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Tome second.
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lieux, Les pruniers, le frêne commun, le charme , Ile bouleau, l’orme, les érables, le malialeb, lespoiriers ; — en mai, les pommiers, le lilas, le mar-ronnier , l’arbre de Judée, le merisier à grappes, lecerisier, le frêne à fleurs, le faux ébénier, l’épine-vinette, le chêne et la plupart des plantes; — enjuin, le tilleul, la vigne; — en juillet, le catalpa,le houblon; — en août, la viorne tins; — en sep-tembre, le lierre.

L’art de composer et d’orner les jardins est fondéen partie sur la connaissance des époques de lafloraison.

Si la chaleur seule agissait sur les plantes, et quela force vitale n’eût aucune influence dans les résul-tats, il est évident que, sans aucune exception,tons les individus de même espèce dans des circons-tances semblables devraient fleurir en mêmetemps. Mais les plantes ne sont pas des corps bruts,et une multitude de causes dont la plupart nouséchappent, concourent à avancer ou à retarder lesépoques de leur développement.

Engénéral, il semble qu’une grande vigueur dansles individus nuise à la production des organes dela génération, et que, pour que les fleurs se for-ment, il est nécessaire que la sève circule avec len-teur. Lesarbresne fleurissent pas dans leur premièrejeunesse ; ils donnent souvent alors des jets d’unelongueur considérable , et leur sève, s’élevant dansune tige droite , élancée , dépourvue de branches ,court avec d’autant plus de vitesse, qu’elle suit descanaux plus directs pour se porter vers les feuilles.Par des raisons contraires, les vieux arbres sontplus précoces, et donnent quelquefois plus de fleursque les autres.

L’excèsde nourriture est un obstacle à la floraisondes végétaux ligneux, et par conséquent nuit àleur fécondité.

Les jeunes arbres plantés dans un terrain aride,les boutures nouvelles, fleurissent souvent la pre-mière année.C’est un symptôme de faiblesse, et nonde vigueur.

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Trop de faiblesse néanmoins peut devenir con-traire à la floraison.

Les fleurs sont déjà toutes formées dans le bou-ton. Si on écarte, en automne, les écailles d’unbouton de lilas ou de marronnier d’Inde, ou trouveau centre le thyrse, qui se serait développé le prin-temps suivant.

Le bourgeonnement et l’épanouissement mar-chent dans un sens inverse. Le bourgeonnementcommence presque toujours par les boutons supé-rieurs , l’épanouissement par les fleurs inférieures.

M. Mirbel attribue cette marche inverse de l’é-panouissement et du bourgeonnement à ce que lesfleurs n’ont pas une force de succion égale à celledes boutons à feuilles, et que, par cette raison, lasève, au lieu de se porter d’abord à l’extrémité su-périeure, comme elle le (ait dans les branches,s’élèveinsensiblement, et pour ainsi dire par échelons.

^'évanouissement, dans une espèce donnée, ne sefait pa s indifféremment à tous les instans du jourou de la nuit.

Beaucoup de fleurs s’épanouissent plus ou moinsselon l’infensité de la lumière. D’autres s’opvrent

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ou se ferment à plusieurs reprises, selon l’état del’atmosphère. Les vents d’est, Jes grandes chaleurs,les pluies d’ora^h, agissent vjsiblementsur ces fleursmétéoriques.

D’autres s’ouvrent et se ferment en temps mar-qué par le mouvement solaire. C’est ce qui a donnéà Linné l’idée de composer VHorloge de Flore.V. l’ouvrage de M. Mirbel.

L’heure de l’épanouissement, dans chaque fleur,avance ou retarde selon le degré de latitude, et parconséquent VHorloge de Flore a une marche par-ticulière pour chaque climat. Une fleur qui s’épa-nouit, au Sénégal , dès 6 heures du matin, ne s’é-panouira qu’à 8 heures au Jardin des Plantes de Pa-ris, et qu’à îo heures à Stockholm .

Il parait que tous ces phénomènes dépendent detrois ordres de causes : i u . les agens extérieurs, telsque la lumière , la chaleur , l’humidité , et peut-etrele fluide électrique ; 2 °. les agens intérieurs, telsque la sève , les sucs propres et les gaz ; b°. enfin,l’irritabilité elle-même, sans laquelle il n’y a pointde vie, et par conséquent point de phénomènesphysiologiques.

De tous les agens extérieurs le plus actif sembleêtre la lumière, et c’est l’un des moteurs les pluspuissans de la végétation.

Fécondation.

Nous ne pouvons définir la fécondation, parceque nous n’en connaissons que les signes extérieurset les résultats; quant au mode d’action, qui faitl’essence de ce phénomène, il échappe complète-ment à nos sens et à notre intelligence.

Les signes extérieurs de la fécondation dans lesplantes sont les suivans : ouverture des loges desanthères, émission du pollen, contact immédiat decette poussière avec le stigmate, écoulement sur cetorgane de la liqueur du pollen.

L’ouverture des anthères s’effectue quelquefoisdans la fleur encore fermée , plus souvent à l’instantoù elle s’épanouit, plus souvent encore après sonépanouissement. Le pollen s’échappe, se disperseet couvre les corps environnans. Quelques-uns deses grains, arrêtés sur le stigmate, dont la superficieest ordinairement visqueuse et garnie de poils, d’as-pérités, de mamelons ou de papilles, y répandentla liqueur séminale, et la fécondation s’opère.

Quoique la fécondation des plantes dépende unpeu du hasard, les chances favorables sont si mul-tipliées, qu’il paraît impossible que , dans l’ordrenaturel, une plante chargée de fleurs bien confor-mées , reste stérile et meure sans postérité.

Lepollenesttrès-léger; ses grains sontinnombra-bles ; les papillons, les mouches à miel et autres in-sectes volans, les transportent de fleur en fleur. Lesvents sur-tout leur servent de véhicule. Le pollendu pin, du sapin, du mélèze, s’élève comme unnuage au-dessus des forêts, et va couvrir au loin laterre et l’eau d’une poudre jaunâtre, que le peuplea prise quelquefois pour une pluie de soufre. Quel-ques-uns de ces grains tombent sur les chatons fe-melles, et roulent entre leurs écailles, jusqu’à l’o-rifice des cupules, qui contiennent les pistils.

L’hermaphrodisme, rare dans lea animaux, est