’expérience n’a point confirmé l’élogequ’on faisait de ce remède.
Dans le Nord, on fait des nattes avec le liber oul’ecorce intérieure de l’orme , qui est presque aussisoqple que celui du tilleul, et on en fabrique descordes à puits. On dit que l’écorce et les feuilles del’orme contiennent beaucoup de colle ; les cerfssont très-friands de la jeune écorce; dans la Nor-vège , on la fait moudre avec la farine du pain.
Les feuilles servent à nourrir les troupeaux ; leschèvres , les vaches, les moutons, et même les che-vaux les mangent; elles sont détersives, et on lesemploie en médecine : on les donne aussi aux vers
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à soie. Dans la Norvvège, on les fait cuire pour ennourrir les cochons.
Accidens. — L’ombrage de l’orme est très-sain ;mais son feuillage a l’inconvénient d’être attaquépar plusieurs insectes , qui quelquefois .causent lamort de l'arbre. C’est à la piqûre de ces insectes, etaux œufs qu’ils déposent dans les feuilles, que sontdues ces petites bourses, d’abord vertes et ensuitenoires, qu’on remarque sur l^s feuilles. Ces vessiesou galles contiennent aussi quelques gouttes d’uneliqueur qu’on nomme, suivant Duhamel, baumed ormeau, et qu’on a employée pour la guérison desplaies récentes.
Voici la dénomination des insectes qui attaquentles feuilles de l’orme , et cjue j’emprunte à M. Bosc.
La première espèce est la chenille commune, quimange en totalité les boutons et les feuilles del’orme, et lui donne au milieu du printemps l’aspectqu’il avait pendant l’hiver.
La seconde, la larve de la galeruque de l’orme ,mange le parenchyme des mêmes feuilles, occasionneleur dessèchement, et le fait paraître comme mortau milieu de l’été.
Enfin la troisième, la chenille du bombyx cossus ,pénètre sous l’écorce, ronge le liber et l’aubier ,cerne le bois en y formant des galeries , et finit parintercepter le cours de la çève, et par conséquentpar faire mourir l’arbre le plus vigoureux.
Ce que nous venons de dire de l’orme champêtres’applique assez généralement aux variétés de cetorme et à nos autres ormes indigènes. Nous nousbornerons à donner une courte description de cesautres espèces et variétés.
Les variétés de l’orme champêtre sont en grandnombre, et fort difficiles à caractériser. Voici lesprincipales de ccs variétés :
i°. L 'Orme à feuilles larges et rudes. (\. la
fig. , PL XVII. )
2°. L’ Orme-Tell, ou Orme-tilleul, ulmus fo-lio latissimo scabro ( Germ. Einac. ); ulm. scabra ;en allemand, englische breitblattrige ulrne ; en an-glais , british elm. Sesfeuilles ne sont pas aussi rudesque celles de beaucoup d’autres variétés. « Il a lebois tendre et presque aussi doux que celui dunoyer. ( Du h. ) »
3 °. L'Orme nain , à petites feuilles rudes etétroites, ou ormille , ulmus minor folio angusto ,scabro. ( Germ. Eraac. )
4 °. L'Orme à feuilles lisses et glabres, d’unvert noir , plus coriaces et plus inégalement parta-gées par la grande nervure ; ulmus folio glabro.
( Germ . Emac. )
5 °. Le petit Ormg à feuilles panachées de blanculmus minor folio variegato. ( M. C. ) ; ulmsativa,foliis variegatis ; en allemand , sveiss schuk-igte ulrne ; en anglais, vthite striped small leavvedelm.
()“. L'Orme à feuilles lisses panachées de blanc ,ulmus folio glabro , eleganter variegato. ( M. C. )7 0 . Petit Orme à feuilles panachées de jaune,ulmus minorfpliis flavescentibus. (M. C. )
8‘. L'Orme à petites feuilles , qui s’élève forthaut, et dont les branches sont rassemblées prèsde la tige, ou improprement Orme mâle , Orme
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