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l’extrémité des vaisseaux conducteurs et nourriciers.On trouve souvent alors beaucoup plus d’ovulesdans l’ovaire que l’on ne trouvera de graines dansle fruit, parce qu’il arrive fréquemment que quel-ques-uns d’entre eux, s’ejnparant de toute la nourri-ture, en privent les autres et les font avorter {chêne,marronnier d’Inde , etc.). La substance des ovulesest formée d’un tissu cellulaire continu, opaque,ferme et serré à la partie superficielle 5 faible , hu-mide et diaphane à l’intérieur. Quand la Heur estpassée, les jeunes graines, qui ont déjà augmenté devolume, éprouvent des changemens plus notables.Des linéamens vasculaires, premier indice non équi-voque de l’embryon , se développent dans le tissude chaque ovule; les cellules, qui avoisinent les li-néamens vasculaires, se remplissent d’une substanceopaque, blanchâtre ou verdâtre. Cette substance,aussi bien que les vaisseaux, gagne de proche enproche ; le tissu qu’elle pénètre et qu’elle colore est,en quelque façon , un canevas organisé sur lequel lanature travaifle à l’ébauche du végétal.
Si tout le tissu de l’ovule entre dans la structurede l’embryon , l’embryon, à lui seul, constitue toutela graine , et par conséquent il n’y a point de péri-sperme, point de tegmen, point de lorique; la paroide l’ovaire devient l’enveloppe séminale immédiate.
Lorsqu’une portion du tissu de l’ovule se méta-morphose en périsperme, la graine est alors aussicomposée qu’elle puisse l’être.
Il arrive souvent que les traits les plus essentielsde l’ovaire s’altèrent ou même disparaissent par ledéveloppement. Par exemple, l’ovaire du frêne adeux loges et quatre ovules , et ce même ovaire,transformé en fruit, n’a plus qu’une loge rempliepar une seule graine.
La culture a une grande influence sur le dévelop-pement des ovaires, c’est-à-dire sur les fruits quien proviennent. Les fruits des sauvageons sontmoins nombreux, moins gros, moins savoureux queceux des mêmes espèces cultivées dans nos jardins.
l.a taille des branches , opérée avant que la sèvese porte vers les boutons à fruits, assure de plusbelles récoltes. L’enlèvement d’un anneau d’écorceou les ligatures au-dessous des fruits déjà formés
1 >euvent quelquefois hâter la maturité et accroîtree volume des fruits. Dans le cas de la taille, lasève qui se serait dissipée par les feuilles se dirigevers les boutons; dans le cas des ligatures ou des dé-cortications annulaires , les sucs élaborés s’amas-sent au-dessus et fournissent aux fruits plus de sucsnutritifs.
La fécondation est aussi indispensable au déve-loppement de l’ovaire qu’à celui des ovules. L’o-vaire d’une fleur qui n’a point reçu la poussière fé-condante se flétrit sans prendre d’accroissement; aucontraire , si la fécondation s’est opérée , l’ovaires’accroît, ses pariétaux produisent de nombreusesramifications, et il acquiert des dimensions et uneforme souvent très-différentes de celles qu’il avaitd’abord.
Le cultivateur peut marier des variétés ou mêmedes espèces voisines en répandant le pollen des unessur les fleurs des autres.
Les croisemens s’opèrent d’eux-mêmes entre les
différentes variétés qui végètent sur le même ter-rain; les pollenè, emportés pàr le mouvement del’air, se mêlent et fécondent indifféremment les pis-tils, dont ils touchent les stigmates. 1
La fructification de la plupart des awbres est sou-mise à des intermittences assez régulières; il y a desannées presque stériles, et d’autres' au contrairetrès-fertiles. Une année sur quatre est favorable auchêne : les forestiers attendent le retour de cette pé-riode pour faire leurs semis.
Les fonctions de l’ovaire ne se bornent pas à ga-rantir les jeunes graines de l’action immédiate desagens extérieurs qui pourraient leur nuire. L’ovaireest une espèce de corps glanduleux, qui prépare dansson tissu les sucs nutritifs nécessaires au développe-ment des ovules. L’illustre Haies a fait voir que lesfruits ont une transpiration marquée, quoique moinsabondante que celle des feuilles. La chimie moderneprouve que les fruits verts respirent à la manière desautres parties vertes , et que par conséquent ils dé-composent le gaz acide carbonique et retiennent lecarbone.
Les changemens chimiques qui s’opèrent dans lespéricarpes et les graines depuis l’apparition desfleurs jusqu’à la parfaite maturité des fruits, sontdes phénomènes (lignes de l’attention des physiolo-gistes, et sur lesquels nous n’avons encore que desnotions vagues. D’abord, les graines sont mucilagi-neuses , et elles ont, dans beaucoup d’espèces, unesaveur douceâtre ; à mesure que leur tissu se con-solide et que leurs sucs se concrètrent, le mucilagedevient moins abondant, et la fécule remplace leprincipe sucré. Cette même fécule , au temps de lagermination , se convertira en sucre en perdant deson carbone , et servira pour lors de nourriture à lajeune plante. Les péricarpes à l’état d’ovaires sonttrès-inucilagineux ; un peu plus développés, ils ver-dissen t ; ils prennent une saveur d’herbe ; ils expirentde l’oxigène, mais ne produisent pas une quantitésensible de gaz acide carbonique, fcn vieillissant, laplupart deviennent ligneux ou pulpeux. Les péri-carpes pulpeux absorbent de l’oxigène et rejettentdu gaz acide carbonique ; des liqueurs sucrées s’é-laborent dans leur tissu ; elles éprouvent une lé-gère fermentation ; l’organisation s’altère , les sucss’aigrissent, la pulpe se décompose et tombe en
f iourriture. Ne perdons pas de vue que les mucilages,es résines, les huiles , le ligneux, l’amidon , le su-cre , les acides végétaux , etc., sont formés d’oxi-gène , d’hydrogène et de carbone, dans des propor-tions différentes; que lorsque les proportions deces élémens changent, les principes immédiats va-rient, et que c’est par ce simple et admirable pro-cédé de la nature que les substances végétales su-bissent toutes les métamorphoses par lesquelles nousles voyons passer successivement.
Du péricarpe et de la graine, considérés commeparties constituantes du fruit. — Le pistil fécondé,en parvenant à son dernier degré de développement,constitue le fruit ; il est composé de deux partiesdistinctes, la graine et le péricarpe qui est l’o-vaire accru et modifié par l’âge.
Nous devons distinguer dans les péricarpes les dif-férentes appendices extérieures, telles que les ailes,