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Tome second.
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Quoique l’ôn poisse faire le» palissades avec toutessortes d’arbres et arbustes, on doit néanmoins choisirles'arbres qui élèvent leurs tiges droites, qui pous-sent beaucoup de branches sur les côtés, qui souf-ifrefft blertfft tonte, qui conservent long-temps lourverdUtàjj et 'dont les feuilles soient médiocrementgrandes,• pahre qu’il serait désagréable, lors de latonte, de voir une grande feuille coupée eu deux,etqwo, d’aiîlteqrS>;lès grandes feuilles, en tombant,laissent trop de vides. '

Le# 'tarbrCs que l’on destine' principalementà cet usage, sont l’ormille, l’érable chaMpètre, lehêtfè , le'charme, dont les feuiltes;sônt d’un beauvért, et qui restent pendant uhe grande partie del’hiver sur l’arbre, quoique jaunes et desséchées.

On peut faire de jolies palissades avec les mûriersblancs, dont les feuilles luisantes font un bel effet;avec lè mahafeb , qni donne bedücoupde branches,et dont les feuilles Sôntdhm beau vert, et les fleursdhinè odeur agréé bld; avec l’azérolier et l’épineblanche, sur-tout cèlle à fleUr double.

Lé chamœcerdsns\ le cornouiller mâle, le troëne,peuvent encore servir à faire des palissades à hau-teur d’appui. Dans les bosquets verts, on en faitavec l’if, le phyllirea , l’alaterne, le buis.

Les palissades se plantent comme les haies. V. cemot, et l’article Pépinière , pour la manière d’éle-ver les plants destinés à former des palissades.

Les palissades se taillent deux fois par an , à lafin de la sève du printemps et à la fin de celle d’au-tomne. Lorsqu’on ne veut tailler qu’une fois, ilfaut le faire entre les deux sèves, c’est-à-dire aumilieu de l’été. Il est important de couper les bour-geons le plus près possible du crochet des branches,et d’éviter de couper ce crochet, parce que, dansle premier cas , la palissade s’épaissirait trop , etque , dans le second , elle se dégarnirait de branches.

Aujourd’hui que le goût des jardins paysagersest devenu dominant, on s’occupe beaucoup moinsqu’autrefois de former des palissades.

PALISSADER. C’est entourer une fortificationde palissades.

PALISSER. C’est attacher le long des muraillesd’un jardin 1 les branches des arbres Iruitiers.

PAL 18 SON et BARRES. On appelle palissonsde petites planches fendues, ou des espèces de dou-ves dont on garnit l’entre-deux des solives des plan-chers , des fermes et des maisons de peu de consé-quence : on les fait ordinairement avec du boisbland'fendu à l'épaisseur d’un pouce , qui se trouveréduite à trois quarts de pouce, quand elles ont étédressées à la doloiré : leur longueur est fixée par ladistance qui se trouve entre les solives, et qui estcommunément de 18 pouces d’intervalle d’une so-livé à l’autre-

'Les barre», pour soutenir le fond des futailles,ont à-peu-près la meme épaisseur que les palissons;on les fait de dilférentt s longueurs, suivant la gran-deur des' futailles ; celles qu’on emploie dans l’Or-léanais pour les poinçons ou les demi-queues, doi-vent avoir aa pouces de longueur.

Le palisson et les barres se fendent de la mêmemanière f on se sert, pour cela, d’un atelier ou d’unechèvre à scier du bois, indifféremment.

PAN

D’une bille duvbois blanc de 8 poutes de diamè-tre; OM rèàire 8 palissons é^ai* d’un ppucp, -qui setrohvent réduits à 9 lignes àprèis qu’ils oût étéHdres-sés ; ou 9 barres, parce qu’elle»sont ùn peu Moinsépaisses que les palissons.

1 Les 1 fondeurs qui font du douvain dechène, met-tent à' part une partie de leursrrebuts poub eu fairedes barres : c’est de là que'vienfcâünè assez grandequantité de barres qui sont de ehêne.

lis dressent grossièrement lea barres et les palis-sons avec le grand coutreà nn seul : biseau, nme-sure qu’iis ont débité une bille. ’ de 1; ti

Les marchands, dans la forêt d’Orléans, ven-dent les barres par too, et ajoutent 8-ohevilles parchaque barre.

PALME, palmatus. (T. de bot.) Divisé profondé-ment en plusieurs lanières allongées, de manière àressembler à une main ouverte. La feuille palmée atoutes les nervures principales rayonnanteS^du^fliq-met du pétiole. V. Feuille -Oi - anoilnnli

PALES, mot latin qui signifie nf.atais r liçux ma-récageux. V. Marais. ■■■ ?< ■< t

PANACHE , PANACHE RE. C’est la réunion deplusieurs couleurs dans les Heurs, les feuilles.et lesécorces des plantes. Les panachures sont rares dansles végétaux qui restent dans l’état sauvage.| Il pa-rait que la panachuredes feuilles ft, pour cause unealtération du parenchyme, produite par une maladie.

Les sujets panachés ne se Multiplient guère- quepar la greffe, les marcottes ou boutures; cependanton a observé que leurs graines produisaient plusfréquemment des pieds à feuilles- panachées , quecelles des arbres non panachés. Au contraire desHeurs, c’est dans leur jeunesse que les arbres sont leplus panachés, et souvent ils perdent entièrementleurs panachures en vieillissant, sur-tout quand ilssont plantés dans un sol gras et humide.

On recherche beaucoup, dans les jardins d’agré-ment, les arbres à feuilles panachées, qui font res-sortir la couleur verte des autres arbres.

PANAGE. C’est le droit de faire manger par desporcs les fruits des arbres des forêts, comme legland , la faîne, etc. : c’est aussi le droit que l’onpaie au propriétaire d’une forêt pour user de cettefaculté.

Les anciennes ordonnances désignent le mêmedroit sous les noms de pesnage ou panuage, tempsde grainer, wûieet pâture , ou de glandée. Le droitde faire manger la faîne s’appelle aussi faînée }foaine ; et si le droit comprend la faculté de fairemanger les deux sortes de fruits, on t’appelle seu-lement panage ou glandée. V. ce mot.

Dans quelques forêts, il y a un arrière-pànage ,qui consiste dans la liberté qu’ont las usagers, aprèsle temps de panage expiré, d’y conduire encoreleurs porcs , pendant un certain temps, en payantune redevance.

Le panage et la grasse ou vive pâture sont desdroits différens du vain pâturage : les premiers con-sistent à faire consommer par les bestiaux des fruitsou des herbes qui peuvent être récoltés, conservésvt vendus, tandis que le vain pâturage ne s’exerceque sur des herbes , ou des fruits abandonnés parlepropriétaire du fonds. V., sur cette distinction, le