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ces arbres sont transplantés <Jans un terrain maigreou trop différent de celui d’où il% ont été tirés , cesmêmes vaisseaux, ne recevant plus la même, quan-tité-de sève, ne peuvent plus s’en remplir, ni porterpqr conséquent toute la nourriture nécessaire auxextrémités des rameaux. Aussi la plupart des arbresainsi traités périssent-ils dès la première ou la se-conde année.
Mais il faut éviter aussi de placer une pépinièredans un mauvais sol, parce que les jeunes plants ylanguiraient faute de nourriture , et se resserreraientdans toutes leurs parties au point que leurs vais-seaux n’auraient pas assez de capacité pour absorberles sucs nourriciers d’un meilleur terrain oit on lesplanterait.
Dans les mauvais terrains, on peut faire mettreun peu de fumier, des vases d’étangs et de marais,des tourbes, des gazons, de la marne, de bonnesterres et autres engrais; un sol trop sablonneuxs’améliore avec de l’argile, et un sol trop argileuxavec du sable. Mais les transports de ces matières sontordinairement trop coûteux pour être exécutés dansde grandes pépinières.
La composition du sol sera assez indifférente, sisa situation et son état se trouvent tels que nous l’a-vons désiré, c’est-à-dire, si le terrain est en pente,et s’il présente les divers degrés d’humidité que nousavons supposé. F.n effet, dans une telle dispositionde terrain se trouvent réunies toutes les propriétésnécessaires pour la végétation des arbres de toutesles espèces, puisqu’il y a une partie humide, unepartie moyenne et une partie sèche.
Par terrain humide, nous n’entendons pas un ter-rain à la surface duquel on trouve l’eau; nous en-tendons seulement un terrain dont l’eau peut êtredétournée en tout temps par des fossés, sans qu’ony rencontre un fond marécageux. Ce sera dans cettepartie que l’on formera tin réservoir pour les arro-sages. Cette même partie servira à l’éducation desarbres aquatiques. Les plantations devront s’y faireau printemps, parce que, dans un semblable ter-rain, c’est l’époque la plus favorable pour toutes lesespèces d’arbres.
La partie moyenne du terrain en pente supposeun terrain tendre et facile à manier, pas trop hu-mide et pas trop sec, et qui convient par consé-quent à la plupart des arbres, il moins qu’il ne soitcomposé d’une argile compacte. Mais s’il se composede sable mêlé de terre végétale et de quelques gra-viers, il sera d’une grande fertilité. 11 conviendra â-la-fois aux arbres aquatiques et auxarbres résineux;toutefois, il n’y faudra cultiver ces derniers qu’au-tant qu’on voudra les planter .dans un terrain ana-logue, parce qu’ils réussiraient difficilement, si onles plantait ensuite dans un mauvais sol.
Onpeut, dans cette partie de la pépinière, exé-cuter les plantations soit au printemps, soit en au-tomne, suivant les especes d’arbres.
La partie sèche de la pépinière est la partie la plusélevée, à moins qu’elje ne soit elle-même dominéepar une élévation plus considérable, ou qu’il ne s’vtrouve quelques sources.
Là encore, on doit préférer un sol sablonneux à
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uneierre compa^te^ui, pp.urTédncatjp/i,$qs arbres,est la pïv/^jnau.vaise. ^ , V(! ; .'Y , .
. Cettç partie «Je Ja pépinière couvrent aqx qspècesd’açbr.es etd’prbustes que l’ôn destiqu à la plaq jationdes terniiqs arides, des laudes et $es bcuyères.
Les plantations faites en automné dans cettepartie dç la pépinière ont toujours un meilleur suc-oès que celles faites au printemps, parce que, dansl’hiver, la terre se raffermit et prend un peu de fraî-cheur, tandis qu’au printemps elle se cjleasèche, de-vient veule et se dégrade autour déracines,.
Toutes les conditions que nous venops d'exposer,se trouvent fréquemment réunies dans un .terrain-ennature de pré et un peu eu pente. On ne doit pascraindre d’employer un semblable terrain àfor-mation d’une pépinière, parce que, de toutes lescultures, il n’y en a pas où le bon choix de l’empla-cement ait des avantages aussi marquqs^ et que d’ail-leurs cette culture donne souven^dqs produits in-comparablement plus élevés que.les diutres^ ,
Tout terrain provenant a’un défrichement debois, de pré, de pâturage, mérite la préférence surtoute espèce de terrain précédemment cultivé, soitdans les champs, soit dans les jardins. L’accroisse-ment des a'rbres y est double de ce qu’il est dans lesendroits fatigués par des récoltes. Mais on~ne doitpas oublier que l’excès de fertilité deviendrait undéfaut pour le succès des plantations futures.
Si le terrain dont on aura fait choix.ne présentepas les qualités que nous désirons, ou eu corrigerales défauts, autant que possible, par les ameude-mens dont nous avons parlé , par des fossés dans lesparties humides et par des abris, des arrosages dansles endroits qui l’exigeront.
§ 6. — De la division de la pépinière et de son en-clôture.
Si le terrain est en pente comme celui que nousavons supposé, on le divise en trois parties égalespar deux chemins parallèles au plan de la pente ; ,<jndonne à chaque division un nom on un nqmérp.Ainsi la partie basse peut conserver ce nom , ouprendre le n°. i, la partie moyenne, le n 0 . 2, et lapartie supérieure, le n°. 3 .
Si le terrain a une autre disposition que celle quenous supposons, et si d’ailleurs il est d’une cer-taine étendue, on forme un pins grand norpbrç4 edivisions principales.
Les chemins qui séparent ces division* pepvfintavoir jusqu’à 12 pieds de largeur.
Outre ces chemins, on forme des sentiers quicoupent les divisions principales, et auxqupf ondonne de 4 à 6 pieds de largeur.
Tous ces chemins et sentiers doivent, autant iquepossible, être en ligne droite. >
Lorsqu’on est obligé d’établir utje pépinière dansun lieu non clos, il faut l’entourer, soit de fionsfossés et de baies vives, soit d’un treillage, d’unpalis ou d’un mur. Le premier moyen de clôture estcelui qu’on préfère pour les péjiinières forestières,parce qu’il est le plus économique.
§ 7. — Préparation du terrain.
Le terrain doit être défoncé à deux pieds au moins