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Tome second.
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la forme de tube poreux, et répandre dans les ner-vures des feuilles, ou dans les veines des pétales ,ou dans les filets des étamines, la forme de trachée.

Les trachées marchent presque toujours en liguedroite et sans déviation ; les autres tubes , au con-traire, se courbent de cûté et d’autre; tous se mé-tamorphosent vers leurs extrémités en tissu cellu-laire, en sorte qu’aucun n’arrive jusqu’à l’épidermesous la forme de vaisseau.

Lorsque l’on plonge le bout supérieur ou inférieurd’une jeune branche chargée de feuilles dans uneliqueur colorée , la liqueur est aspirée, et son pas-sage dans la branche est marqué par la colorationdes vaisseaux ; on voit même quelquefois le tissuvoisin se teindre d’une auréole qui s’affaiblit ens’éloignant du centre de coloration. Cette expérienceconcourt à prouver , avec les observations physiolo-giques , que la sève aspirée par les racines ou parles feuilles monte ou descend par les grands tubes ,et s’épanche latéralement parles pores.

Les vaisseaux propres (./%• 16, 17) ont des pa-rois, sur lesquelles on ne découvre ni fentes ni po-res. Ils contiennent des sucs huileux, résineux, etc.,propres à chaque espèce de plante. On les observedans les écorces, la moelle , les feuilles, les corol-les , etc. Ils se distinguent en deux espèces : les so-litaires {fîg. 16), et les fasciculaires Ifig. 17).

Les vaisseaux propres solitaires , qui sont toujoursisolés, ainsique l’indique leur nom, et qui peut-êtrene devraient être considérés que connue de simplesréservoirs de sucs propres, offrent trois variétés : i° lesvaisseaux dont les parois sont d’un tissu cellulairetrès-fin, comme sont, par exemple, les lacunescourtes et tortueuses de l’écorce du pin du Lord ;2°. ceux de forme cylindrique , et qui ne sont quede longues cellules, comme on les observe commu-nément dans la moelle ; 3 °. ceux qui sont produitsdans l’écorce par les déchiremens irréguliers dutissu cellulaire, comme sont les lacunes de la plu-part des euphorbes.

Les vaisseaux propres fasciculaires sont forméspar la réunion de plusieurs petits tubes placés àcêté les uns des autres. Ils sont distribués avec plusou moins de symétrie dans le tissu cellulaire de l’é-corce. Les vaisseaux propres du chanvre appartien-nent à cette espèce. La filasse que l’on retire de l’é-corce de cette plante est formée par le déchirementlongitudinal des vaisseaux propres fasciculaires.

Toutes les plantes ne semblent pas être pourvuesde vaisseaux propres: ces vaisseaux, très-visiblesdans les jeunes pousses, disparaissent souvent dansles vieilles tiges et les vieilles branches , parce quedans certains végétaux ils sont constamment re-poussés à la circonférence et finissent par se dessé-cher, et que dans d’autres végétaux ils sont recou-verts et oblitérés , après un laps de temps plus oumoins long , par les nouvelles couches qui augmen-tent la masse du bois.

Epiderme. — L’épiderme est une membrane trans-parente formée par la réunion des parois les plusextérieures du tissu cellulaire ; aussi ne peut - onl’enlever sans déchirer ce tissu. On voit à la surfaceinterne de l’épiderme détaché du végétal les lam-beaux des parois latérales des cellules adhérens à

cette membrane. I.ea différences qu’elle présenteviennent de la forme des cellules dent elle faisaitpartie, et plus;encore des glandes et de* poils quicouvrent sa surface. Les parois cellulaires, pestantattachées à l’épiderme, y dessinent.de petits com-partiinens dont la forme indique celle du tissu cel-lulaire lui-même-

L’épiderme des plantes parfaites est enduit d’ueematière cireuse qui le détend de l’action de l’hu-midité.

Le liège est un véritable épiderme épaissi par laréunion d’une multitude de couches celluleuses.

Les couleurs variées de l’épiderme sont dues auxsubstances qu’il recouvre ; car il est, par sa nature,incolore et transparent , de même que le tissu au-quel il doit son origine. Il est susceptible de s’ac-croître dans sa jeunesse par la multiplication , etmême, jusqu’à un certain point, par la dilatation descellules. Dans sa vieillesse, il se détache par pla-ques, comme dans le platane; par lames, commedans le bouleau, ou se réduit en poussière : il se re-nouvelle promptement sur les parties jeunes desplantes ligneuses.

TROISIÈME SECTION. — de la graine et de

LA GERMINATION.

De la graine.

La plupart des plantes proviennent de graines :c’est donc par l’examen de cetceuf végétal qu’il con-vient de commencer l’histoire des phénomènes phy-siologiques des plantes.

Les seuls caractères essentiels de la graine soinde naître dans une cavité close , et d’offrir un petitcorps organisé et propre à reproduire une plantesemblable à celle qui lui a donné naissance.

La cavité close dans laquelle la graine se déve-loppe est l’ovaire; le petit corps organisé est l’em-bryon ; les vaisseaux qui unissent la graine à l’o-vaire forment le cordon ombilical ou funicule. Onnomme ombilic ou hile le point où le funicule s’at-tache à la graine, et placenta le point où ce mêmefunicule s’attache à l’ovaire.

Considérée dans son état le plus habituel, lagraine comprend deux parties distinctes , l’amandeet les enveloppes séminales. L’amande se composesouvent de l’embryon et d’un corps particuliernommé périsperme; mais quelquefois ce corps man-que, et l’embryon constitue l’amande à lui seul. Lesenveloppes séminales sont des tégumens qui recou-vrent l’amande, et reçoivent les vaisseaux du funi-cule.

Enveloppes séminales. — Les enveloppes qui ac-compagnent la graine après sa maturité parfaitepeuvent se diviser en deux classes : les enveloppesou tégumens auxiliaires, et les tuniques séminales.

Les tégumens auxiliaires sont les enveloppes ex-térieures qui servent à garantir la graine, telles quele noyau dans le cerisier, le pécher et l’abricotier, lacapsule des glands , etc.

Les enveloppes séminales, que M. Mirbel nommetuniques propres de la graine, parce qu’elles crois-sent avec les ovules, et qu’en général elles ne sontbien apparentes et distinctes qu’après que l’ovaire