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i îOyOOO mètres, c’est-à-dire àe 56 lieues dan» lepremier tas, et de 28 dans le secondyet si on tesplnetUiBn quinconce à 6 mètres<18 pied*)y UspctaMrontiOOuvrir ane superficie de y -5 hectares.
On voit quelles ressources peut fournir «ne jtépi-uièitelrl’utt seul hectare. Calculons maintenant! ladéjieagB ' d'une pépinière de cette étendue, soit ensemis f soit en plantation, en prenant pour basé lesprix .«pii étaient accordés assez ordinairement parl’Administration forestière, et en y ajoutant la va-leur Jocàtive des terrains.
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§ 3 ..—r Dépense approximative pour un hectare de,, semis.
’if 1 /Frais de premier établissement, qui consis-tent cfitns l’eiiclôture en fossés et haies vives, la divi-sion dé'ïa pépinière en différentes parties, et autrestrÿ^AWx préparatoires.200 fr.
DèfOncenipht et préparation dutef’raîü.^seinéhcas forestières, frais d’en-séAéfiyeirierit et d’entretien du semis
pe’àdâjh't la première année. 5 oo
' 3 °."JEntrëtien du semis pendant 2 ans,y compris l’arrachage, à raison de
200 fr. par an.. 40°
4 °. Valeur locative du terrain, à rai-son de’ too fr. par an. 3 oo
Total.1,400
Cette dépense est calculée au plus haut, car lespépiniéristes des environs de Paris , où la main-d’œu-vre et les terrains sont très-chers, ne déboursentpas la moitié de cette somme. Mais nous avons dûy comprendre les bénéfices de l’entrepreneur.
Quoiqu’il en soit, la somme de 1,400 fr., diviséepary 5 o millions de plants, ne porte le prix de cha-que millier qu’à un fr. 87 cent., tandis que le plant,toujours assez mauvais, qu’on extrait des forêts, re-vient à 5 ou 6 fr. le millier; savoir , 2 fr. pour l’ex-traction, 2 fr. pour le transport, et de 1 à 2 fr. pourl’indemnité au gouvernement, si l’extraction se faitdans ses bois.
§ 4 - —- Dépense approximative pour un hectare depépinière en plantation.
i Q . brais de premier établissement, comme pour
la pépinière-semis.200
2 0 . Défoncement et préparation duterrain, valeur des plants à employer,plantation et entretien des plants pen-dant la première année . 5oo
y. Entretien consistant dans les bina-ges et Glanages, à raison de 200 fr. par an,y copipris l’extraction, ci, pour 5 ans. 1,0004 °- Valeur locative du terrain, à rai-
son dé ibô fr., poitr 6 ans. 600
,1: 1 ‘ Total.2 ,3oo
Cette somme, divisée par 22 milliers de plants,'11e donne, pour le prix de chaque plant, qu’environ10 centimes.
Sil ’on compare ce prix avec celui des plants du |
commerce, on trouvera une différence énorme,puisque ce dernier est de 1 à 2 fr.
Ajoutons à cette considération, que l’on s’exposeà une foule de chantes f'Acheuseé quand on tire sesarbres du commerce r souvent ils ont le définit deprésenter une longueur de tige hors de proportionavec leur grosseur, parce qu’ils ont été trop serrésdans les pépinières ; souvent aussi ils proviennentde terrains fumés, dè fonds humides et très-diffé-rens de ceux oïl ils doivent être mis à demeure 5 en-fin , le transport les expose à être mutilés et frappéspar le hâle ou par la gelée.
Duhamel insiste beaucoup pour que l’on formedes pépinières à portée des lieux qu’on se proposede planter, ayant remarqué que les arbres qu’on faitvenir, même d’une petite distance, 6 lieues, parexemple, ne reprennent jamais aussi bien que ceuxqui sont élevés près du terrain à planter.
Les entrepreneurs des grandes plantations fores-tières , qui entendent bien leurs intérêts , et qui neveulent pas s’exposer à des remplacemens multi-pliés, ont soin de former des semis dans les lieuxmêmes des plantations qu’ils ont à faire. Ceux quenous avons vus prendre ces précautions, s’en sonttoujours bien trouvés, autant sous le rapport dusuccès que sous celui de l’économie.
A l’égard des arbres de ligne , cela n’est pas pos-sible; mais au moins doit-on éviter de faire venirles plants d’une grande distance.
Des observations qui précèdent, il résulte que lapremière chose à faire par ceux qui désirent entre-prendre de grandes plantations, est d’établir des pé-pinières , s’ils veulent opérer avec économie et succès.
§5. — Choix du terrain pour une pépinière fo-restière.
Lorsqu’on veut établir une pépinière à peu de dis-tance des endroits à planter, l’on 11’est pas toujoursle maître de choisir le terrain qui y conviendrait lemieux. Mais en indiquant les terrains les plus favo-rables, et tels que nous avons eu l’occasion d’en dé-signer pour l’établissement de plusieurs pépinièresforestières, nous mettrons le cultivateur forestier àmême de fixer son choix sur ceux qui se rappro-cheront les plus des qualités que nous regardonscomme les plus désirables.
Situation du terrain. — La situation la plus heu-reuse est une pente douce, qui présente , dans sonensemble, i°. une partie basse et un peu humide,terminée par un réservoir d’eau ; 2 0 . une partiemoyenne ; 3 °. une partie haute et un peu sèche. Ilest encore à désirer que l’exposition au midi soitlibre et sans abri; que l’exposition au levant et aunord soit abritée soit par des massifs de grandsarbres, ou des bâtimens, ou une montagne ; qu’il vait de l’eau en suffisance pour les arrosages, et que lapépinière soit à portée du terrain qu’on veut planter.
Nature du sol. — En général, le terrain d’unepépinière doit être d’une fertilité moyenne, ni tropsec, ni trop humide, et au moins de 2 pieds de pro-fondeur. 11 y a beaucoup d’inconvéniens à formerune pépinière dans un terrain trop gras ou tropfumé : les vaisseaux des arbres prennent une am-pleur proportionnée à l’abondance de la sève, et si