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Tome second.
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Espace de temps dans lequel les grainesforestièreslèvent ordinairement.—En 1 5 jours , l’orme à largesfeuilles ; en un mois, l’orme à petites feuilles , les peu-pliers , les saules , le mélèze, le pin et l’épicéa ; en3 mois, le sorbier des oiseaux ; en 5 mois, l’aune ,l’érable-plane ; en 6 mois , le chêne, le hêtre, le syco-more , le tilleul d’Europe , les aliziers, le sapin ar-genté ; en 8 mors, le bouleau , le poirier et le pom-mier sauvages, le cerisier à grappes , le coudrier, lesureau , le nerprun purgatif, le fusain, l’argousier,le cornouiller sanguin, l’épine-vinette, le cognas-sier , le néflier-cotonnier , la bourdaine , les genêts,les groseilliers, le chevreuil,les ronces ; en 9 mois ,le merisier, le,cerisier; en i4 mois , le tilleul àleuillesen cœur; en i 5 mois , l’aubépine , la viornecotonneuse, le troëne, la viorne-aubier, l’églantier,les rosiers, la bruyère, le genévrier commun; en18 mois , le frêne, le charme , l’érable commun , leprunier sauvage , la clématite, la morelle, l’arbou-sier traînant, l’airelle; en 20 mois , le cornouillermâle, l’if commun; en 26 mois , le houx commun.

Direction de la plumule et de la radicule pendantla germination. — Pendant la germination la plu-mule s’élève vers le ciel, et la radicule descend versle centre de la terre. Cette loi ne souffre d’exceptionque pour quelques parasites (le gui, par exemple)qui germent en tous sens. Comme jusqu’ici on arecherché inutilement la cause du phénomène gé-néral , on soupçonne qu’il résulte de cet ordre dechoses que nous appelons la vie, et dont le prin-cipe nous est et nous sera toujours inconnu. Duha-mel introduisit dans des tubes d’un diamètre déter-miné des graines d’un diamètre à-peu-près égal àcelui des tubes : ce fut tantôt un gland , tantôt unefève, tantôt un marron. 11 recouvrit ces graines deterre humide, et suspendit les tubes de façon que les' radicules regardaient le ciel, et les plumules la terre.Ces radicules et les plumules se développèrent ; maisparce que les premières ne purent descendre et queles secondes ne purent monter , les unes et les au-tres se contournèrent en spirale.

QUATRIÈME SECTION. — des organes con-servateurs ET DE LEURS FONCTIONS.

Racine —La racine est le principal organe de l’ab-sorption, elle cherche toujours l’om bre et l'humidité.

Le nom de racine s’applique sur-tout à cette par-tie inférieure du végétal, simple ou divisée, quis’enfonce dans la terre et se couvre de radicelles, ou,comme disent les cultivateurs, de chevelu , petitesramifications de la racine , qui sont autant de bou-ches aspirantes.

Presque toutes les parties du végétal sont de na-ture à s’enraciner, et cette faculté appartient, sansexception, aux jeunes branches de tous les végétauxligneux.

Une branche de saule, courbée en arc et enfon-cée en terre par ses deux bouts, s’enracine par l’unet par l’autre, et produit des rameaux dans sa par-tie moyenne.

La durée des racines est variable : les unes sontpassagères, les autres sont vivaces. Les premièresne subsistent qu’une année ou deux au plus, elles pé-rissent avec le reste de la plante après une seule flo-

raison; les autres, quand elles portent des tiges lig-neuses, durent autant qu’elles, et quand elles por-tent destigesherbacées, survivent à ces tiges, en pro-duisent de nouvelles et n’ont pour ainsi dire pas de fin.

On peut rapporter presque toutes les racines quiterminent la partie intérieure des végétaux aux cinqespèces suivantes : les pivotantes , les fibreuses , lestubéreuses , les bulbijères et les progressives.

i°. J,es pivotantes sont formées par le caudexdescendant, qui s’enfonce perpendiculairementdansle sol et présente une espèce de pivot : exemple, lacarotte , le chêne , le frêne. Elles ont quelquefois desramifications qui s’étendent latéralement, et quisont d’autant plus vigoureuses et plus longues,qu’elles partent de points plus voisins de la surfacede la terre : exemple, le frêne, l’ius le terrain estmeuble , et plus les racines des arbres s’allongent.

2 °. Les racines fibreuses sont composées d’unemultitude de fibres grêles, tantôt simples, tantôtramifiées.

5°. Les tubercules sont des renflemens charnus etsouvent arrondis , des masses de tissu cellulaire,que parcourent quelques vaisseaux qui se rendentvers tous les points de la surface , d’où doivent par-tir les filets radicaux et les turions : les poches dutissu cellulaire des tubercules sont remplies d’unefécule amilacée.

Les ramifications des racines se renflent en tu-bercules dans une multitude d’espèces : les pommesde terre , les patates, les ignames , etc., n’ont pasd’autre origine.

4°. On entend par racines bulbifères des tuberculesminces , élargis en plateau , dont la surface infé-rieuVe produit des filets radicaux, et dont la surfacesupérieure porte un oignon ou bulbe , sorte de grosturion qui se forme dans une année et se développedans une ou plusieurs années.

5°. Les racines progressives sont, à proprementparler , des tiges enracinées , qui s’allongent et seramifient entre deux terres en suivant une directionplus ou moins horizontale. Elles donnent des poussesannuelles , et se développent par le moyen de tu-rions qui naissent à leurs extrémités antérieures,tandis que leurs extrémités supérieures se détruisentet semblent avoir été tronquées ou mordues, selonl’expression des botanistes. Quelques racines pro-gressives offrent, de distance en distance , les im-pressions qui ressemblent à celles d’un cachet surune cire molle : exemple , le sceau de Salomon. Cesont des cicatrices que laissent les tiges annuelles ense détachant.

Les cinq espèces de racines dont on vient de par-ler se confondent ensemble par des nuances interrmédiaires : ainsi la racine du navet tient en mêmetemps de la pivotante et de la tubéreuse ; la racinedu sceau de Salomon participe de la tubéreuse , dela bulbifère et de la progressive ; la racine du topi-nambour offre à-la-fois un pivot qui s’enfonce dansla terre et des racines progressives chargées de tu-bercules.

La force et la longueur des racines ne sont pas tou-jours proportionnées à la grandeur des végétaux; legroupe des conifères, dans lequel sont compris lespins, les sapins , les mélèzes, etc., et celui des pal-