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selle des feuilles; par conséquent les branches et les ,rameaux ont originairement la même disposition jqu’elles; mais cet ordre est quelquefois troublé par ;l’avortement des boutons.
Les branches développées sur la pousse de l’annéeprécédente ont leurs racines au cœur même du végé-tal. La moelle et les vaisseaux de l’étui médullairepassent visiblement de li tige dans les jeunes bran-ches. Le nouveau liber les suit; mais la premièrecouche ligneuse reste tout entière à la tige, et à laii il de l’année on trouve deux couches de bois danscelle-ci et une seule dans les branches. (Quelle quesoit la durée de la végétation, ces branches ont tou-jours une couche de moins que la tige qui les porte.Quant à la continuité médullaire entre la tige et labranche, elle est bientôt interrompue par l’obstruc-tion du canal de communication.
Lorsque les branches naissent sur le vieux bois,c’est-à-dire sur une ancienne pousse , leur racine nepénètre pas au-delà de la couche de l’aituée , et lesdeux moelles sont séparées dès l’origine par les cou-ches des années précédentes.
Les branches croissent en longueur et en épais-seur de même que les tiges ; ainsi leur ancienneté sepeut reconnaître au nombre de leurs couches lig-neuses , qui forment des cônes emboîtés les unsdans les autres Ces cônes ont une base d’autantplus large et d’autant plus profondément attachée àla tige qu’ils sont plus extérieurs.
Les jardiniers distinguent, dans les arbres frui-tiers, les branches à bois, les branches à fruits, etles branches à faux bois. Ces dernières, qu’ils nom-ment encore chiffones ou gourmandes, naissent surle vieux bois , et sont nuisibles à la production dufruit, parce qu’elles détournent la sève destinée àle nourrir.
Le port ou l 'habitus des végétaux , c’est-à-direl’aspect qu’ils offrent à la première vue, dépend dela disposition et de la direction des branches. Ellessont verticillées et horizontales dans les sapins ,éparses et redressées dans le peuplier d’Italie, éparseset pendantes dans le saule de Babylone .
Les jeunes pousses sont très-sensibles à l’actionde la lumière. Les rameaux, les branches, et quel-quefois les tiges des végétaux renfermés dans un ap-partement , s’inclinent vers les croisées.
De la tendance des branches vers la lumière ré-sulte souvent leur disposition sur un même arbre.Les branches supérieures sont redressées , les infé-rieures sont horizontales ou pendantes, les intermé-diaires sont obliques.
M. Mirbel rappelle que des forestiers, réfléchis-sant sur cette action de la lumière, ont pensé quel’on pourrait obtenirde belles courbes pour les cons-tructions civiles et navales en faisant des réservesd’arbres sur les lisières, les chemins, et les clairièresdes forêts; et il renvoie aux mémoires dans lesquelsj’ai présenté cette idée. V. A ménagement et Marine.
Les naturalistes, continue M. Mirbel, expliquentce phénomène ( la tendance des végétaux à se portervers l’air et la lumière ) en disant que le côté d’unejeune pousse, éclairé par les rayons du soleil, dé-compose le gaz acide carbonique, et fixe le carbonebeaucoup plus promptement que le côté qui est dans
l’ombre. D’où il suit qu’il s’endurcit plus vite ets’allonge moins, ce qui occasionne lacourbure de lajeune pousse. Cette explication est ingénieuse et pa-rait fondée.
Correspondance des branches et des racines. —Les branches, les tiges et les racines ont une orga-nisation presque uniforme et communiquent ensem-ble. Les racines représentent dans la terre les bran-ches qui couronnent le végétal. La croissance et ledéveloppement de ces ramifications supérieures etinférieures du végétal ont beaucoup de rapports. Sil’on retranche d’un arbre quelques branches consi-dérables , les racines qui y correspondent souffrenttoujours et quelquefois périssent. Si l’on taille lesrameaux pour les aligner, les racines ne s’étendentplus , et prennent insensiblement la forme que le ci-seau donne à la tète de l’arbre. Si l’on coupe le som-met de la tige, les branches latérales prennent plusde vigueur, comme les racines latérales quand onretranche l’extrémité du pivot. Les feuiiles et lechevelu se dessèchent en même temps. Enfin l’expé-rience prouve que le sommet d’une tige, recouvertde terre, peut jeter des racines, et que les racinesexposées à l’air peuvent produire des leuilles et desbranches.
Boutures , marcottes et greffes. — Une branche,un rameau, une portion de tige, détachés d’un vé-gétal ligneux , et enfoncés dans la terre par une deleurs extrémités, s’enracinent souvent, et donnentde nouveaux pieds. Cette branche , ce rameau , cetteportion de tige , sont ce que le cultivateur nommedes boutures. Au moyen des boutures, il multiplieles arbres bien plus promptement que par les grai-nes, et il conserve defc variétés individuelles que lesgraines ne reproduiraient pas.
Une bouture, au moment où don vient de la faire,n’a rien perdu de ses lorces vitales ; il s’agit de lesentretenir, et pour cela de nouvelles racines et denouvelles feuilles sont indispensables.
l’our que ces productions se montrent, il faut quela succion et la transpiration aient lieu, parce quesans succion et sans transpiration il n’y a point denutrition.
Le liber, pénétré de sucs nutritifs, se développe.Il forme des mamelons charnus à la base de la bou-ture , et des boutons sur la partie exposée à l’air; lesmamelons s’allongent en racine; les boutons pro-duisent des feuilles.
Afin d’aider à la reprise des boutures, le cultiva-teur laisse ordinairement au-dessus de terre un ,deux ou plusieurs boutons. S’ils sont très-nombreux,il arrive quelquefois qu’aucun ne pousse avec vi-gueur, faute d’une sève assez abondante.
Les espèces à bois blanc, telles que le saule, lepeuplier , reprennent sans difficulté. Le contraire alieu dans les bruyères, les chênes, etc. La reprisedes arbres verts est plus difficile encore.
Néanmoins, en administrant avec une intelligenteéconomie la chaleur, la lumière et l’humidité, on
f iarvient à multiplier de bouture toutes les espècesigneuses.
On assure quelquefois le succès des boutures, enfaisant à leur base des ligatures ou des incisions.Quelques agriculteurs pensent que la constante