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Tome second.
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s’est transformé en fruit, «ont Varille , la lorique etl&tègmen. On rencontre bien rarement à-la-fois cestrois téguntens'dans upe seule graine.

Arilte. *■** L’arille est une tunique extérieuremembrâileuifc mi charnue, qui ordinairement se dé-tache dfe là'gtitihte'iniWe en entier ou en partie. Il va-rie dans sa substance, sa forme, ses dimensions re-latives èt sa Couleur. Dans le fusain à larges feuil-les 1 , F’arîllb est pulpeux, : fermé de toutes parts , etd’une couleur orangée ; dans le fusain galeux, l’a-rîllèt ’ést également orangé et pulpeux , mais ils’otrvrè et s’évase én cupule irrégulière. Quelquesbotanistes pensènt que cette partie n’est qu’une ex-rraniSôn dp corddu ombilical ou funicule : M. Mir-bel ne paftage point cette opinion. Au reste, l’a-rille n’esîst’e 1 qiie dans un petit nombre de graines.

Lbrïquè. — La lorique est l’enveloppe qui recou-vre lé'tegmeq de la graine; elle forme un sac sansvulveiii suturé : c’est là seconde tunique {enveloppe)de la graine quand il y a un arille, et la premièreuand l’arîllë manque ; ce qui est le cas le plus or-inâire.

Quoique la lorique soit en général une enveloppecomparable, pour la consistance , à la coquille del’œuf ou à l’écaille de l’huitre , il se rencontre desgraines dans lesquelles cette tunique est d’une subs-tance fongueuse ou charnue, ou même pulpeuse.

Un petit trou, que les botanistes appellent lemicropilè , se montre à la superficie de la loriquedans un grand nombre d’espèces, et traverse cetteenveloppe d’outre en outre. Il est très-apparent dansle marron d’Inde.

On remarque encore sur certaines loriques descaroncules, renflemens pulpeux ou coriaces quisont produits par un développement particulier dutissu. Dans le haricot et dans beaucoup d’autres lé-gumineuses, il y a au-dessus du hile ( cicatrice ) uncaroncule sec et dur en forme de cœur.

Tegmen. — Le tegmen est appliqué immédiate-ment sur l’amande ; il ne peut manquer que lorsquela graine est absolument dépourvue de tuniquespropres ; car s’il en existe une seule, cette tunique,recevant l’extrémité du cordon ombilical et recou-vrant l’amande sans intermédiaire , est évidemmentle tegmen; et s’il y en a plusieurs , l’enveloppe in-terne , ayant les caractères qu’on vient d’énoncer,est encore le tegmen.

Le plus souvent la lorique et le tegmen se con-fondent en une seule tunique formée de deux lameshétérogènes, superposées et soudées l’une à l’autre,et il est impossible de marquer la limite des deux en-veloppes.

Amande .—Sous le tegmen est l’amande, laquelleest constituée souvent par l’embryon seul, et plussouvent encore par l’embryon et le périsperine. L’a-mande est la partie essentielle de la graine : iln’existe point de graine sans amande.

Périsperme. —Le périsperme, qu’on appelle aussialbumin , parce que sa substance est analogue à l 'al-bumine de l’œuf, est un tissu cellulaire, dont lesmailles sont remplies d’une fécule amilacée ou d’unmucilage épaissi. Il est caché sous les enveloppes deJa graine ; il accompagne l’embryon, et s’en distin-

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gue par sa composition et son aspect; il ne commu-nique avec lui par aucune ramification vasculaire ;il lui fournit, pendant la germination , une nour-riture que l’on peut comparer à celle que le fœtusdu poulet tire du -vitellus , partie de l’œuf vulgaire-ment connue sous le nom de jaune.

Le périsperme est farineux dans les graminées,oléagineux dans les euphorbiacées, élastique et durdans le café, etc.

Aucune plante connue, appartenant à la familledes ombellifères, des graminées, des conifères, etc.,n’est privée dfl périsperme; au contraire, ce corps11’est jamais offert dans la famille des crucifères, etc.

Embryon. — L’embryon se forme dans les enve-loppes séminales propres ou auxiliaires , et il a d’a-bord avec elles une liaison organique. Arrivé à ma-turité, il se détache des parties qui l’environnent,et jouit de la force vitale nécessaire à son dévelop-

f iement : il comprend dans sa masse le blastème ete corps cotylédonaire.

Le blastème a deux germes principaux bien dis-tincts, la radicule et la plumule , fixées, base à base,par une partie intermédiaire nommée collet.

La radicule est la racine dans la graine, et la plu-mule est la jeune tige destinée à se développer à l’airet à la lumière.

Les cotylédons peuvent être définis les premièresfeuilles visibles dans la graine: ils n’ont cependantpas la forme des feuilles ordinaires; mais cela estune suite des circonstances qui accompagnent leurdéveloppement. Ces appendices, arrêtées de toutesparts dans leur croissance, se sont moulées pour ainsidire sur la paroi de la cavité qu’elles remplissent.

Comme on a remarqué que les plantes cotylédonées(pourvues de cotylédons) se réunissent, à peu d’ex-ceptions près, en familles naturelles , qui sont entiè-rement monocotylédones ou dicotylédones , on agroupé les familles d’après ces caractères, lesquelss’accordent presque toujours avec ceux que l’on tirede l’organisation des tiges etdeleur développement.

D’après l’organisation interne de l’embryon , lessucs nourriciers, pendant la germination, affluentpresque toujours en plus grande abondance vers laradicule, laquelle par conséquent s’allonge avant laplumule.

Embryons dicotylédons. —Nous n’avons à nousoccuper que de ceux-ci, parce que tous nos arbresindigènes sont dicotyledons. Le nom de dicotylé-don indique que les végétaux auxquels on f’ap-plicjue n’ont que deux cotylédons; cependant cecaractère n’est pas sans exception. On comptetrois cotylédons dans le cyprès de Portugal ou àbranches pendantes , quatre dans le pin de t Virginie ,cinq dans le pin laricio , sept dans le pin maritimeet le sapin blanc, luiit dans le pin du lord, et jusqu’àdouze dans Y épicéa.

Les cotylédons sont épais et charnus dans la plu-part des légumineuses , comme dans le haricot; ilssont minces et marqués de nervures à la manière desfeuilles dans les euphorbes, etc.

Selon les espèces , les genres et les familles , lescotylédons sont larges ou étroits, entiers ou décou-pés , aplatis ou plissés , ou roulés sur eux-mêmes.

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