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Tome second.
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tiers de 18 pouces aussi de largeur. Déplus, ou pra-tique quelques chemins principaux autour de l’em-placement et dans son intérieur pour la facilité duservice.

Dans une pépinière bien tenue , on a soin de semunir de piquets portant, soit sur le bois, soit surdes plaques de plomb, des numéros semblables à ceuxqu’on aura mis précédemment sur les sacs de grainesqu’on se propose de semer. On plante ces piquets entète de chaque planche de semis pour indiquer l’es-pèce qu’on y a mise.

§ ô. — Des graines et des diverses précautions àprendre pour en assurer le succès.

Nous donnons , au mot Semences , les instruc-tions concernant leur récolte et leur conservation,et nous faisons d’ailleurs connaître ces procédéspour chaque espèce d.rhs les différens articles quitraitent des arbres.

Un des points les plus importans est de se procu-rer des semences mûres et les plus belles possible.

Quelques graines d’arbres veulent être semées aus-sitôt qu’elles sont tombées de l’arbre, d’autres peu-vent attendre le printemps. 11 serait bon de suivrel’indication de la nature, en les semant aussitôt leurmaturité ; mais comme la plupart des graines fores-tières sont du goût des oiseaux, des rats, des mulotset de quelques autres animaux, et que la grosseur dequelques-unes, comme les glands, les châtaignes, lesfaines, les fait découvrir facilement, on préfère de neles semer qu’au printemps, sur-tout dans les pépi-nières. Quant à celles qui mûrissent assez tôt pourpouvoir donner du plant la même année, telles quecel’es de l’orme et des érables rouges et cotonneux ,on doit les semer tout de suite.

Comme dans une pépinière de peu d’étendue, lesol, la situation et toutes les circonstances localessont à-peu-près les mêmes , et que cependant c’estdans co petit espace d’une nature homogène qu’ona à cultiver des espèces bien différentes entre elles,telles que des arbres de plaine ou de montagne, desarbres acjuatiques et des arbres résineux, et qu’il fautfaire prospérer également toutes ces espèces, il estévident que le secours de l’art doit suppléer la na-ture dans plusieurs cas.

Il y a des espèces dont les semences doivent êtreconfiées à une terre fraîche, d’autres qui exigent unterrain plus sec; d’autres enfin qui veulent croître àl’ombre, ou au soleil, ou à telle ou telle exposition.

Tl faut, sous ces divers rapports, tirer tout leparti possible du peu de variations que peut,présen-ter le terrain , et remplacer ce qui lui manque pardes moyens artificiels, c’est-à-dire par des arrosageset des abris, par l’abaissement ou l’exhaussementdu sol, etc., etc.

(.a plupart des semences que l’on dépose dans uneterre sèche, y demeurent souvent, avant de lever,une année entière, ou du moins une partie de l’an-née de plus qu’elles 11’auraient fait, si on les avaitmouillées avant de les semer : telles sont celles desespèces légumineuses, des arbres résineux , des éra-bles, du hêtre, du chêne, des frênes, de l’aune,des aliziers, du mûrier, des pommiers, poiriers,coignassiers, etc. four en hâter la germination,

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lorsqu’on les sème au printemps , on les met trem-per, pendant deux fois a4 heures, dans de l’eauavant de les semer, Qn les étend de suite sur undrap, et on les remue pour les ressuyer et les empêfcher de s’agglomérer.

Les semences qu’on a ainsi préparées et mises enterre, y doivent être arrosées, et tenues constammentfraîches, si la température est sèche. Mais jl faut évi-ter de les mouiller avec excès, afinqu’elles ne pour-rissent pas , ou qu’elles ne soient pas exposées plustard à se racornir. On sait qu’une graine fortementmouillée, qui vient ensuite à se durcir , perd sa fa-culté germinative. On les arrosera donc légèrement,et de manière à ne leur faire éprouver que l’effetd’une pluiedouce. Ces semenceslèverontdans le cou-rant de l’été et produiront des plants qui acquer-ront assez de force avant l’hiver pour supporter lesrigueurs de cette saison. Les grosses semences, tellesque les glands, les châtaignes, les faines, celles dufrêne, etc., que l’on conserve dans du sable ou dela terre pendant l’hiver, et qui y germent au com-mencement du printemps, n’ont pas besoin de cespréparations.

Il en est de même des semences qui ne lèvent na-turellement qu’à la seconde ou à la troisième année,par l’effet de l’humidité de l’hiver.Onne doit pointlesinouillernilesarroser,parceque ce serait les exposeràmoisiret à se pourrir. Les semences de cette naturesont : celles du charme, du micocoulier, du cor-nouiller sanguin, de l’épine blanche et do toutes lesespèces de ce genre, des daphnés, des genévriers ,du houx, du troëne, de la plupart des arbres ànoyau, des rosiers, du staphylea, de l’if, du tilleuld’Europe , du frêne et des viornes. On ne doit point,à l’égard de toutes ces semences, s’inquiéter quandil n’en lèverait aucune la première année.

Plusieurs espèces ont besoin d’ombre et d’abricontre les rayons du soleil, au moment où elleslèvent et pendant la première enfance des plants.Ce sont, sans parler des boutures de toute espèce,les plants provenant des grosses semences, telles quecelles qui tombent naturellement sous les arbrespour s’y développer à l’ombre, et de plus les plantsd’érable, de charme, du cyprès, du tulipier et detous les arbres résineux.

On leur procure l’ombre dont ils ont besoin, eujetant sur les semis des brindilles d’arbres verts,comme de genévrier, de pin, de sapin, et à défautde cette ressource un peu de paille. Toutefois, onne doit employer ces abris que lorsque la nécessiteen est reconnue, parce qu’ils salissent les semis, etqu’ils servent de refuge aux souris. On peut aussirépandre, avec les graines d’arbres, une demi-se-mence d’avoine ou de seigle, dont le chaume ne seracoupé qu’à la moitié de sa hauteur.

Enfin, on forme des abris en plantant des lignesou palissades de jeunes arbres à feuillps à l’exposi-tion du midi.

D’autres espèces veulent croître en plein air etsans abri pendant l’été. Ce sont, par exemple, lebouleau, le frêne, et tous les arbres à noyau et àpépin , les mûriers, le ptéléa, le thuya et les ormes.

11 faut être fprt réservé sur les arrosages à l’égarddes pins et sapins une fois qu’ils sont levés, et ne