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Tome second.
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la couronne, l’aigrette , la queue , etc. , et de plusles valves, les cloiso»^, le placentaire, les funiculesou cordons ombilicaux t etc.

Les ailes sont de» crêtes minces, des lames mem-brane «ses, qui se développent àla superficie des pé-ricarpes. Lepéricarpe du frêne se prolonge à sonsommet en une aile étroite, qui a la forme d’unelangue dîoiseau ; celui de l’orme s’étend latéralementen deux ailes minces et arrondies.

La couronne appartient aux fruits qui provien-nent d’ovaires soudés au calice ; elle est formée parles bords desséchés de cet organe : la pomme , lapoire, la grenade, sont des fruits couronnés.

L 'aigrette a la même origine que la couronnec’ést-à-dire que ce n’est autre chose que le limbedu calice. Le chardon, le pissenlit ont des aigrettes.

La queue est le style, qui s’allonge et se couvre de-duvet ( clématite ).

Les valves sont les panneaux, dont la réunioncompose la plupart des péricarpes. Presque tou-jours les valves se séparent nettement à l’époque dela maturité. Ce phénomène est connu sous le nomde déhiscence.

Les cloisons sont des diaphragmes qui partagentla cavité intérieure du péricarpe en plusieurs loges.

Le placentaire est la partie de la paroi interne dupéricarpe, où sont fixées les graines, et qui leurfournit les sucs nécessairesà leur nourriture et à leuraccroissemen t.

Le mode d’ouverture du péricarpe est sujet àbeaucoup de variations. Le plus souvent il s’ouvrede haut en bas ( châtaignier, hêtre ) ; quelquefoislongitudinalement d’un seul côté ( pivoine, ancolie );par le sommetouen boiteàsavonnette ( jusquiame).

Le funicule ou cordon ombilical est une portionde la substance même du placentaire , qui se pro-longe en un filet plus ou moins long et délié, àl’extrémité duquel la graine est attachée.

De la division des péricarpes. — Ce que nous al-lons dire de la division des péricarpes sera extraiten partie des ouvrages de Linné .

On a partagé les péricarpes en deux classes, dontla première renferme ceux qui sont secs, et la se-conde ceux qui sont mous et charnus.

Des péricarpes secs.

i°. Catsule , capsula. C’est un péricarpe qui,lors de la maturité , s’ouvre d’une manière déter-minée (Ils, tulipe, pavot).

2 °. Silique, siliqua. C’est un péricarpe à deuxvalves, allongé et grêle.Les graines sont attachéesalternativement sur l’une et l’autre suture '(cruci-fères).

3°. Silicule , silicula. C’est un diminutif duprécédent; il convient à tous les crucifères, dont lepéricarpe est court et arrondi (thlaspi).

4 P . Gousse , legumen. Péricarpe membraneux oucoriace, à deux valves , où les graines sont atta-chées à une seule suture ( légumineuses).

5°. Follicule , folliculus. Péricarpe membra-neux, univalve, s’ouvrant longitudinalement sur unseul côté (apocyn, pivoine, laurier-rose).

6°. Cône , strobilus. Péricarpe formé par l’ac-croissement du chaton (bouleau , aune,pin, sapin).

Les pédoncules du mélèze , du cèdre , du sapin ,du pin, disposés en spirale autour d’un axe com-mun , s’élargissent en écailles ligneuses , se recou-vrent mutuellement à la manière des écailles despoissons, et forment un strobile conique, qui a faitdésignersous le nom de conifères ouàarbres à cônesle groupe auquel ces végétaux appartiennent.

7°. Noix, nux. C’est un péricarpe osseux , s’ou-vrant en deux valves, comme dans le fruit du noi-setier.

Des péricarpes charnus.

i°. Baie, bacca. Péricarpe sans valve9, dans le-quel les graines sont nichées (groseille, mûre, fraise,framboise ).

2 °. Drüpe, drupa. Péricarpe charnu, renfermantun noyau servant d’enveloppe osseuse à la graine(prunes , abricot, cerises , pêches).

3 °. Pomme, pomum. Péricarpe charnu renfer-mant une capsule où sont logés les graines ou pé-pins (pommes , poires , grenades , coins ).

Outre les dix espèces de fruits ou de péricarpesqu’on vient de nommer, les botanistes en ont éta-bli une, qu’ils appellent graine nue ; mais.il y abeaucoup de fruits qui ne peuvent se rapporter àaucune de ces espèces. L’ouvrage deM. Mirbel con-tient un travail important sur cette partie de la bo-tanique.

De la dissémination , de la fécondité des plantes etdelà conservation des graines.

La dispersion naturelle des graines à la surface dela terre est nommée dissémination. Ce phénomène,qui garantit la durée de l’espèce , annonce le termede la végétation annuelle.

Parmi les causes qui perpétuent les nombreusesraces du règne végétal, la plus puissante est sansdoute la grande fécondité des plantes. Au rapportde sir Digby, les Pères de la doctrine chrétienneconservaient, à Paris , vers 1660, un pied d’orge quiavait poussé quarante-neuf tiges chargées de plus de18,ooo graines ; Rai en a compté 32,ooo sur un piedde pavot, et 36o,ooo sur un pied de tabac. SelonDodart, un orme en donna 529,000 ; mais il s’enfaut bien que le pavot, le tabac, l’orme, soient lesvégétaux les plus féconds.

Un grand nombre de graines conservent pendantdes années , et même pendant des siècles , leur pro-priété germinative.Dernièrementona vu se dévelop-per des haricots tirés de l’herbier de Tournefort , etqui avaient par conséquent plus de îoo ans, ce cé-lébré botaniste étant mort en 170g. Home a seméavec un plein succès des graines d’orge recueilliesdepuis 140 ans. Un a découvert dans des mata-mores oubliées depuis un temps immémorial desblés aussi sains qu’au moment où ils avaient été dé-tachés de l’épi. En général , les graines huileuses ,telles que celles du lin, du noyer, du hêtre, etc.,ne tardent pas à rancir; il convient donc de les se-mer promptement; mais les graines farineuses, tellesque les pois, les marrons, se conservent fort long-temps, pourvu qu’elles soient placées dans des lieuxsecs, aune basse température. Beaucoup de graines,et notamment les graines fines, telles que celles du