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très-commun dans le* plantes, et l’organe mâle,placé auprès del’organe femelle, l’inonde, pourainsi dire, de sa poussière fécondante.
Linné remarque qu’en général les fleursidont lesétamines et les pistils oiit une égale longueur, sontindifféremment dressées, pendantes ou horizontales;que celles qui ont les étamines plus longues que lepistil sont dressées; que celles qui ont les étami-nes plus courtes sont péndahtes. Il observe mêmeque certaines fleurs s’inclinent ou se relèvent seu-lement lorsque la fécondation va avoir lieu , et dis-posent ainsi les stigmates à recevoir le pollen.
Linhé dit encore que, dans les végétaux monoï-ques , les fleurs mâles sônt presque toujours placéesau-dessus des femelles; cependant il faut avouerque les exceptions sont nombreuses.
Tous les végétaux dioïques de même espèce ap-partiennent à la même terre , par conséquent, selonl’ordre de la nature ; les femelles et les mâles nenaissent point séparés. Aucun végétal pourvud’étamines ou de pistils visibles n’est privé de sonanalogue dans l’autre sexe.
La floraison des mâles et des femelles s’opèrepresque toujours à des époques concomitantes, desorte que les pistils sont en état de puberté quandles anthères dispersent le pollen.
Les étamines ont de certains mouveniens favora-bles à la fécondation. Les uns sont dus à une sim-ple élasticité des filets, les autres à une cause ca-chée, que l’on compare, non sans raison, à l’irrita-bilité de la fibre animale.
Les étamines du mûrier, de la pariétaire, et deplusieurs autres urticées, courbées dans la fleuravant l’épanouissement, se redressent comme au-tant de ressorts, au moment où les divisions du pé-rianthe s’écartent, et la même secousse fait ouvrirles anthères et jaillir le pollen.
Les dix étamines du ka/mia , engagées par leursanthères dans dix fossettes de la corolle, s’échap-pent subitement avec élasticité , et dispersent leurpollen comme celles de la pariétaire.
Les anthères du mahemia et de l 'hermannia, atta-chées de manière qu’elles tournent le dos au pistil,s’ouvrent en rejetant leurs valves en arrière, defaçon que l’émission du- pollen se fait vers le stig-mate.
Ces mouvemens et beaucoup d’autres sont pu-rement mécaniques ; mais ceux dont il va être ques-tion résultent, selon toute apparence , de l’irrita-bilité végétale.
Les étamines de la rue s’inclinent les unes aprèsles autres sur le pistil, touchent les stigmates avecleurs anthères, puis se redressent et se jettent enarrière.
Les filets de 1 l’épine-vinette, etc., sont tellementirritables qu’ils s’agitent dès qu’on les touche.
Les organes femelles ne sont pas moins mobiles.Les styles de lanigelle, dé la fleur de la passion,del’épilobe, etc., se penchent vers les étamines,jusqu’à ce que la fécondation soit achevée.
Les stigmates de la tulipe, de la gratiole, etc.,se dilatent sensiblement.
On fait fermer à volonté 1-s deux palettes du stig-mate de plusieurs plantes de la famille des bigno-
nées, des personnées, etc., en les irritant avec unepointe.
Vers l’époque de la fécondation , les fleurs du né-nuphar et de beaucoup d’autres plantes aquatiquesmontent à la Surface de l’eau et s’y épanouissent;après la fécondation, elles redescendent sous l’eau,où leurs fruits se développent.
La vallisneria spiralis qui croit si abondammentdans les fleuves d’Italie etdu midi de la France , pré-sente un phénomène qui sera toujours un sujet d’é-tonneinent et d’admiration pour les naturalistes. Autemps de la puberté , les fleurs femelles, portées surde longs pédoncules roulés en tire-bourre, gagnentla superficie de l’eau : les fleurs mâles, attachées àdes pédoncules très-courts, rompent alors les liensqui les arrêtent loin des femelles, viennent se mê-ler à elles et répandent le pollen vivifiant. Bientôtaprès, les fleurs femelles devenues fécondes sont ra-menées au fond de L’eau par leurs pédoncules, quirapprochent leurs circonvolutions, etelles y mûris-sent leurs fruits.
Dès que l’ovaire est fécondé , il se développe etles autres parties de la fleur commencent à se flétrir.
Quand la fécondation n’a pas lieu, les périantliesconservent plus long-temps leur fraîcheur : c’est laraison pourquoi les fleurs doubles passent moinsrapidement que les autres.
SEPTIÈME SECTION. — dé la fhuctificatiox
ET DE I A DISSé-MINATION.
De la. fructification.
Dès que l’œuvre de lu fécondation est achevé ,le temps de la fructification commence , et son termeest marqué par la dispersion des graines.
Le mot fructification peut se prendre dans plu-sieurs sens : tantôt il indique les rhangeinens suc-cessifs qui font passer l’ovaire à l’état de fruit par-fait, tantôt les diverses parties dont l’ensemble com-pose le fruit, tantôt l’ensemble des fruits eux-mê-rnes sur un végétal quelconque.
M. Mirbel fait observer que ce n’est pas ainsique Linné définit la fructification; elle existe, se-lon ce dernier, dans la fleur et dans le fruit. Le ca-lice, la corolle, l’étamine , le pistil, le péricarpe ,la graine, le réceptacle même , sont à ses yeux déS.parties de la fructification. Par là, dit M. Mirbel,il confond les moyens et les résultats , les instru-inens naturels qui opèrent la fécondation des ovules,et les parties développées qui assurent la duréè drl’espèce.
Développement des ovules et des ovaires. — Lesavant auteur que nous consultons présente ici desobservations d’un grand intérêt, mais dont nous nepouvons qu’indiquer les principaux objets.
Avant que la fleur s’épanouisse, quand le pistilcommence à se développer, l’ovaire est rempli d’iiritissu cellulaire très-délicat. A cette époque, lesovules ne paraissent pas encore. Peu après , ils sedessinent dans le tissu cellulaire en s’isolant lesuns des autres. Ce sont de petits corps arrondis,verdâtres , lisses et luisans. Ils tiennent tous auplacentaire, tantôt immédiatement, tantôt pâr lecordon ombilical', et ils reçoivent, au pdifitâTu hile,
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