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Tome second.
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PÉP PÉP

Pour éviter la confusion des espèces, il est néces-saire de mettre dans le panier serrant au transportle piquet numéroté, qui distinguait la planche du se-mis, afin de le placer en tète du carré destiné auxmêmes plants dans la plantation.

Les boutures doivent, comme les plants de semis,être relevées l’année qui suit celle où elles ont étémises en terre , ou au plus tard la seconde année,parce que si on les laissait long-temps en place, leursracines s’étendraient au loin sans se ramifier , et larupture en serait inévitable lors de leur extraction.V. Bouture.

CHAPITRE III. — de l’f.ducatiox des arbres

DE HAUTE TIGE.

Les arbres que l’on destine à être plantés sur lesroutes , en quinconces ou en avenues , doivent êtreélevés en pépinière, et y recevoir toutes les prépara-tions propres à donner à leur tige la forme qu’elledoit conserver , et à leurs racines tout le dévelop-pement utile au succès de leur plantation à de-meure.

§ i er . — P réparation du terrain.

Nous avons indiqué la nature du terrain qui con-vient à une pépinière en général, et nous avons sup-posé un emplacement qui réunisse toutes les con-ditions nécessaires pour y élever des arbres de touteespèce. Nous avons aussi parlé de la première pré-paration, qui consiste dans Indivision principale dela pépinière et dans le défoncement du terrain.

Lorsque le moment de la plantation est arrivé,on trace au cordeau, dans chaque carré à planter, desalignemens qui le traversent d’un bout à l’autre, etsur lesquels doivent se faire les plantations. On lesespace plus ou moins, suivant la nature du sol, l’es-pèce d’arbre qu’on doit y planter, et le temps pro-bable que le plant doit y rester. Ces circonstances sontimportantes à apprécier, car il faut moins de distancedans un terrain maigre que dans un sol fertile, etil en faut moins aussi pour planter des arbres pyra-midaux, tels que le peuplier d’Italie , le cyprès py-ramidal, que pour les arbres qui étalent leurs bran-ches , et enfin pour les arbres qui ne doivent resteren place que 3 ans, que pour ceux qui doivent y res-ter 6 ans. On doit observer un juste milieu pour ladistance à mettre entre les plants, car s’ils sont tropserrés, ils font toutes leurs productions en hauteur,s’étiolent et s’enlèvent réciproquement la nourri-ture ; et si au contraire ils sont trop écartés, leurcime ne conserve pas à leur pied la fraîcheur quileur est si nécessaire, et ils filent moins régulière-ment. Il est donc impossible de fixer une distanceuniforme ; mais on peut adopter pour règle que ladistance ne doit pas être moindre d’un pied ni au-delà de a pieds dans un terrain de moyenne qualité.

Les alignemens que l’on trace doivent couper àangle droit les chemins de séparation qu’on a faitspour marquer les divisions de la pépinière et êtreaussi droits que possible , autant pour la régularitéque pour la facilité des binages.

La direction des lignes de plants n’est pas unechose indifférente : on doit faire en sorte que lesintervalles soient enfilés par le vent dominant.

§ 2 . — De la plantation.

On plante de trois manières; savoir,

i°. En rigole, 2 °. dans des trous, 3®. au plantoir.

La première méthode ne s’emploie que lorsque leplant est très-faible , ou lorsque le terrain n’a pasété labouré assez profondément. Dans le premier cas,on pratique une petite fosse de 4 pouces de large sur6 à 8 de profondeur, dans la longueur dit carré eten suivant le cordeau. Dans le second cas, et lors-que le plant est plus fort, on donne à la rigole unelargeur et une profondeur plus considérables, parexemple, celles d’un fer de bêche. On dépose lesterres du côté opposé au cordeau, et lorsqu’on aterminé une ligne on exécute le même travail ducôté où était le cordeau , afin de ne point marchersur la petite berge.

La seconde méthode, celle qui consiste à planterdans des trous, est la plus employée. On fait cestrous avec la bêche , toujours sur un alignementrigoureux donné par le cordeau.

Quant à la troisième méthode, elle doit être ré-servée pour les boutures, encore n’est-ce que paréconomie; car l’action du plantoir durcit la terre enla tassant, et la rend par conséquent moins propreà donner passage aux racines du jeune plant.

On doit éviter de planter par le hàle , et si l’onest obligé de le faire, on se sert des corbeilles dontnous avons parlé pour renfermer les plants. On entire une certaine quantité, qu’on met dansun panierplus petit, et que l’on recouvre également de mousseou de paille mouillée. On place le panier devantsoi, pour n’en sortir les plants qu’à mesure qu’on lesmet en terre. Ces précautions sont fort utiles par lehàle et pour toutes les espèces d’arbres qui se prê-tent difficilement à la transplantation, comme lesarbres résineux. Il faut encore prévenir avec le plusgrand soin l’elfet des gelées sur les racines. Il estdes arbres qui, quoique très-robustes, y sont sensi-bles , l’orme , par exemple.

Plusieurs personnes conseillent, lorsque les plantsdestinés à former une pépinière sout tirés d’un semiséloigné, de les faire tremper un , 2 ou 3 jours dansl’eau, suivant leur état de dessèchement ; de lesmettre ensuite en jauge, et de les y enterrer à 2 ou3 pouces de profondeur, si on ne peut pas les plan-ter sur-le-champ.

Avant de commencer la plantation, l’ouvrierplace en tête du carré le piquet indicatif de l’espècede plant qu’on doit y mettre , et ensuite il marquela distance à observer entre chaque plant sur les li-gnes , en se servant à cet effet d’un petit bâton lors-qu’il veut opérer très-régulièrement. 11 tire un plantdu panier , et le place dans la rigole à l’endroitmarqué; puis, avec la main droite, il prend la terremeuble rejetée sur l’un des bords dé la rigole , eten recouvre exactement les racines du plant jusqu’aubord opposé de cette rigole. II continue ainsi surtoute la ligne.

Quand on ne craint point le hàlé et qu’on netient pas d’ailleurs à une précision rigoureuse, ondépose à l’avance les plants à une distance approxi-mative sur la longueur de la rigole, et on procède'■^uife à leur plantation.