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Tome second.
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sont que des huiles volatiles en partie résinifiées,qui paraissent même dans les vaisseaux du bois,mais qui y sont moins résinifiées que dans les la-cunes de l’écorce.

Les parties vertes, telles que les feuilles et lesjeunes branches, sont les principaux laboratoiresoù se composent les sucs propres; la lumière et lachaleur aident à ce travail. Lorsque les sucs propresdeviennent trop abondans, le tissu se rompt, et letrop-plein se répand au dehors.

Cdmbium. — Le cambium est un mucilage inco-lore , sans odeur, et d’une saveur douce semblableà celle de la gomme. 11 ne coule point dans des vais-seaux particuliers; il transsude à travers les mem-branes. 11 se montre par-tout où doivent s’opérer denouveaux développemens ; et de même que l’on a ditque le sang était de la chair fluide , ou pourrait direaussi que le cambium est un tissu végétal fluide:car tout porte à croire que ce mucilage contientdéjà les linéamens d’une nouvelle organisation. —la» gomme n’est peut-être que du cambium extra-vasé; — La maladie des pruniers, des cerisiers, desabricotiers, connue des jardiniers sous le nom degomme, semble due à une surabondance de cam-bium. On remédie quelquefois au mal en fendantl’écorce du tronc de haut en bas. Le bois grossitalors d’une manière très-sensible, et la gomme nese montre plus.

Succion. — La succion est cette propriété qu’ontles racines, les feuilles et les autres parties du vé-gétal, de pomper les fluides et les gaz dont ellessont environnées. Les racines, et sur-tout le chevelu,jouissent (le cette propriété à un degré [dus éminentqu’aueune autre partie. La force de succion des ra-cines est telle , que si l’on plonge l’extrémité de laracine d’un arbre dans un bain de mercure , elle faitélever le métal dans le tube qui le contient. Aprèsles racines, ce sont les feuilles qui aspirent les flui-des avec le plus de force : une branche, renverséedan» un vase rempli d’eau, en aspira quatre livresen quatre jours; une antre branche éleva le mercureà 12 pouces en trois heures.

Les fluides aspirés dans le végétal se répandentde tous eûtes par la force de succion propre à cha-cune de ses parties, qui ont entre elles une com-munication intime. Des entailles profondes, faites autronc d’un arbre dans différens sens, de manièreque la communication directe soit interrompue ,n’empêchent pas les fluides de se porter dans tous lesorganes, parce qne les Vaisseaux ont de nombreusesanastomoses, ou, pour mieux dire, Composent unreseau, et que leurs parois sont criblées de pores.

Déperdition. —■ La propriété que les plantes ontde laisser échapper, ou même de rejeter une partiedes fluides et des gaz qu’elles contiennent, est cequfon nomme déperdition. On distingue trois sortesde déperditions : r®. la déperdition liquide , ou tesdéjections ;-2°. la déperdition gazeuse, ou l’expira-tion; 3°. la déperdition vapdrause, ou la transpi-,ration'. Ce qui ii’èst pas énlevê par ces trois sortesde-déperditions est employé à la nutrition du vé-gétal. ' - "

Les 'déjectidns sont des sucs plus ou moins épaisou fluides , rejetés à l’extériéur ; ils sont de la nature

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des résines, des huiles, de la manne, du sucre, dela cire, etc. Ces matières s’écoulent par les pores,par les glandes, par les poils, suivant les plantes.Dans le mélèze, le tilleul, le saule, l’érable, le fi-guier, l’olivier, etc. , les pores des feuilles laissentsuinter des matières visqueuses et sucrées; et dansune multitude de fleurs, les glandes ou les porcs ex-crétoires rejettent des humeurs dont, les propriétésvarient autant que les espèces.

L 'expiration se compose de gaz acide, carhoniqueet d’oxigène.

La transpiration est, des trois moyens de déper-dition , le plus efficace. Lille est formée d'eau ré-duite en vapeur, et d’une petite quantité de princi-pes immédiats, solubles dans l’eau, oü susceptiblesde se vaporiser par la chaleur. Les sucs limpides quel’on remarque, le matin, dans la belle saison, surles feuilles de beaucoup de plantes; les gouttelettesque l’on voit à l’extrémité des feuilles de*. graminées;l’eau qui s’amasse à la surface des fouilles du cbyu,du pavot, etc., ne proviennent pas de la rosée, ainsiqu’on l’avait cru , jusqu’aux expériences de Mu.ss-chenhrocck, qui, le premier, prouva que ces li-queurs provenaient de la transpiration condenséepar la fraîcheur de la nuit.

Haies constata ensuite, par une expérience laitesur un helianthus annuus , un grand soleil, pesantenviron 3 livres, que la transpiration de celte plante,arrosée et pesée pendant i3 jours, était, dans ;nnjour fort chaud et sec , d’une livre 4 ont es; que latranspiration moyenne était d’une livre 4 onces pouri > heures de jour; ce qui représente un volumed’eau égal à 34 pouces cubes; que la transpiration ,dans une nuit chaude et sèche , était à-peu-près de3 onces ; qu’elle était nulle quand il y avait delàrosée; qu’enlin il y avait absorption de 2 ou 3 oncesquand il tombait un peu de pluie. D’autres expé-riences, faites par MM. Desfontaines et Mirbel, ontconfirmé l’exactitude de celles de Haies .

De même que toutes les parties jaunes des végé-taux sont susceptibles de succion , de même ellessont susceptibles de transpiration ; et ces deux fonc-tions sont en rapports assez exacts avec l’état hygro-métrique de l’atmosphère.

La terre étant ordinairement plus humiefo quel’air , il arrive que la succion s’opère par les racines,et la transpiration par les feuilfos; mais quandaprès de vives chaleurs qui ont desséché le sol, l’at-mosphère vient tout-à-coup à se rafraîchir, et dé-pose, par conséquent, line grande partie de l’hu-midité dont elle était chargée, les feuillesabsorbent,et il se peut même que les racines transpirent.

Alarche des fluides dans le végétal. — Si l’onmet la partie inférieure d’une branche chargée defeuilles dans une liqueur colorée, la liqueur mon-tera dans la branche, et laissera des marques nonéquivoques de son passage sur les trachées, les faus-ses trachées, les vaisseaux en chapelets, etc.; le tissuenvironnant sera coloré, et Von pourra quelquefoissuivre, la liqueur jusque dans les feuilles. Si Vonrenverse cette branche, et qu’eut la fasse tremperflans la liqueur par son sommet, dbnt on aura re-tranché l’extrémité, la liqueur s’élèvera par lestnêmés canaux qui auront servi à la première ascen

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