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Tome second.
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que tous^ les c}imats septentrionaux et les lieux éle-vés , parce qu’ils redoutent la chaleur.

La zone comprise entre les tropiques a aussi sesarbres verts; mais ceux-ci ne peuvent endurer lefroid. De pe nombre sont les myrtes , les lauriers ,les orangers^ etc.

Si ces végétaux sont toujours verdoyans, ce n’estpas que leurs feuilles ne tombent à la longue , maisc’est que les jeunes feuilles sont déjà développéesquand les anciennes se détachent.

Les feuilles des herbes ne se séparent point de latige, elles meurent en même temps qu’elles.

Glandes et poils des végétaux. — Sous le nomde glandes et de poils , les botanistes comprennentles organes de l’absorption, de l’exhalation et dessécrétions.

Les glandes sont des organes destinés à séparercertaines liqueurs de la masse générale des fluides;elles varient beaucoup par leurs formes. On en dis-tingue facilement huit espèces :

i°. Les glandes miliaires : ce sont les plus nom-breuses et les plus petites; elles paraissent, $ur l’é-piderme détaché et opposé à la lumière, sous laForme d’une aire routée ou elliptique ; elles couvrenten général les parties vertes des végétaux, et sontplus multipliées à la surface inférieure des feuillesqu’à leur surface supérieure ; elles sont disposées enséries longitudinales sur l’épiderme des feuilles dupin , du sapin , du mélèze , des gi aminées, etc. ; maisdans la plupart des végétaux elles sont semées sansaucun ordre.

2 °. Les glandes vésiculaires : ce sont des vési-cules logées dans le tissu de l’enveloppe herbacée etremplies d’huile essentielle ; elles paraissent commedes points transparens sur les feuilles et les fruitsde l’oranger, les feuilles du myrte.

3°. Les glandes globulaires : celles-ci sont tout-à-fait sphériques, et n’adhèrent à l’épiderme quepar un point ; elles forment une poussière brillantesur le calice, la corolle , les anthères de beaucoupde labiées.

4°. Les glandes utriculaires ou ampullaires : cesont des espèces d’ampoules formées par la dilata-tion de l’épiderme, et remplies d’une lymphe inco-lore : telles sont les glandes de la glaciale.

5°. Les glandes en mamelon ou papillaires : ellescouvrent ordinairement la surface inférieure desfeuilles des labiées, qui ont une odeur piquante.

6°. Les glandes lenticulaires : elles forment depetites saillies rondes ou oblongues à la surface destiges du ptelea trijoliata et de beaucoup d’autresdicotylédons : ce sont des lacunes remplies de sucshuileux ou résineux , qui ne diffèrent des vaisseauxpropres solitaires que parce qu’elles sont beaucoupplus petites.

7 °. Les glandes à godet ou cyathiformes : ce sontdes disques charnus, creusés d’une fossette à leurcentre, et qui distillent souvent une liqueur vis-queuse ; elles sont très-visibles au bord des dentsinférieures des feuilles de la plupart des peuplierset des saules.

8°. Les glandes florales ou nectaires : elles exis-tent dans les fleurs, et sécrètent ordinairement dessucs mielleux que récoltent les abeilles.

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La plupart des glandes ne diffèrent des poils quepar leurs formes.

Les poils sont souvent placés sur une glande enmamelon; il arrive aussi quelquefois qu’ils portentà leur sommet une petite masse glanduleuse. Peu devégétaux sont entièrement dépourvus de poils. Cesorganes ont des formes extrêmement variées, et se-lon les circonstances ils absorbent ou rejettent lesfluides. Plusieurs ont une pointe très-nctérée quiblesse ceux qui les touchent, et font naître sur lapeau des ampoules cuisantes. La douleur Vient moinsde la blessure elle-inème que de la liqueur corrosiveque le poil introduit dans la plaie. Les orties 1 dessé-chées piquent encore , mais n’excitent plus de dé-mangeaison.

En général, les jeunes feuilles et les jeunes pous-ses , les plantes nées en terre aride, celles des cli-mats chauds et des hautes montagnes, celles quisont exposées à l’action d’une vive lumière, sont plusvelues que les autres ; ce qui confirme dans cetteopinion que les poils «ont des organes de l’absorp-tion , de la transpiration et des sécrétions. Quel-ques-uns sont percés à leur extrémité , et livrentpassage à des sucs : exemple, la rose. Plusieurscroissent sensiblement en longueur et en épaisseur,et deviennent des piquans. Les aiguillons du rosierse forment quelquefois (le cette manière.

Piquans. — Sous le nom de piquans sont compristous les prolongemens durs et acérés dont les végé-taux sont armés. On en distingue de deux sortes :i°. ceux qui ne peuvent être détachés sans ruptureou déchirement très-marqué, ce sont les épines;2 0 . ceux qui n’adhèrent qu’à l’épiderme et qu’on dé-tache sans même offenser l’écorce, ce sont les ai-guillons.

11 y a peu de végétaux armés de piquans dans lesclimats tempérés; il y en a au contraire un très-grand nombre dans les pays chauds. Ces végétauxrendent les forêts impraticables , et sont un puis-'sant obstacle aux conquêtes de l’homme sur la na-ture agreste et sauvage.

CINQUIÈME SECTION. - DE LA COMPOSITION

CHIMIQUE DU VÉGÉTAL ET DE SA NUTRITION.

Des substances végétales.

L’accroissement des végétaux et l’augmentation deleur poids montrent qu’ils s’emparent de certainessubstances extérieures, et les transforment en leurpropre substance. C’est le pliénomènede la nutrition,phénomène lié à l’irritabilité, qui distingue la ma-tière vivante de la matière brute.

L’analyse par le feu fait reconnaître dans lesplantes du carbone, de l’oxigène, de l’hydrogène,de l’azote , du soufre, et des substances terreuses me -talliques ou salines, telles que la silice, l’alumine,les oxides de fer et de manganèse, etc. La terre,l’air et i’eau, sont les grands magasins où les végé-taux prennent ces diverses substances. Dans untemps où la composition de l’eau , ses propriétés dis-solvantes étaient méconnues, on agita la grandequestion de savoir si l’eau seule servait d’alimentaux végétaux, ou s’il fallait encore, pour' opérerleur nutrition, que des substances terreuses fussent