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L’époque de l’extraction est ordinairement indi-quée par le rapprochement des plants entre eux, quine permet plus aux racines de s’étendre convenable-ment, et qui menace d’étouffer par la suitâ un grandnombre de ces plants.
Dans cet état,, les racines s’enfoncent perpendi-culairement; il ne se forme point de raciues laté-rales , racines si nécessaires pour le succès des plau-tations ; il ne.se forme point non plus de brancheslatérales , et la tige s’allonge sans proportion avecsa grosseur; ce qui est également nuisible aux tigesdestinées à être replantées, puisque les feuilles dontles rameaux sont chargés contribuent autant que les.racines à absorber les substances propres à la nour-riture des végétaux. Le défaut d’espace cause encorele dépérissement des plants avant qu’ils aient puatteindre l’âge d’être placés à demeure; enfin il estcontraire â tous les princqies de laisser vieillir lesplants dans un semis.
On doit donc les extraire à la deuxième ou à latroisième année, soit pour les planter à demeure, soitpour les planter en pépinière.
§ 10 .— De l'époque de Pextraction des plants.
L’extraction des plants se fait quand les arbresont perdu leurs feuilles en automne , et se continuependant l’hiver et au printemps, jusqu’à ce que lemouvement de la sève s’annonce par le gonflementde boutons. Quant aux arbres résineux , on peut lesextraire pendant presque toute l’année, excepté lefort de l’été ; mais c’est principalement sur la Jin duprintemps que cette extraction doit avoir lieu.
§ii. — De la manière d’extraire les plants dessemis.
Chaque espèce de plant doit être arrachée ettransportée séparément.
On commence par ceux qui ont complété leurvégétation de l’année.
On se place à l’extrémité d’une ligne , et à l’aided’une bêche, on les soulève doucement avec toutesleurs racines et la terre qui s’y trouve.Par ce moyen,on rompt l’adhésion des racines à la terre, et l’ex-traction se fait sans causer aucun dommage.
On continue l’extraction de ligne en ligne, danstoute la planche du même semis.
S’il s’agit d’un semis plein, on fait à l’extrémitéde la planche une fosse d’une profondeur égale à lalongueur des racines du plant, et on mine ainsi toutle terrain pour enlever successivement tous lesplants sans endommager les racines.
§ 12 . — Triage des plants.
11 faut trier les plants, en former des tas parti-culiers suivant leur grosseur, en séparant les plusgros, les moyens et les plus petits. On les arrangeavec ordre, racines contre racines et tiges contretiges.
On évite avec le plus grand soin de laisser long-temps les racines exposées à l’air , sur-tout par lehàle , et pour cet effet on en couvre les tas avec quel-ques vieilles nattes ou paillassons qu’on a mouillés,ou autre chose semblable.
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Le triage des plants est très-important, afin de nemettre ensemble dans la pépinière que des plants demême force , et d’éviter que les plus forts n’étouffentles plus faibles.
§ i3. — De la préparation des racines.
L’objet principal de la transplantation en pépi-nière est de faire produire aux plants un ^randnombre de racines fraîches et vives , qui puissentassurer le succès de la plantation à demeure. Pouratteindre ce but, il est indispensable de retrancherl’extrémité du pivot, lors même qu’il serait très-court, Cette amputation l’empêche de continuée sonprolongement perpendiculaire , et donne lieu au dé-veloppement d’un grand nombre de racines dans ladirection oblique ou horizontale du terrain , pro-duction qui ne se ferait point si le pivot continuaitson accroissement par son extrémité, ou si la tigeétait arrivée à un âge tel que ses racines eussent àpercer à travers une écorce trop forte.
Comme les plants d’un semis sont courts, on enprend une poignée , qu’on appuie sur un billot, etd’un seul coup de serpe on retranche les pointes desracines pivotantes, en épargnant avec soin les ra-cines latérales. Il vaudrait mieux sans doute se ser-vir de la serpette, et opérer séparément sur chaqueplant; mais comme cette manière serait trop longuepour une grmde plantation, on ne l’emploie querarement. On a soin au surplus de se servir d’uneserpe bien tranchante, et de la diriger avec pré-caution. Cette opération s’appelle habiller les plants.
Lorsqu’elle est faite convenablement, la plaie secicatrise dans la première quinzaine où les plantscommencent à végéter; mais il n’en est pas de mêmeà l’égard des vieilles tiges, et par conséquent desgrosses racines ; la plaie ne se cicatrise jamais, et lapourriture en est inévitable : aussi les plants qu’ona laissé veillir sans leur faire subir de transplanta-tion , meurent très-souvent quand on les plante âdemeure.
11 faut, lorsqu’on est obligé d’employer des plantsun peu forts, qui n’ont point subi de transplanta-tions préliminaires, en respecter le pivot, et si lestrous destinés à la plantation ne sont point assezprofonds pour le contenir, on doit placer horizon-talement l’extrémité de ce pivot dans le fond de lafosse.
§ 1 4- — Transport des plants du semis air lieu dela plantation en pépinière.
Comme il est très-important d’éviter que les ra-cines ne soient exposées à l’air , on doit, lorsque lelieu de la plantation se trouve à une certaine dis-tance de celui de la pépinière-semis, ou lorsqu’il faitdu hàle , mettre les plants dans des corbeilles , lescouvrir avec de la mousse humide, et y laisser cettemousse tant qu’il restera un plant dans la corbeille.Il faut éviter aussi d’extraire du semis plys de plantsqu’on ne peut en employer dans la journée. C’estprincipalement au printemps et par les vents du.nordque ces précautions sont utiles , et l’on ne doit ja-mais les négliger quand il s’agit de plants d’arbresrésineux.