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Tome second.
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PEPINIERE, seminarïum ou plaritarium. Le mot chargée, pour celle des chemins traversant les forêts, et

pépinière tife sôSft 'origine de pépin, espèce de se-inènce pr&prteà tm grand nombre d’arbres fruitiers,et notamment fidx pommiers et anx poiriers , dont

des rides et clairières, de s’occtiperde l’établissementd^un Certain nombre de pépinières. Elle recomman-da, en conséquence, à chaque conservateur de faire

la mullîpTîcSltô» jJïrVOÎê de setrtentes « •dfr'drrc'itnrhoix, dans la forêt la plus centrale de son dépar-prteqiièr'e dêfitc/ fise Soit occupé'. Une pépinière se- tement, d’un terrain propre à l’éducation des arbresra tdonc, rigoureu??itïent parlant, 'tinSemîsHe pe- indigènes et exotiques, et de fournir ses observa-pi is; fhttls on d étendu la signification du mot à fions sur les ressources que pouvaient offrir ces éta-

tc îte oulture collective qui a pour objet la premièreét iKSSron des arbres de toute espèce, fruitiers, fo-re tiers ou d’agrément, soit par voie de semis , soitpi f marcottes ou bouture.

Les pépinières n’ont pas une date très-reculéedi ns les annales de l’économie rurale et forestière.N is pères sa contentaient de transplanter dans leursjafdins les sauvageons qu’ils trouvaient dans les fo-ré ts, pour les soumettre ensuite à la greffe; c’étaitai 6si dans les forêts qu’ils allaient prendre les plantsd< stinés à la formation des clôtures et aux planta-ti ;ns forestières. Les mauvais succès de ces plants,e la sévérité des réglemensà l’égard des extractionsfi »uduleusets, ont décidé ceux qui avaient des plan-ti tions à fa^re, à élever eux-mêmes les plants dontil î avaient besoin, et le commerce s’est ensuiteem-p .ré de cette branche' d’industrie.

L’art de cultiver les arbres en pépinière s’est pro-p igé avec une étonnante rapidité depuis 5 o ans , etil n’existe plus en France une seule contrée, un seulc ait on, où il ne soit pratiqué. Ce genre de culturea «ait même, dans ces derniers temps, pris un ac-croissement trop considérable, eu égard auxbesôinsdes cultivateurs et aux circonstances fâcheuses quivinrent arrêter l’impulsion donnée aux plantations.

Les pépinières les plus intéressantes sous le dou-ble rapport des bonnes méthodes qu’on y emploieet de la grande diversité des végétaux qu’on y cul-tive sont, sans contredit, celles des environs de lacljVlMlërC'Sst "tiT que l’art a développé toutes sesressources.

I Plusieurs bons ouvragés traitent de l’éducationSes arbres en pépinière ; notamment ceux de Duha-nfel, de MM. Êosc , Thoitin, Calvel , de Petthuiset Burgsdorf.

i Nous mettrons à profit, pour la rédaction de cetarticle, qui sera spécialement consacré aux pépi-

f des forestières , les savantes instructions de cesteurs, celles.que l’administration forestière a pu-rées et les observations particulières que nousawons été à portée de faire dans nos grands établis-spmens forestiers.

| Nous diviserons cet article en trois chapitres : lepremier contiendra l’extrait des Instructions deR Administration forestière, et quelques observations

Î énérales ; le second traitera des Semis , et le troi-ème d^s Plantations en pépinière.

HAPI^RBIer. — INSTRUCTIONS DE l’aDMINISTRA-- tion forestière et observations générales.

{ 1. Mesures recommandées par P Administrationpour l’établissement des pépinières forestières.

L'Administration des forêts, au moment où ellefut Organisée., sentit qu’il était important pour laplantation (Les routes et canaux dont elle était alors

blissemens etlcs frais qu’ils occasionneraient. (Instr.du 7 prairial an 9 — 26 mai 1801, art. 4* • )

Deux moyens ont été adoptés pour la formationde ces pépinières forestières : le premier consiste àconfier la préparation du terrain aux soins intéressésd’un bon cultivateur. Si ce terrain présente une cer-taine étendue, tomme de 3 hectares par exemple,il doit être convenu avec le cultivateur de le divi-ser entrois portions égales, d’un hectare chacune,pour être cultivées j>ar lui et à son profit, en tota-lité, sous la condition , i°. de livrer chacune deces portions ensemencées en grainesqui lui sont four-nies par l’Administration, ou qu’il lui est permis derécolter dans les forêts; savoir, la première portionà la troisième année de la concession ; la deuxième,à la quatrième année, et la troisième, à l’annéesuivante ; 2 0 . de donner les façons nécessaires à cetensemencement; 3 °. d’entourer de bons fossés gar-nis de haies d’épines la totalité de la pépinière;4“. de renouveler les semis tous les trois ans , tempsordinairement fixé pour que le plant puisse êtreemployé aux plantations en massif. ( Circnl. du4 fructidor an 9 — 22 août 1801.)

Le second moyen de se procurer une pépinière fores-tière propre à élever des plants pour les plantationsen massif et pour les plantations en ligne, consiste àen donner l’entreprise, à prix d’argent, et par voiede soumission, à un cultivateur intelligent.

Un cahier des charges, arrêté par l’Administra-tion des forêts, le 1 er . ventôse an 10 (20 février1802), et dont le texte entier se trouve dans lesAnnales forestières , année 1809, p. 4 1 2 et suiv .,contient, pour principales conditions, celles quisuivent :

i°. Entourer le terrain destiné à la pépinièrede fossés dont les bords seront plantés de haies vivesen triple rang et d’essences épineuses;

2°. Distribuer ce terrain en 8 parties au moinset 12 au plus, et les séparer par des chemins Ou^entiers ;

3 °. Lever le plan figuratif de la pépinière et vindiquer les numéros d’ordre des divisions;

4 °. Faire connaître , chaque année, au i er . octo-bre, le nombre et les numéros des divisions desti-nées à recevoir des semis ou plantations avec l’indi-cation des essences;

5 <*. Défoncer le terrain des portions à mettre enplantation, six mois à l’avance, à jauge ouverte età la profondeur d’un mètre, si le sol le permet ; etles portions destinées aux semis, â 66 centim. deprofondeur;

6<>. Nettoyer le terrain des herbes, racines oupierres, et luiulonner toutes les autres préparationsnécessaires ;

7 0 . Cultiver les espèces d’arbres indiquées, et sousla surveillance des agens;