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Tome second.
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pendant l’automne. Cependant on objecte qu’à cetteepoque les arbres tirent un grand secours de leursfeuilles, et qu’il serait préférable d’attendre l'hiver.

L’élagage d’automne a aussi ses inconvénienspour les pays froids et les arbres qui ne sont pasbien aoùtes. Le froid saisit la plaie humide faite àcette époque , et y porte le germe des maladies quise développent par la suite sous le nom de gelivureet de pourriture, et il arrive même quelquefois quela gelée gagne subitement toute la tige jusqu’auxracines.

De ces différentes observations , il résulte que lataille entre deux sèves est celle qui se pratique leplus généralement pour les arbres forestiers ; niaisque l’hiver, dans les pays où les gelées ne sont pastrop rigoureuses, serait une époque plus convenable.

Manière de faire les élagages. — Il paraît que ,depuis long-temps et dans plusieurs pays , les jar-diniers ont adopté des usages differens sur la ma-nière d’élaguer les arbres en pépinière. M. deBurgsdorf, dans son Traité de la culture des bois,imprimé en 1787 , dont nous rappelons ici plu-sieurs préceptes, dit que chaque jardinier opère dif-férémmènt quant à la distance du tronc à laquelleils coupent les branches latérales.

On est généralement d’accord que les grossesbranches et les branches gourmandes, qui occasion-nent une déviation nuisible de la sève ou qui en ab-sorbent trop , doivent être coupées tout près dutronc et dans le mois de juillet, afin qu’il ne s’yproduise plus de nouveaux bourgeons, et que la plaiepuisse se cicatriser promptement et avant que l’hu-midité qu’elle renferme ne donne lieu à la pourri-ture.

Mais à l’égard des autres branches superfluesqu’on a à retrancher sur la tige, on doit bien segarder d’opérer de la même manière , à raison de lanécessité de ne point priver la tige de la totalité deses branches et de ses feuilles.

Leur séparation subite de la tige diminue l’abon-dance de la sève, et l’excite à se porter à l’extrémitéde l’arbre pour continuer l’accroissement en hauteuraux dépens de l’accroissement en grosseur. 11 fautdonc éviter de retrancher toutes les branches en uneseule fois, et 11e jamais les couper de suite reztronc. O11 fait ce qu’on appelle la taille en crochet,qui consiste à couper les branches à deux ou troisyeux, de la tige ; ce qui, dans plusieurs espèces, faità-peu-près la longueur d’un bon travers de main.Cette taille se fait, comme nous l’avons dit, entreles deux sèves , c’est-à-dire après que la premièrepousse est terminée. De cette manière, il reste deschicots chargés de rameaux secondaires et de feuil-les , qui continuent d’absorber dans l’atmosphèredes fluides nutritifs, de rejeter au dehors ceux quisont superflus , et d’entretenir dans les racines laforce de succion nécessaire.

\ oici au surplus la manière d’opérer : la pre-mière ou la seconde année de la plantation, suivantla force du plant, on choisit parmi les branches quise sont enveloppées , celle qui promet la végétationla plus vigoureuse, quelle que soit la place qu’elleoccupe ; niais s’il s’en présente plusieurs de même

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force , on choisit la mieux placée, c’est-à-dire cellequi promet la tige la plus droite, quand même elle se-rait près de la terre. Cette branche une fois choisie,on rabat les autres depuis 2 jusqu’à 6 pouces de leurnaissance, suivant leur grosseur : plus elles sont pe-tites et déliées, plus il faut Les écourter.

L’année suivante, entre les deux sèves, c’est-à-dire vers la fin de juillet, on supprimera les chicotsdes branches écourtées l’année précédente; on tail-lera en crochet les branches les plus basses de latige , à 3 on 4 pouces du tronc.

La troisième année , toujours à la même époque,on supprimera les chicots de l’année précédente; onrabattra, comme auparavant, les nouvelles branchesles plus basses de la tige : seulement il faut moinsles écourter , afin de forcer l’arbre à prendre de lagrosseur et l’empêcber de filer trop promptement.

La quatrième année , même conduite.

A l’égard des doubles têtes, l’art consiste à ra-mener à la direction verticale celui des deux jetsqui est le plus vigoureux et qui formerait un angleavec la tige; on coupe l’autre à 4 ou 5 pouces du tronc,et on attache avec un lien l’extrémité du chicot oujet qu’on a réservé , en les rapprochant l’un de l’au-tre. En peu de temps , le jet réservé a pris la direc-tion verticale, et au mois de juillet, on coupe lechicot rez tronc.

Si, malgré les précautions qu’on a prises pourempêcher les arbres de s’élever trop rapidement enhauteur, il se trouve quelques tiges trop hautes ettrop déliées , il faut les arrêter à 8 pieds de hauteur.Leur tête étant coupée à cette hauteur, les brinsreprendront bientôt de la grosseur : quant aux tigesfaibles, on les soutient avec des tuteurs.

Les plants mal conformés et qui résistent à la for-mation de leurs tiges , doivent être coupés près deterre : c’est le moyen d’en obtenir des branches plusvigoureuses et mieux disposées.

Lorsque les arbres auront acquis de 7 à 9 poucesde tour par le bas, ils seront bons à être replantésà demeure. On peut les planter moins gros, et leurreprise en est d’autant plus assurée; mais s’ils sontfaibles , il leur faut des tuteurs ; ce qui augmenteles frais de la plantation et exige plus de soin pourles diriger.

JSous avons dit qu’il était utile de conserver lesbranches supérieures et la tête des jeunes arbrespour les transplanter dans cet état. Il faut, à cet ef-fet, arrêter l’élagage à la hauteur de 7 ou 8 pieds ,et rabattre à 5 ou'6 pouces les branches qui dépas-sent cette hauteur , pour qu’elles forment la tête deL’arbre.

§ 9.— Des secondes transplantations en pépinière.

Dans quelques pays, l’on remplace les arbresqu’on enlève dans les forêts par des plantationsd’arbres de haute tige, et l’on est quelquefois obligéd’employer ce moyen à cause du pâturage qu’on yexerce en tout temps, et où les repeuplemens parles moyens ordinaires ne sont point praticables.Dans ce cas, on doit toujours avoir des pépinièresen état de fournir les plants dont on a besoin.

L’éducation des arbres qu’on destine à cet objetdoit tendre à favoriser la formation de belles tige -,

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