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Tome second.
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L’influence du -sol est quelquefois manifeste dansles avortemens ; souvent les.branches des individusmal nourris, au lieu de porter un bduton k leur ex-trémité , s’allongent en. une pointe acérée semblableà une : éj>ine.

Dans les années pluvieuses, beaucoup de végé-taux éprouvenl une espèce de pléthore ; l’eau rem-plit les vaisseaux sans s’y élaborer; les huiles et lesrésines ne se forment point ; les fruits sont sans sa-veur ; les graines ri’arrivent pas à parfaite matu-rité; les feuilles tombent; les raoines se couvrentde moisissures et pourrissent.

L’eau, chargée de principes putrides, occasionnedes dépôts , des excroissances fongueuses, des plaies ,dos ulcères , des éceulemens purulens, et une sortede gangrène. Les arbres situés dans des lieux bassont sujets à ces diverses maladies.

Si Peaiu séjourne sur la blessure d’un arbre, il s’yforme un chancre ou une carie, qui gagne de procheen proche.

Les eaux du ciel, au temps de la fécondation, em-portent le pollen , et rendent les plantes stériles.

La grande sécheresse de l’air et de la terre est en-core plus nuisible à la végétation que l’excès de l’hu-midité.

Quand le sol est sec et que l’atmosphère échaufféecontient beaucoup d’eau en vapeur,les feuilles sup-pléent les racines. Voilà pourquoi les rochers , lessables privés d’eau, no sont pas toujours dépourvusde verdure- Mais toutes les espèces n’ont pas aumême degré la propriété d’absorber l’humidité narleurs feuilles : aussi lorsqu’un soleil ardent a dis-sipé l’humidité du sol, que les terres glaiseuses sesont resserrées en masses dures, et que les terresmeubles et siliceuses se sont réduites en une pous-sière aride, des milliers de végétaux meurent surpied. 11 n’est pas rare, après un été brûlant, de voir,dans les forêts de sapins, des espaces immenses cou-verts d’arbres desséchés jusque dans leurs racines.

Une chaleur et une lumière trop vives excitentune grande transpiration et nuisent particulièrementaux jeunes pousses.

Presque tous les végétaux privés des rayons di-rects de la lumière sont blanchâtres et languissans;du gaz oxigéné est absorbé ; du gaz acide carboni-que se dégage, le principe saccharin se développe ;il ne se forme que peu ou point d’huile, de résine,de ligneux; les membranes restent minces et dia-phanes ; les tiges s’allongent sans se fortifier ; lesfeuilles sont rares et petites; les fleurs s’épanouis-sent à-peine et sont décolorées. Les cultivateurs dé-signent cette chlorose sous le nom d 'étiolement.

L’étiolement explique pourquoi l’on ne parvientpas toujours à repeupler les clairières des forêts età remplacer les arbres qui périssent dans les anciensquinconces.

Les panachures jaunes ou blanches des organesqni naturellement devraient èWfc-verts, semblentprovenir de l’impuissance où sont-les' parties affec-tées de décomposer le gaz acide carbonique.

Le froid , qui-Suspend la végétation quand il-estmodéré, anéantit l’irritabilité, et détruit ' Inorgani-sation quand il est excessif; il resserré le 1 twfcn etoccasionne des déchiremens internes. Drttàn-t : les

grands hivers , les arbres des forêts éclatent quel-quefois arec un bruit semblable à celui cPtme arme àfeu. De là , le cadran ou cadranure, si les déchire-mens s’étendent du centre à la circonférence , et laroulure, s’ils isolent les couches ligneuses les unesdes autres.

La roulure provient aussi quelquefois de l’ariditédu sol.

Lorsque la gelée atteint l’aubier , elle le désor-ganisé et empêche qu’il ne passe à L’état de bois.Cette couche imparfaite est recouverte à la nouvellesève par une couche ligneuse , et demeure ponr tou-jours enclavée dans le tronc: cet accident Se nomme■ge lieu ré.

Le froid est dangereux , sur-tout quand les végé-taux entrent en sève, parce qu’il congèle les sûtes etoccasionne la rupture des cellules.

Lorsque l’humidité se joint au froid, les jeunesbourgeons se couvrent de givre , qui se fond auxpremiers rayons du soleil ; mais le tissu, trop tendre,pst déjà désorganisé , il noircit et tombe en pourri-ture : c’est la raison pourquoi les lieux bas et hu-mides sont peu favorables aux végétaux hâtifs. Ondonne à cette maladie le nom de brûlure.

Les brouillards méphitiques , les vapeurs des vol-cans , la fumée et les exhalaisons des laboratoiresde' chimie font sécher les feuilles.

La grêle déchire ou meurtrit les parties tendresdes végétaux; la foudre, attirée jmr la cime desgrands arbres , les frappe, les écrase et en disperseles débris. Les vents impétueux arrachent leursbranches , brisent leur tronc, et seconent si violem-ment leurs racines, qu’étant lacérées eh mille en-droits, elles deviennent incapables de remplir leursfonctions.

A cet égard , M. Mirbel observe que les vents nesont réellement nuisibles aux arbres que lorsqu’ilsles brisent par leur violence. Les arbres exposés àdes vents auxquels ils peuvent résister deviennentdus robustes , leur bois acquiert plus de dureté ,euTs racines sont plus fortes, sur-tout du côtéfrappé par l’air. Rien de plus simple que l’explica-tion de ces phénomènes : l’agitation de l’air, hâtantl’évaporation dés fluides, augmente la transpirationdes parties herbacées, et par conséquent la succiondes racines ; d’oti suit que l’assimilation des molé-cules nutritives est plus abondante et plus prompte.

Parmi les 1 maladies dont la cause est inconnue ,M. Mirbel cite le blanc mielleux ou meunier et lateigne des pins.

Le blanc mielleux ou meunier attaque les arbresfruitiers, et' notamment l’abricotier, le prunier etle pêcher. Cette maladie se manifeste dès la fin dejuin et durant lès mois 'tle juillet, d’août et de sep-tembre. Les jeunes feuilles des rameaux se couvrentd’une substance blanchâtre, mielleuse, qui transsudeà travers les pores de l’épiderme, et qui paraît, au mi-croscope, comme une ittltltitude de fils collés les unsaux autres ; insensiblement le mal gagne les partiesinférieures; il attaque toutes les-feuilles, il déter-mine leur chute prématurée, et occasionne par cetteraison l’avortement des boutons à fruits qui étaientdestinés à se développer l’année suivante.

Une des maladies endémiques les mieux caracté-