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Tome second.
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sont disposées en collerettes d’une ou de plusieurspièces ou folioles, au-dessous d’une seule fleur (ané-mone nemorosa), ou de plusieurstleurs (ombelU-fères). Elles prennent encore d’autres dénominations,telles que celles d’involucelles, de calicules, debractéoles, de soies ou de paillettes, de spathes, etc-,suivant leur forme, leur position et les parties dela fleur qu’elles embrassent.

Les bractées qui s’éloignent davantage des feuil-les sont les cupules. Elles sont d'une seule pièce,et renferment une ou plusieurs fleurs femelles, dontle périanthe est simple et adhère à l’ovaire ( conifères ,chêne,. Leur limbe est plus ou moins ouvert. Quandil se resserre au-dessous de l’ovaire , la cupule res-semble tellement à un pistil, que l’on peut s’y trom-per (conifères). C’est un caractère de la cupule d’ac-compagner le fruit et de le revêtir en tout ou enpartie.

Inflorescence.

La disposition des fleurs sur un végétal est cequ’on appelle son inflorescence.

Il y a des fleurs solitaires, d’autres qui viennentdeux à deux, d’autres trois à trois. 11 y en a qui par-tent des racines, d’autres de l’extrémité des ra-meaux, d’autres de l’aisselle des feuilles ou de leurbord. Elles sont opposées, alternes, distinctes; etc.Elles se réunissent quelquefois en groupes variés,que l’on a classés ainsi.

Le chaton: Des fleurs mâles ou femelles sont por-tées par des bractées attachées sur un axe commun.Comme les fleurs ne tiennent pas directement à l’axe,mais aux bractées qui font l’office de pédicelles , enarrachant celles-ci on détache nécessairement lesfleurs {saule, peuplier, etc.').

Les pins, les sapins, les mélèzes ont des chatonsfemelles dont les fleurs , cachées dans des cupules,sont renversées de manière que les stigmates regar-dent l’axe, et dont les larges pédoncules, fixés cha-cun à la base d’une bractée, se métamorphosent in-sensiblement en écailles ligneuses , recouvrent lesfruits mûrs, et forment un cène ou strobile par leurrapprochement.

L'épi : Il est composé de fleurs sessilesou portéessur de très-courts pédicelles, attachées à un pédon-cule allongé en axe ou en spadix, lequel est très-ra-rement ramifié. Une certaine roideur caractérise l’é-pi ; il se soutient ordinairement, par sa propre force,dans une situation verticale ( lavande, héliotrope).Les ramifications de l’épi ou épilets, quand il enexiste, sont redressés et appliqués contre l’axe (J/ê,ivraie, etc.).

La grappe : Un pédoncule long, souple et pen-dant sert d’axe à des pédicelles égaux non ramifiés,qui portent des fleurs solitaires (groseillier, faux-ébénier, prunuspadus, etc.)

Le thyrse : Ici l’axe, ordinairement redressé,soutient des pédicelles courts et ramifiés; et leursfleurs sont ramassées en petits groupes distincts,dont l’ensemble a une forme pyramidale !troène,marronnier d’Inde, lilas).

La panicule : L’axe est ramifié comme dans lethyrse; mais ses ramifications sont plus allongées(avoine, fleurs mâles du maïs ).

Tome II.

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Le corymbe : L’axe porte des ramifications quipartent de différens points et arrivent tous à-peu-près à la même hauteur.

La cime : Les principales ramifications de l’axepartent d’un même point, les autres ramificationspartent de points dilférens; les pédicules arriventà-peu-près à la même hauteur (cornouiller, sureau).

Le faisceau : Plusieurs fleurs, serrées les unescontre les autres, et disposées en corymbe , en rimeou en panicule, ont des pédicelles si courts, qu’àpeine peut-on en reconnaître l’arrangement.

L 'ombelle : Les pédoncules partent du mêmepoint, divergent et s’allongent dans une telle mesure,que l’ensemble des fleurs offre, pour l’ordinaire,une surface large et bombée comme un parasol ou-vert (oignon, ombellifères ).

Le -verticille : C’est un assemblage de fleurs dispo-sées en anneau autour de la tige, ou comme les rayonsd’une roue autour de son moyeu ( mille-feuille ).

Le capitule, qui estune sorte d’épi très-dé veloppé.

Le calathide : Le sommet du pédoncule, élargi enun clinantbe entouré d’un involucre, est couvertde fleurs serrées, entremêlées quelquefois de soiesou de bractéoles. Cette inflorescence a ordinairementl’aspect d’une petite corbeille de fleurs (scabwuse).Dans cette classe sont comprises les flosculeuses, lessemi-flosculeuses et les radiées.

Les flosculeuses contiennent de petites fleurs oufleurons à corolle monopétale, tubulée, régulière,infundibuliforme, ayant un limbe à cinq divisions( chardon, centaurée ).

Les semi-flosculeuses contiennent des demi-fleu-rons , c’est-à-dire de petites lleuTS à corolle monopé-tale, irrégulière, tubulée, prolongée latéralementen languette (pissenlit ).

Les radiées contiennent des fleurons qui couvrentle disque du clinanthe, et des demi-fleurons quibordent sa circonférence, et se prolongent en de-hors, comme des rayons divergens (reine-margue-rite, soleil).

Epanouissement de la fleur et floraison.

L’apparition des organes sexuels par suite de la di-latation, et de l’écartement naturel des enveloppesflorales immédiates ou accessoires, est ce qu’onnomme l’épanouissement de la fleur.

L’épanouissement successif ou simultané des fleursd’un végétal marque le temps de sa floraison.

Quand toutes les fleurs sont passées et qu’il n’enparait pas de nouvelles, la floraison est terminée.

L’intensité et la durée de la chaleur ont une in-fluence marquée sur la floraison des différens végé-taux, selon leurs natures diverses, et déterminentvisiblement les époques auxquelles elle s’effectue.

M. de Lamarck a publié un tableau de la florai-son annuelle de quelques végétaux indigènes ouexo-tiques qui croissent aux environs de Paris . En voiciun extrait en ce qui concerne quelques arbres et ar-bustes

Fleurissent en février , l’anne, le saule-mar-ceau, le noisetier, le daphné mézéréon ; — enmars , le cornouiller mâle, le buis, le thuya,l’if, le groseillier épineux, l’alaterne, l’amandier,le pêcher, l’abricotier; -— en avril , le prunier épi-

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