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risées est la teigne des pins. Les arbres attaqués ré-pandent une forte odeur de térébenthine; les feuillestombent, la résine sort en gouttelettes de l’écorcecrevassée, qui bientôt se détache par plaques. Le der-meste typographe, attiré par l’odeur qu’exhalent lesarbres malades, vient déposer ses oeufs dans leursplaies, et rend les accidens plus graves.
Il est à remarquer que les insectes insultent depréférence les végétaux malades. V. Insectes.
Certaines espèces de végétaux portent préjudice àd’autres ; les plantes pourvues de racines traçanteset voraces affament les plantes voisines.
Les plantes grimpantes se roulent autour des tigesdes autres plantes, et les privent d’air et de lumière.Si ces espèces grimpantes sont ligneuses, elles ser-reut vigoureusement les tiges qu’elles entourent ety font naître des bourrelets.
Les mousses et les lichens fatiguent les arbres surlesquels ils se cramponnent, non qu’ils se nourris-sent de leurs sucs, car ils puisent dans l’atmosphèreune suffisante nourriture, mais parce qu’ils empê-chent la transpiration, et qu’ils entretiennent à lasuperficie de l’écorce une humidité qui la pourrit ety attire une multitude d’insectes.
Lesorobanches, les cuscutes, les guis , etc., sontde véritables parasites : ils vivent aux dépens desvégétaux qui les portent, et les font quelquefois périr.
La maladie appelée blanc-fongueux est due aumucor erysipha , petit champignon qui se développesous l’épiderme de la face inférieure des feuilles del’érable, du houblon, etc. D’abord il paraît commeune tache blanche et pulvérulente, ensuite il brunit etoffre, au microscope , une multitude de petits grains.
Les gerçures et les vernies qu’on voit quelquefoissur les feuilles proviennent le plus souvent de laprésence d’autres champignons du genre cecidiiim.
La rouille est produite par un autre champignon,la puccinia des graminées.
L 'uredo segetum, connu sous le nom de charbon,se développe dans les ovaires du froment, de l’orge,de l’avoine et autres graminées ; il détruit le péri-sperme et remplit le péricarpe d’une poussière noire.
L'ergot , cette excroissance brune du grain del’orge, du seigle , de l’avoine et quelquefois du blé,n’est aussi, selon quelques naturalistes, qu’une es-pèce de champignon parasite; mais cela n’est pasencore bien démontré.
Les animaux font aussi beaucoup de mal aux vé-gétaux. Les pucerons répandent sur les feuilles uneliqueur gluante et sucrée, qui nuit à la transpira-tion et à l’absorption. Les plantes qui sont sur-chargées de ces insectes meurent de consomption.
Une foule d’insectes armés de tarières découpentl’épiderme des végétaux, déposent leurs oeufs dansle parenchyme des feuilles ou des jeunes branches ,et déterminent ainsi la production d’excroissancescharnues, au centre desquelles leurs petits se déve-loppent- Telle est l’origine de la gale du chêne, dubédéguar , du rosier, des cornes des feuilles du til-leul, de l’épaississement charnu des bourgeons dessapins, des saules, etc.
Beaucoup d’insectes non moins industrieux dé-posent leurs œufs dans le péricarpe de différens. vé-gétaux. C’est ce singulier instinct qui rend les cha-
rançons si nuisibles aux récoltes des céréales; quandles petits sont éclos, ils dévorent le fruit qui leur aservi de berceau.
Les cynips psenes se logent dans les sycôues dufiguier sauvage. Voilà l’origine de la caprification,pratique ancienne, dont le but est de hâter la ma-turité des figues. Les cultivateurs suspendent, cha-que année, depuis un temps immémorial, des bran-ches de figuiers sauvages au-dessus des figuiers do-mestiques. Les cynips sortent de leur retraite , etpénètrent dans les figues des arbres cultivés parl’ouverture située au sommet de l’involucre.
La roulure des feuilles, la torsion extraordinaire destiges , proviennent encore de la piqûre des insectes.
Les larves du scarabeus melolontha ( hanneton )restent 4 ans sous la terre , et y vivent de racinestendres. Elles font périr en peu de temps les plusgrands arbres, quand elles se réunissent pour lesattaquer. Ces larves , transformées en hannetons ,se jettent sur les feuilles et les dévorent.
Les cantharides dépouillent en un moment lesfrênes de toutes leurs feuilles.
Les sauterelles , toujours redoutables pour lesplantes herbacées, se multiplient quelquefois à telpoint, que les moissons tombent sous leurs dentscomme sous la faucille du moissonneur.
La taupe-grillon se nourrit de racines.
Les marmottes de nos climats, les rats, les loirs,les écureuils , les taupes , etc., se nourrissent pen-dant l’été d’herbes , de racines , de fruits, et fontpour l’arrière-saison des provisions de blé, de fèves,de pois, etc.
Les oiseaux granivores, les moineaux - francssur-tout, consomment une quantité prodigieuse degrains.
Combien d’autres animaux encore fondent leurexistence sur la destruction des végétaux '.
Mort des végétaux.
Tout individu , animal ou végétal , s’il ne meurtde maladie ou d’accident, meurt de vieillesse.
La vie de beaucoup de moisissures, de champi-gnons , ne dure que quelques jours , ou même quel-ques heures. Les herbes dites annuelles meurent devieillesse long-temps avant une année révolue.Dans les herbes bisannuelles , des feuilles radicalesse montrent seules durant la première année ; maisau retour du printemps de nouvelles feuilles se dé-veloppent, la tige parait ; viennent ensuite les fleurset les fruits , et peu après la plante meurt. Dans lesherbes vivaces, les parties exposées à l’air se dé-truisent, chaque année, après la fructification; maisles racines se conservent sous la terre , et donnent,l’année suivante , de nouvelles tiges , qui portentencore des fleurs et des fruits.
La mort, dans les plantes ligneuses, n’arrive engénéral qu’après que la floraison s’est renouveléeendant un nombr^id’années plus ou moins consi-érable. On trouye.. parmi les arbres’ dicotylédpnsdes individus énormes, dont la naissance parait êtreantérieure à tous les temps historiques, et qui, mal-gré leur haute antiquité , se couvrent, chaque an-née , (le fleurs et,de fruits.
En ne considérant les plantes vivaces et ligneuses