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Tome second.
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8°. Entretenir les plantations, à partir de ladeuxième année, par deux labours chaque année,le premier en novembre, et le second en avril del’année suivante} par le remplacement des arbresmorts ou mal venans; par l’élugage des plants, etleur redressement à l’aide de tuteurs} par des ra-clages et binages entre les deux labours d’avril etde novembre}

9°. Donner aux terrains destinés aux semis et re-piquages de menus plants une préparation particu-lière , consistant dans le défoncement à jauge ou-verte, l’épierrement parfait, le bris des mottes,l’extraction des herbes, le passage des terres à laclaie, s’il est reconnu nécessaire, le mélange de cesterres, et l’addition de celles que pourraient exigercertaines espèces d’arbres, et le dressement des plan-ches destinées à recevoir les graines; semer en rayonsou à la volée; couvrir les semences, soit avec laterre du sol, soit avec du terreau, des sables debruyères ou autres, des feuilles, paillis ou fumiersbrisés et préparés à l’avance ; sarcler, biner et arro-ser les semis pendant le cours de la première an-née } couvrir les semis pendant l’hiver lorsqu’ilsl’exigent ; continuer, pendant les années suivanteset jusqu’à l’extraction des jeunes plants du semis,les mêmes exherbages et binages, et la couvertured’hiver; remplacer les plants qui ont manqué; éclair-cir les semis, s’il est nécessaire ;

io°. Remettre en pépinière les plants qui, lors del’extraction totale d’une planche de semis ou d’unedivision d’arbres, seraient trop faibles pour êtreplantés définitivement ;

11°. Espacer les plants suivant les instructionsdes agens;

12 . Constater, par hectare et sous-divisions del’hectare , les serais et plantations exécutés, pour enprocurer le paiement, qui se fuit, par portions éga-les, en quatre termes : i°. après les travaux mis enactivité; 2°. après la plantation faite; 3 °. après lelabour du printemps et le premier raclage; 4°- aprèsle labour de novembre et les regarnis exécutés;

i 3 °. Constater pareillement les travaux d’entre-tien pour la deuxième année et les années sui-vantes, lesquels sont payés en deux termes : i°.après le labour d’avril, 2°. après celui de novembre ;

i4°. Permettre à l’entrepreneur de (aire une seuleculture à son profit sur les divisions de la pépi-nière non encore en ordre de plantation , pourvuque cette culture soit faite avant le défoncement àjauge ouverte.

§ 2. De l’utilité des pépinières forestières pour lesgrandes plantations.

Les plants que l’on tire des forêts pour les plan-tations en massif ne réussissent jamais aussi bienque ceux qu’on a élevés dans des pépinières, parcequ’ils ne sont point assez garnis <le racines et queces racines sont souvent mutilées , par suite de l’ef-fort qu’il a fallu faire pour les extraire- d’une terrecompacte. 11 n’y a guère que les petits plant» debois blancs, tels que ceux de bouleau, de tremble,de marceau , que l’on puisse prendre dans lesbois pour en faire des plantations en massif.Quant aux plants de chêne , d e hêtre, .de frêne,

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d’orme, de châtaignier, etc., c’est en pépinière qû’ilfaut les élever. Toutefois, on peut, à défaut degraines,, çxtraire des forêts des plants enracinés deces espèces, et les transplanter dans les pépinièvespour former leurs racines et leurs tiges.

Si les jeunes plants des forêts réussissent mal dansles plantations en massif, que peut-on attendre desplants de haute tige qu’on en voudrait tirer pourformer des plantations en ligne ? Un exemple engrand prouve qu’il n’y a absolument rien à espé-rer de ces arbres. Le gouvernement voulut^ en1802, et dans les années suivantes, faire planter lesroutes de la France ; et comme , à cette époque, ‘ilexistait peu de pépinières forestières, on prit leparti de lirer les plants des forêts. Plusieurs grandesroutes dans les département des Ardennes , dqsFp-rêts , de la Dyie et de Jemmapes, furent plantéesde cette manière. Les arbres périrent presque çq to-talité , et s’il est juste de faire la part de la malveil-lance dans cet accident, on ne doit pas moiqs re-connaître que le défaut de racines, l’amputatiqq <Jupivot, et en général l’état vicieux de ces arbrps^ p r esoient la principale cause de l’anéantissement 4e çesplantations.

Il ne faut pas croire que Rétablissement d’unepépinière soit un objet de grande dépense. Un ter-rain de médiocre étendue suffit pour fournir dequoi faire des plantations considérables.

En effet, s’il s’agit de menus plants de 2 à 3 ans,destinés à des plantations en massif, un semis d’qnhectare peut en fournirassez pour planter 60 hectaresà demeure. O11 sait que dans un semis bien fait lesplants sont entre eux à la distance commune dero centim. (environ 4 pouces '. Or, un hectare a100 mèt. ou 10,000 centim. de longueur sur autantde largeur; 10,000 centim. de longueur divisés par

10 donnent 1,000plants pour un côté de l’hectare,nombre qui, multiplié par lui-même pour avoir lecarré, a, pour produit, un million. Mais çomme

11 faut diminuer ce nombre d’environ un quart , àraison des chemins, des allées et des intervalleslaissés dans la pépinière, et à raison aussi des en-droits mal garnis et des pertes, on ne doit compterque sur environ y 5 0,000 plants. Il faut, pour laplantation d’un hectare en massif, 10,000 plantsespacés à un mètre de distance en tous sens , et il enfaudra, par conséquent, 600,900,, pour planter60 hectares. 11 restera encore i 5 o,O 0 P plants pourremplacer ceux qui viendront à péri,r.

S’il s’agit d’élever des arbres de haute tigp , pourla plantation des routes, des avenues, dgs quin-conces, on peut en obtenir 3 o,ooo sur un hectare,,en les plantant à 48 ou 5 o centim. {18 pouç&sj pntf-eeux sur chaque ligne, et à 65 centim. (3 pied s), 4 edistance entre les lignes. Mais ici, çoiqme dans, ippremier cas, il faut déduire le quart, ta,nt^xpuv l’es-pace occupé par les allées que pour les acciilens ^ età raison d’ailleurs de ce que les distaiices que noust indiquons sont un peu trop rapprochées. 11 resteradonc 22.,5ôo plants, ou, pour ne point forcer les cal-iculs, environ 22,oonr. Ces 22,000 plants, employé,à des plantations en ligne à 10 mètres ( 3 o pieds") dedistance d’un arbre à l’autre, formeraient une lignéd’arbres de 220,000 mètres, ou une double rangéede